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Insécurité : le pouvoir tente de réagir suite aux nombreuses recommandations de la communauté internationale

Insécurité : le pouvoir tente de réagir suite aux nombreuses recommandations de la communauté internationale



La communauté internationale demande au pouvoir en place de sévir contre les bandits armés, dont Jimmy Cérisier (Barbecue) qui, selon tous les rapports de diverses organisations de la société civile, travaille pour le compte de l’équipe du PHTK. À présent, la pression monte. Le Palais national essaie de sortir la tête de l’eau.


Depuis la montée de Jovenel Moise au pouvoir en 2017, la prolifération des gangs armés n’a jamais été un problème pour l’équipe du PHTK. Dans plusieurs rapports d’organisations de la société civile, le pouvoir est reproché d’être de connivence avec plusieurs gangs armés du pays. Et les dirigeants en place, dont le président Jovenel Moise et le Premier ministre Joseph Jouthe, ont toujours tenu des discours qui banalisent l’activité des gangs armés dans le pays. Mais depuis quelques jours, la tendance a changé. Face aux pressions de la communauté internationale, le pouvoir veut donner l’impression de lutter contre l’activité des gangs armés.

Une semaine de cela, le gouvernement américain avait fait part de sa préoccupation concernant les violences des gangs armés dans le pays, appelant le gouvernement haïtien à combattre cette situation notamment dans des quartiers populeux de Martissant, La Saline, Bel-Air. Ce mercredi 12 août, c’est au tour du Bureau intégré des Nations unies en Haïti d’exprimer sa préoccupation face à la recrudescence de l’insécurité sur l’étendue du territoire national et en particulier dans les quartiers marginalisés de la zone métropolitaine, où des affrontements entre gangs armés ont récemment occasionné d’importantes pertes de vies.

Avant ces recommandations de la communauté internationale, les affrontements entre gangs armés ont causé la mort d’une femme enceinte et d’un bébé de 8 mois à Cité Soleil, sans oublier l’assassinat d’un bébé de 4 mois et sa mère par les bandits armés du gang « 400 mawozo » qui opère au niveau de Ganthier et de la Croix-des-Bouquets. Des actes odieux complètement ignorés par le pouvoir en place jusqu’aux critiques du gouvernement américain qui ont forcé le président de la République à faire une déclaration contre l’insécurité le 5 août dernier sur son compte Twitter officiel.

« Les actes de banditisme perpétrés, dans le pays, nous attristent tous profondément. Des instructions formelles ont été passées aux autorités compétentes afin de renforcer les mesures de sécurité et de sévir contre les éventuels coupables de ces actes ignobles », avait écrit le président. Depuis, les hommes au pouvoir donnent l’impression de mettre en branle la machine de la force répressive de l’État, comme s’ils attendaient les critiques de la communauté internationale pour agir. Très passif, le directeur général de la PNH a toujours mis en avant un manque de moyens et d’équipement qui empêche à l’institution policière de faire son travail. Pourtant, après avoir été recadré en direct par le Premier ministre, Rameau Normil a ordonné une opération policière au niveau du fief de « 400 mawozo ». Au bilan, un mort dans le camp des bandits et 2 arrestations.

Par rapport à la détérioration des conditions de sécurité ces derniers temps, un bilan pareil représente peu. Mais d’autre part, cela fait comprendre qu’au départ, il avait un manque de volonté de la part des autorités en place à combattre le phénomène d’insécurité. N’était la pression de la communauté internationale qui, aujourd’hui, donne l’impression de prendre ses distances vis-à-vis des dérives du pouvoir en place, on risquerait de ne jamais enregistrer une réaction du président de la République face à l’insécurité grandissante, voire une intervention de la PNH au niveau du fief des bandits armés qui sèment la terreur dans le pays depuis plusieurs années.

Aujourd’hui, la pression n’est pas des moindres. Dans son communiqué, le BINUH dit avoir répertorié entre janvier et juin 2020, 159 morts et 92 blessés, en raison des violences liées aux activités des gangs dans les quartiers populeux. Ces violations de droits humains, selon le BINUH, pourraient constituer des crimes internationaux en vertu du droit relatif aux droits de l’homme et constituent de fait des crimes relevant du droit pénal haïtien. En outre, le bureau de l’ONU en Haïti croit que les responsables des crimes au niveau de ces quartiers doivent être arrêtés et poursuivis dans le cadre de la loi. En ce sens, l’organisation a proposé son appui. Mais par ailleurs, elle rappelle au gouvernement haïtien la nécessité de doter la Police nationale d’Haïti (PNH) et la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR) de moyens financiers et logistiques adéquats, afin de remplir cette mission.

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