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Dossier Emmanuel Constant : le BAI et le RNDDH précisent pour le chef du parquet des Gonaïves

Dossier Emmanuel Constant : le BAI et le RNDDH précisent pour le chef du parquet des Gonaïves



Après les déclarations du commissaire du gouvernement près du tribunal de première instance des Gonaïves faisant croire qu’il n’a pas trouvé le dossier d’Emmanuel Constant dans les archives du tribunal, le Bureau des avocats internationaux a fait une piqure de rappel au chef du parquet. Il souligne les deux procès de l’année 2000, dans lesquels le concerné a été condamné par contumace.


Déporté en Haïti après plus d’une vingtaine d’années en fuite aux États-Unis d’Amérique, l’ancien chef du Front révolutionnaire armé pour le progrès d’Haïti (FRAPH), Emmanuel Constant, doit comparaitre devant la justice haïtienne qui l’a déjà jugé. Il a été appréhendé par la DCPJ à l’aéroport afin de répondre aux accusations portées contre sa personne. Cependant, la juridiction des Gonaïves par l’intermédiaire du chef du parquet, qui devrait être en possession de son dossier, a avoué qu’il n’a pas trouvé le dossier d’Emmanuel Constant jugé par contumace dans les années 2000.

Face à cette situation qui pourra favoriser la libération de Toto Constant condamné aux USA à plusieurs reprises, le BAI (Bureau des avocats internationaux) et le RNDDH (Réseau national de défense des droits humains) s’en prennent au chef du Parquet des Gonaïves, Sérard Gasius. Pour ces deux organisations, le comportement du commissaire prouve sa méconnaissance du dossier et des procédures de contumace. Le BAI et le RNDDH estiment que le commissaire a laissé en liberté les autres condamnés dans le cadre de cette affaire, notamment les tortionnaires Jean Robert Gabriel, Louis Jodel Chamblain et consorts.

S’agissant du procès du massacre de Raboteau dont Emmanuel « Toto » Constant est indexé, le BAI et le RNDDH rappellent au commissaire qu’il y a eu deux procès d’octobre à novembre 2000. Ces deux procès ont donné lieu à deux jugements distincts. Le premier date de 10 novembre où les criminels arrêtés et conduits en état au tribunal ont été jugés et condamnés. Le second en date du 16 novembre a jugé et condamné les accusés en fuite par contumace.

Faut-il souligner que prenant la fuite vers les États-Unis, Emmanuel Constant a commencé à mener sa vie librement jusqu’au jour où la justice américaine a découvert qu’il était coupable de certaines infractions commises sur leur sol. Parallèlement, Constant a été condamné par contumace en Haïti pour complot et complicité de meurtre dans le massacre de Raboteau en 1994. D’après le jugement, Constant et les autres concernés ont assumé la responsabilité de supérieur pour la conduite illégale de leurs subordonnés. En dépit de cette condamnation en Haïti, Constant a continué de vivre librement à New York. Le 23 juin dernier, en pleine propagation de Covid-19, le gouvernement américain avait décidé de le déporter en Haïti.

Woovins St Phard




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