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Controverse autour de la reconduction de certains cartels municipaux

Controverse autour de la reconduction de certains cartels municipaux



Le mandat des différents cartels municipaux arrivera à terme le 28 juillet 2020. Pour pallier le vide, le chef de l’État a pris la décision de remplacer les cartels élus par des commissions intérimaires. La plupart des administrations communales sont reconduites tandis que d’autres ont été tout simplement remplacées. Des décisions qui provoquent des controverses un peu partout sur le territoire national.


Pour une deuxième fois de l’ère du PHTK, les élus des différentes administrations communales sont remplacés par des agents exécutifs intérimaires. Par arrêté présidentiel, Jovenel Moise a reconduit pas mal des cartels. Force de refus de certains ou pour d’autres raisons, il les a remplacés par des personnalités issues d’horizons divers. Et c’est le cas, entre autres, de la ville de Port-au-Prince et de l’Arcahaie.

Dans plusieurs communes du pays, la population s’oppose à la décision de l’Exécutif de reconduire certains cartels. Les protestataires évoquent le déficit de résultat et la corruption pour soutenir leur position. Ils ont organisé des manifestations un brin violentes en vue d’exiger le retrait de l’arrêté sans délai.

À Desdunes, commune du département de l’Artibonite, la population en colère a tenté d’incendier le complexe administratif de la ville. Elle s’opposait à la reconduction de Erntz Saint-Phard qui n’a laissé aucun bilan positif de son passage à la tête de la Mairie.

C’est en effet la même situation à Port-Salut. Les membres de la population, acides contre l’ancien maire, Wilson Menard reconduit, s’en prennent vertement au chef de la nation. Ils ont essayé d’incendier la Mairie tout en demandant au président de se rétracter, car, argumentent-ils, le maire n’a rien réalisé durant les quatre ans passés comme maire titulaire de la commune. Selon eux, qui menacent de densifier le mouvement jusqu’à ce que l’Exécutif revienne sur sa décision, le maire n’est pas en odeur de sainteté. Il aurait détourné des fonds de l’administration à des fins personnelles.

À Tabarre, la situation demeure tendue depuis tantôt deux semaines. Les habitants de la ville s’opposaient à la reconduction de Nice Simon à la tête de la commune. Pendant plusieurs jours, la commune était partiellement paralysée. Des barricades enflammées ont été dressées et des tirs nourris ont été entendus sporadiquement dans la zone.

À l’Arcahaie, la situation n’était pas différente. Contrairement aux autres communes précitées, les habitants protestaient contre la nouvelle commission. Parallèlement, Rony Colin de la Croix-des-Bouquets persiste et signe qu’il ne passera pas une heure de plus à la tête de la commune. Selon l’opposant au pouvoir, son mandat était de quatre ans et il est arrivé à terme. Le maire en fin de mandat soutient ne pas avoir l’intention de violer la Constitution tout en invitant le locataire du Palais national à trier parmi les innombrables militants du PHTK trois membres pouvant l’aider à réaliser son projet.

Rappelons dans la foulée que l’Exécutif à travers le ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP) appelle les commissaires du gouvernement des 18 juridictions du pays à prendre les mesures qui s’imposent afin de permettre aux différentes commissions communales de prêter serment.

Daniel Sévère




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