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La FJKL conteste la nomination de Michel Présumé à la tête de l’EDH

La FJKL conteste la nomination de Michel Présumé à la tête de l’EDH



La FJKL (Fondasyon je klere) vient de mettre sur la sellette le nouveau directeur général de l’Électricité d’Haïti (EDH), Michel Présumé, plusieurs fois indexé dans le rapport de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) relatif à la dilapidation du fonds Petrocaribe. L’opposition salue le travail de cet organisme des droits humains.


En difficulté depuis sa nomination à la tête de l’EDH la semaine dernière, le passé de Michel Présumé ne joue pas en sa faveur. Les syndicalistes de la compagnie électrique évoquent le rôle tenu par le nouveau DG dans la privatisation de certaines institutions publiques, dont la TELECO. À présent, c’est au tour de la FJKL d’enfoncer le clou en qualifiant sa nomination de scandale.

Selon Marie Yolène Gilles, citant le rapport numéro deux de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC /CA), M. Présumé est l’un des principaux dilapidateurs du fonds Petrocaribe.

D’après le FJKL, le chef de l’État aurait fait le choix de la provocation en nommant un corrompu notoire à la tête d’une institution publique si importante. La FJKL rappelant la révocation de Wilson Laleau, dénonce la volonté manifeste du locataire du Palais national d’empêcher que lumière soit faite sur ce crime financier historique.

MOPOD appelle au ralliement pour en finir avec ce régime

Dans une interview accordée au journal, l’ex-député, Serges Jean-Louis, dit accorder son plein soutien aux syndicats de l’EDH qui contestent la nomination d’un criminel à la tête de l’institution. Il a aussi adressé ses mots de remerciement à l’endroit des membres de la FJKL pour, dit-il, ce rappel important. « M. Présumé est un criminel. À travers sa nomination, Jovenel Moise, réaffirme sa position de faire obstacle au processus visant à juger les dilapidateurs de ce fonds destiné au développement du pays ». « Li pa ka pa nome kowonpi, li enplikeladanltou », balance le porte-parole du MOPOD.

M. Jean Louis s’en est pris au président de la République en ces termes : « je connais le personnage. Il est un éminent corrompu. Et ce, depuis Agritrans. J’invite la presse à se rendre dans son département pour réaliser sa propre enquête », recommande l’homme politique. Plus loin, Serges-Jean-Louis dit souhaiter que ce rapport fasse écho à l’échelle nationale qu’internationale afin que les communautés haïtiennes prennent conscience et se mobilisent ensemble pour révoquer ce régime.

L’opposant au pouvoir en a aussi profité pour rappeler au chef de l’État que la transition est l’expression de la majorité. « Il est en détresse. Il va partir avant ou au plus tard le 7 février 2021. Après on instaurera la transition avec la mission de rompre avec cet ordre ancien, réaliser les différents procès, initier le dialogue national souverain, entre autres », rappelle-t-il.

Le collectif Nou p apdòmi n’en pense pas moins. Le président est cohérent, selon Vélina Charlier qui rappelle la position musclée du chef de l’État, il y a environ un an et demi. « Il avait dit que tant qu’il est président, il n’y aura pas de procès de Petrocaribe dans ce pays. Il a joué pieds et mains pour passer de la parole aux actes », a fait savoir le membre de Nou p apdòmi arguant qu’avec Céant, il avait montré une certaine souplesse juste à cause de la présence du Parlement, malgré qu’il était décrié. « Il a fait semblant, mais provoquant ce vide institutionnel, il s’est donné le pouvoir de légiférer et d’exécuter en même temps », souligne-t-elle.

Selon Mme Charlier, seul un corrompu peut collaborer avec un corrompu. M. Présumé a un lien étroit avec Agritrans, nous a-t-elle confié et ce dernier a joué son influence pour permettre à cette compagnie d’obtenir un contrat. Il a même contribué au montage du projet concernant la route de Borgne. « Une preuve qui montre que la nomination du nouveau DG est le prolongement d’une relation amicale de vieille date. En foi de quoi, nous continuons de soutenir toute bataille visant à combattre la corruption, l’injustice, l’impunité, etc. », insiste-t-elle.

Daniel Sévère




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