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Les gangs : boire la coupe jusqu’à la lie

Les gangs : boire la coupe jusqu’à la lie



Tôt dans la matinée du lundi 3 août 2020, des bandits armés du gang « 400 mawozo » ont ouvert le feu sur un véhicule de transport en commun à hauteur de Papaye, une localité de la commune de Ganthier. Au bilan, 4 blessés et 2 morts (un bébé et sa mère).


Les images qui circulent depuis des heures sur les réseaux sociaux montrent une situation révoltante. C’est malheureusement confirmé. La sécurité des citoyens semble ne plus compter pour les dirigeants du pays. La réalité au niveau de la zone de ce crime odieux le prouve. Pas de patrouille, pas de point fixe dans la communauté, alors que les dirigeants de la PNH savent pertinemment que plusieurs groupes armés sèment la terreur au niveau de cette zone depuis au moins deux ans.

Intervenant sur les ondes de la radio Kiskeya au cours de la journée du lundi 3 aout, l’un des responsables du commissariat de Gantier a confirmé l’absence des agents de la PNH au niveau de cette intersection au moment du forfait, prétextant qu’ils n’ont pas assez de moyens pour couvrir toute la zone afin de contrecarrer les gangs armes de la zone. Toutefois, le responsable promet d’utiliser diverses stratégies afin de sévir contre ces bandits armés qui ne cessent de semer le deuil au sein de la population.

Des actes qui ne sont pas nouveaux

La situation est identique au niveau national. Ces actes barbares ne sont pas nouveaux en Haïti. Pourtant, personne n’a l’impression que la Police nationale d’Haïti (PNH), l’exécutif, ni l’appareil judiciaire ne sont en train d’agir de façon à éradiquer le phénomène d’insécurité, considéré comme l’un des freins au développement économique du pays. Au lieu d’agir en ce sens, des personnalités politiques préfèrent même faire équipe avec des bandits armés au détriment de la population qu’ils sont censés protéger.

Le pays est pratiquement sous le contrôle des bandits armés. Si autrefois, ces genres d’actions étaient enregistrés uniquement au niveau de la métropole de Port-au-Prince, de nos jours, cette réalité existe dans diverses communautés sur le territoire national. Ces activités ont connu cette extension en Haïti depuis l’arrivée de Jovenel Moise au pouvoir en 2017. L’élément déclencheur a été la prise de contrôle du Bicentenaire de Port-au-Prince par Arnel Joseph et sa bande. Un gang armé qui, selon un rapport de la commission Justice et Sécurité nationale du Sénat haïtien, a travaillé à plusieurs reprises avec le sénateur Garcia Delva.

En excluant les riverains de la métropole sud de Port-au-Prince qui n’ont d’autres choix que la route du bicentenaire, pas mal de gens sont obligés de changer d’itinéraire en raison des gangs armés qui opèrent dans le pays. Les compagnies Sans-souci, Royal tours, Haïti trans, etc. qui assurent le trajet Port-au-Prince/Cap-Haitien sont victimes des bandits armés au niveau de l’Artibonite à plusieurs reprises. Ainsi, ils ont décidé de changer d’itinéraire, et d’emprunter désormais la Nationale #3, passant par Hinche et Mirebalais. Par contre, les bandits armés du groupe « 400 mawozo » sont un autre obstacle à surmonter en ce sens. Ces bandits armés ont déjà attaqué plusieurs bus assurant le trajet interdépartemental, faisant au passage nombreuses victimes.

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