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« Personne ne m’aime ! », se plaint le président américain

« Personne ne m’aime ! », se plaint le président américain



Le président américain Donald Trump s’est plaint de sa faible cote de popularité, à cause de sa gestion de la crise du coronavi-rus. Il ne comprend pas que son conseiller Anthony Fauci soit plus populaire que lui. Le numéro un américain croit lui-même que « cela tient à sa personnalité ».


« Personne ne m’aime ! », s’est plaint Trump mardi lors d’une con-férence de presse à la Maison-Blanche, pour parler de la crise sani-taire qui ravage actuellement les États-Unis actuellement. Il s’est plaint que son conseiller sur la manière de faire face à la pandémie, l’éminent épidémiologiste Anthony Fauci (79 ans), soit plus populaire que lui. « Cela doit être ma personnalité ! », avoue le président de lui-même.

Il faut dire que Trump et son entourage avaient tenté à plusieurs re-prises de discréditer Fauci et de miner sa crédibilité au cours des der-nières semaines. Ils ont laissé entendre que l’immunologue aurait in-duit en erreur les Américains en plusieurs points. Notamment en ce qui concerne les médicaments hydroxy et remdesivir. Le directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses est con-sidéré comme le principal expert en matière de coronavirus aux États-Unis. Ses déclarations non vernies ont provoqué le mécontentement du président.

Réagissant aux critiques présidentielles, Fauci a affirmé n’avoir pas déçu ses compatriotes. « Je n’ai en aucun cas induit les Américains en erreur ! », a-t-il riposté (www.theguardian.com).

Mardi, Trump a de nouveau fait la promotion de l’hydroxychloroquine, un médicament utilisé contre le paludisme, devant guérir les malades atteints de coronavirus : « De nombreux médecins pensent qu’il est extrêmement utile ». Au début de la pandémie, les chercheurs avaient exprimé l’espoir que le médicament serait efficace contre ce nouvel agent pathogène. En attendant, de nombreux scientifiques s’interrogent sur ce point. En juin, la Food and Drug Administration (FDA) américaine a retiré une autorisation spéciale pour l’hydroxychloroquine. Toutefois, les réseaux en ligne Twitter et Face-book ont supprimé les messages du président, dans lesquels il diffu-sait des messages vidéo de médecins sur l’utilisation présumée de l’hydroxychloroquine dans la lutte contre la pandémie, les États-Unis étant de loin le pays le plus touché par la pandémie de Corona. Plus le nombre de décès augmente, plus la courbe de popularité de Trump diminue.

Entre-temps, Twitter a effacé dans la nuit du lundi au mardi plusieurs messages du président dans lesquels Trump répandait des données contestables sur la pandémie. « Les tweets comportant la vidéo violent notre politique concernant la désinformation sur le Covid-19 », a expliqué Twitter.

Avant, Facebook avait effacé la vidéo controversée. Selon « Washington Post », elle était vue par plus de 14 millions de person-nes. Dans la vidéo, les médecins disaient que le port des masques dans la lutte contre la pandémie n’était pas nécessaire. En revanche, ils décrivaient l’hydroxychloroquine comme médicament efficace contre le Covid-19.

Fauci a indiqué à ABC qu’il n’a pas tweeté ni vu les messages en question. Il a affirmé qu’il allait continuer à faire son travail. Quant à l’hydroxychloroquine, il s’est référé aux études cliniques montrant que le médicament n’agit pas contre le coronavirus.
Selon ce qu’il a confié, l’immunologue ne conseille pas directement Trump, mais son vice-président Mike Pence. La présence de l’expert était devenue de plus en plus rare. Ce qui montre le peu d’intérêt de la Maison-Blanche pour son travail.

Les infections ont augmenté

À moins de 100 jours de l’élection présidentielle du 3 novembre, Trump est loin derrière Joe Biden, son rival de l’opposition démocrate, dans les sondages. Le président a fait l’objet de critiques massives pour sa gestion de la pandémie. Il est accusé d’avoir longtemps sous-estimé la menace posée par le coronavirus.

Il y a seulement une semaine, Donald Trump a appelé la population à porter pour la première fois une protection respiratoire, après s’être auparavant moqué de l’utilisation des masques bucco-nasaux.

Les États-Unis sont de loin le pays le plus touché par la pandémie de Corona. Près de 4,35 millions d’infections et plus de 149 000 décès ont été enregistrés dans le pays. Le nombre d’infections a de nouveau augmenté massivement ces dernières semaines. Selon l’université Johns Hopkins, 1 592 décès par coronavirus ont été enregistrés dans les 24 heures du mardi, le plus grand nombre de décès quotidiens depuis la mi-mai.

La mauvaise cote de popularité de Trump n’est pas seulement dans le domaine sanitaire. En matière de leadership politique mondial, Donald Trump fait aussi pâle figure. Selon un sondage mondial réalisé par la firme américaine « Gallup », l’Allemagne serait la nation avec le meilleur leadership politique, pour la troisième année consécutive. La Chancelière Angela Merkel est ainsi placée devant ses collègues des États-Unis, de la Chine et de la Russie. Comme on devait s’y attendre, les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, connaissent une perte de confiance continue. Les États-Unis, la Chine et la Russie, se retrouvent loin derrière l’Allemagne.

Est-ce que cette grande perte de popularité va influencer sur le choix des Américains en novembre prochain ? Dans une interview accordée récemment à « Der Spiegel » (17 juillet 2020), son ancien conseiller en matière de sécurité, John Bolton, considère que Trump a, malgré tout, une chance de gagner les élections de novembre. En ce moment, il pense que le président est très en retard à cause de la Covid-19 et de ses conséquences économiques, mais Bolton se souvient que les sondages n’étaient déjà pas non plus favorables à Trump en 2016. « À l’époque, il y avait un consensus général sur le fait qu’il allait perdre. Même au quartier général de sa campagne, à Trump-Tower, personne ne croyait à la victoire ». Donc, sait-on jamais, en Amérique, tout peut arriver !

Huguette Hérard




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