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La coopération internationale a échoué face à la Covid-19, il faut réinventer le multilatéralisme (Guterres)

La coopération internationale a échoué face à la Covid-19, il faut réinventer le multilatéralisme (Guterres)



Le Mouvement populaire dessaLe Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a constaté, jeudi, devant le Conseil de sécurité l’échec de la coopération internationale face à la pandémie de Covid-19 et a plaidé pour une réflexion profonde sur la gouvernance mondiale et le multilatéralisme.linien (MOPOD) conteste la décision de l’Exécutif de procéder à l’investiture des 9 membres du Conseil électoral provisoire (CEP) au Palais national. Jean André Victor qualifie cette décision d’inconstitutionnelle, et profite pour lancer une série d’opérations visant une sortie de crise, et l’installation d’un véritable État de droit en Haïti.


La pandémie de Covid-19 « met manifestement à l’épreuve la coopération internationale – épreuve à laquelle nous avons échoué », a déclaré M. Guterres lors de cette réunion du Conseil ayant pour thème la gouvernance mondiale post-Covid-19 et notamment les changements éventuels dans l’environnement de sécurité internationale résultant de la pandémie et de ses effets.

« Le virus, qui a tué près d‘un million de personnes et en a infecté plus de 30 millions dans le monde, n’est pas encore maîtrisé. Cette situation a été créée par le manque de préparation, de coopération, d’unité et de solidarité à l‘échelle mondiale », a ajouté le Secrétaire général.

Selon lui, le 75e anniversaire de l’ONU « nous rappelle ce que nos fondateurs ont accompli et nous invite à être à la hauteur de leurs ambitions. Nous devons de toute urgence mener une réflexion innovante sur la gouvernance mondiale et le multilatéralisme, afin de les adapter au XXIe siècle ».

La réunion était présidée par le Président du Niger, Mahamadou Issoufou, dont le pays assure la Présidence du Conseil de sécurité pour le mois de septembre. Le Président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a participé également à cette réunion.

Le Secrétaire général de l’ONU a estimé que le monde avait besoin « d’un multilatéralisme en réseau, fondé sur des liens et une coopération solides entre les organisations internationales et régionales, les institutions financières internationales et autres alliances et institutions mondiales ».

Partenariat avec l’Union africaine

M. Guterres a pris pour exemple le partenariat stratégique de l’ONU avec l’UA dont il a fait une priorité.
« Le partenariat entre l’Union africaine et l’ONU est un modèle que nous devrions reproduire dans nos relations avec d’autres organisations régionales », a-t-il dit.

Il a demandé au Conseil de sécurité d’approfondir cette collaboration en créant des liens solides et officiels avec le Conseil de paix et de sécurité de l’UA et en communiquant régulièrement avec lui.

« Cela permettrait de répartir le travail de la façon la plus efficace possible : l’Union africaine pourrait mener des opérations d’imposition de la paix et de lutte contre le terrorisme, qui seraient appuyées par des mandats du Conseil de sécurité et bénéficieraient d’un financement prévisible, garanti par les contributions obligatoires », a-t-il souligné. « C’est la seule façon de construire la coalition dont nous avons besoin pour lutter contre le terrorisme sur le continent africain et de mener à bien l’initiative phare de l’Union africaine pour faire taire les armes ».

M. Guterres a également estimé que l’ONU devait améliorer l’efficacité de sa contribution à la gouvernance mondiale.

Selon lui, c’est aux États membres qu’incombe au premier chef la responsabilité de s’assurer du fonctionnement de la gouvernance mondiale. « La réforme de la gouvernance mondiale ne saurait se substituer à l’action collective menée par les États membres pour surmonter les défis communs », a-t-il dit.

Inclure les femmes et les jeunes

Le chef de l’ONU a estimé que l’Organisation et ses membres n’étaient « pas en phase avec la réalité du monde d’aujourd’hui ».

« Les institutions de gouvernance mondiale devraient collaborer de façon coordonnée afin de contenir, d’atténuer et de réduire les risques de toutes sortes », a-t-il déclaré.

Selon le Secrétaire général, il n’est pas possible de continuer à répondre à des risques globaux systémiques et prévisibles par des solutions ad hoc.

« Cette pandémie est un signal d’alarme pour des catastrophes plus graves encore qui pourraient survenir, à commencer par la crise climatique. Si nous y répondons avec la désunion et la désorganisation dont nous avons été témoins cette année, je crains le pire », a-t-il dit. « Nous avons besoin d’une gouvernance mondiale qui soit déterminée, coordonnée, souple et prête à réagir à l’éventail des défis auxquels nous devons faire face. Dans un monde où les menaces sont interconnectées, la solidarité est dans l’intérêt de chacun ».

Le chef de l’ONU a rappelé que nombre des problèmes transfrontières comme la crise climatique, la montée des inégalités ou encore la cybercriminalité, font intervenir des groupes d’intérêt, des entreprises, des organisations et des secteurs entiers, qui échappent aux concepts traditionnels de la gouvernance mondiale.

« Les États ne sont pas en mesure de répondre chacun isolément à tous ces problèmes. Nous devons élargir notre idée de la gouvernance mondiale, et y inclure les entreprises, la société civile, les villes et les régions, le monde universitaire et la jeunesse », a-t-il dit.

M. Guterres a plaidé pour des mécanismes souples permettant d’inclure ces différents acteurs, notamment les femmes et les jeunes, et pour des institutions remaniées et renforcées.

« Nous avons besoin d‘un multilatéralisme plus fort et de meilleure qualité, qui fonctionne efficacement et bénéficie réellement aux populations que nous servons », a-t-il dit.

« La pandémie a illustré les carences incontestables de notre système multilatéral », a-t-il rappelé. « Il nous faut d’urgence des institutions multilatérales qui soient en mesure d’agir de manière décisive, sur la base d’un consensus mondial, pour le bien de la planète. Et nous avons besoin d’institutions multilatérales qui soient équitables et représentent mieux les pays en développement, afin que toutes les parties aient leur place proportionnelle à la table mondiale ».




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