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Mise sous scellés de biens des responsables de la SOGENER

Mise sous scellés de biens des responsables de la SOGENER



Sur la base d’une dette de 347 millions de dollars de la SOGENER envers l’État haïtien, le juge d’instruction Mathieu Chanlatte a ordonné, le jeudi 30 juillet 2020, l’apposition de scellés sur les biens de la famille Vorbe et d’Elizabeth Debrosse Préval en Haïti. Cette décision survient dans le cadre du conflit opposant l’administration de Jovenel Moise avec la famille Vorbe depuis plus de trois ans.


C’est un nouveau rebondissement dans le cadre de cette affaire, en pause, depuis la prise de contrôle par l’EDH de la centrale de Varreux en novembre 2019. Dans le cadre de cette affaire, l’État haïtien reproche aux responsables de la SOGENER des opérations d’escroquerie, de corruption et de blanchiment des avoirs. Le local de la SOGENER sur la route de l’aéroport (Maïs-gâté) est désormais mis sous scellés. Les employés trouvés sur les lieux ont été invités à quitter l’espace.Aussi, une maison sur la route de Kenscoff appartenant à l’ancienne Première dame, Élisabeth Débrosse Préval, femme de l’ancien président, feu René Garcia Préval, a été mise sous scellés.

L’ordonnance, en date du 27 juillet 2020, du juge Chanlatte précise: Par ces motifs, ordonnons respectivement la saisie et le gel des biens et des fonds faisant partie du patrimoine des inculpés Réginald Vorbe, Albert Édouard Dimitri Vorbe, Agnès Elizabeth Débrosse susceptibles d’être des produits de ces crimes et délits, notamment la SOGED sise au Boulevard Toussaint Louverture et les immeubles sis à Laboule 18, Morne Calvaire et Peguy-ville, Rue Marguerite ». Plusieurs personnalités et associations patronales, dont CCIH, CFHCI, ADIH, se sont déjà positionnées sur ce conflit qui est considéré comme une forme de persécution politique.

Par ailleurs, dans le cadre de cette affaire, l’ancien sénateur Antonio Cheramy, proche de la famille Vorbe et Préval, dénonce ce qu’il appelle une tentative de répression et d’intimidation. Pour l’ancien sénateur, le pays est dirigé par un pouvoir dictatorial. Et à ce carrefour, l’histoire jugera les coupables et les complices, a-t-il indiqué sur son compte Twitter, avant de souligner que ces persécutions ne pourront jamais effacer l’échec du pouvoir en place.

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