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350e de la ville du Cap-Haitien !

350e de la ville du Cap-Haitien !



Courant électrique 24 h sur 24, téléphérique pour desservir la Citadelle Laferrière, construction d’un boulevard reliant l’aéroport au Centre-ville du Cap-Haitien, telles ont été les principales promesses du président de la République pour les 350 ans de la ville du Cap-Haitien. Aujourd’hui, les festivités sont officiellement lancées. Pourtant, même les structures construites à l’entrée de la ville, à Barrière Bouteille, endommagées lors d’un accident de circulation l’année dernière, n’ont pas été réparées.


Les promesses étaient pourtant bien réelles. Mais les réalisations ne sont pas au rendez-vous à l’heure de la célébration des 350 ans de fondation de la ville du Cap-Haitien, deuxième ville du pays derrière la capitale. Lors d’un passage à Cap-Haitien en 2017, le président Jovenel Moise avait promis monts et merveilles aux Capois pour les 350 ans de la ville. Parmi les promesses, figure le téléphérique devant arriver jusqu’à la Citadelle. Il était prévu de transporter au moins 500 personnes par heure, de Milot à Citadelle, de jour comme de nuit. Mais à l’heure actuelle, on n’a pas l’impression qu’un chantier de ce genre est à l’ordre du jour.

En plus de ce service, le président de la République avait promis de faire de la Mairie du Cap-Haitien, la mairie la mieux équipée du pays pour le ramassage des ordures. Pourtant, tout le long du règne de Jean-Claude Mondésir, des tas d’immondices jonchaient les rues dans divers coins de la ville. Face aux critiques des citoyens, les autorités se sont toujours défendues en brandissant le prétexte de manque de moyens financiers et de matériels pour faire le travail correctement. Si un effort en ce sens est aujourd’hui visible, c’est sans doute grâce aux festivités du 350e prévues ce week-end du 14 au 16 août.

En outre, il a été aussi question d’aboutissement du projet de courant électrique 24 h sur 24 dans la ville du Cap-Haitien et de la construction d’un boulevard allant de l’aéroport international au Centre-ville du Cap-Haitien. Ce projet a démarré sous l’administration de Michel Joseph Martelly qui avait ordonné la destruction de plusieurs maisonnettes sur le front de mer à Fort Saint-Michel en vue de la construction de ce boulevard. Près de 10 années plus tard, la construction de ce boulevard est à l’état d’embryon. Les Capois devraient se contenter d’une célébration symbolique, sans la réalisation des grands chantiers promis.

Par ailleurs, il faut souligner la stagnation du projet de déplacement de la gare routière de Fort Saint-Michel ainsi que plusieurs marchés publics de la ville afin d’éliminer l’embouteillage dans les portes d’entrée de la ville, et de tenir propre l’agglomération du Cap-Haitien. En ce sens, des actions désordonnées ont été effectuées. La Mairie a procédé au délogement des commerçants de la place Toussaint Louverture, rue 3, mais sans un plan de relogement. À date, les commerçants sont dans un bras de fer avec les autorités municipales dans l’idée d’obtenir soit le droit de réoccuper la place Toussaint Louverture ou d’obtenir un nouvel endroit pour écouler leurs marchandises.

Pour se défendre face aux promesses non tenues, le président Jovenel Moise, avait rejeté la faute sur les leaders de l’opposition. De passage dans la deuxième ville du pays en janvier dernier, le chef de l’État a été reçu par des journalistes de Contact inter. Au cours de l’interview, le président a déclaré que les promesses en faveur de la ville n’ont pas été tenues à cause des épisodes de pays lock. « La compagnie qui devait réaliser le service de téléphérique au profit du gouvernement haïtien avait refusé de venir en Haïti à cause des événements, et elle est la seule capable de réaliser ces travaux dans les montagnes », avait déclaré le président.

Evens REGIS




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