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L’opposition a pu, enfin, défiler dans les rues de Port-au-Prince

L’opposition a pu, enfin, défiler dans les rues de Port-au-Prince



Après trois échecs de suite, l’opposition politique a finalement marché sans incidence dans les rues de la capitale, le mardi 28 juillet 2020. Elle en a profité pour dénoncer l’ingérence de la communauté internationale dans les affaires internes du pays et réclamer du coup la démission du chef de l’État.


À l’occasion du 105e anniversaire de l’occupation américaine de l’ile d’Haïti, plusieurs organisations sociopolitiques proches de l’opposition ont marché dans les rues de Port-au-Prince pour dénoncer l’ingérence de la communauté internationale qui, selon les protestataires, ne cesse de s’immiscer dans les affaires internes du pays. C’était aussi l’occasion pour les manifestants de continuer de réclamer la démission du chef de l’État en vue de l’instauration d’une transition de rupture dans le pays.

À la suite de trois tentatives devant les locaux du ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP), les militants ont finalement réalisé, sans intervention brutale de la police, leur mouvement de protestation. Cette fois, leur cible était la communauté internationale, particulièrement l’ambassadrice américaine et la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en Haïti.

Pas assez nombreux, les militants ont parcouru diverses artères de la capitale avant d’aboutir au Carrefour de l’aéroport. Sur tout le parcours, ils ont scandé des propos hostiles à la communauté internationale qui, malgré les évidences, continue de soutenir inconditionnellement le locataire du Palais national.

Selon les protestataires, c’est le processus de domination qui continue. « Les blancs » veulent tout contrôler en gérant des intérêts sectaires, opinent des membres de l’ensemble des organisations sociopolitiques proches de l’opposition. « Les hommes au pouvoir sont les serviles serviteurs de cette communauté internationale qui cautionne l’insécurité, la pauvreté, l’instabilité, la mauvaise gouvernance, le projet dictatorial de Jovenel Moise, entre autres, en Haïti », ont-ils expliqué.

Sur tout le parcours, ils n’ont pas arrêté de réclamer la démission de Jovenel Moise. Ils mettent en garde les secteurs sollicités par le chef de l’État en vue de designer des personnalités en vue de la constitution d’un nouveau CEP. Ils invitent au contraire la population ainsi que toutes les forces vives de la nation à relancer la mobilisation partout sur le territoire.

Les protestataires invitent les pays amis d’Haïti à consulter l’article 134-2 de la Constitution et de montrer de la solidarité envers Haïti en raison du projet dictatorial du chef de la nation. Les manifestants projettent d’autres mobilisations afin de pousser Jovenel Moise vers la sortie avant le 7 février 2021.

Daniel Sévère




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