S'identifier Contact Avis
 
26° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

75e Assemblée générale de l’ONU : Jovenel Moise plaide en faveur du renforcement des relations entre les nations

75e Assemblée générale de l’ONU : Jovenel Moise plaide en faveur du renforcement des relations entre les nations



En raison de la pandémie du coronavirus, la 75e Assemblée générale des Nations unies se déroule cette année de façon virtuelle, entre le 15 et le 29 septembre. Le chef de l’État haïtien, Jovenel Moise, a pris la parole ce jeudi, et son message était surtout porté sur l’avenir dont rêve la planète entière, et l’engagement collectif en faveur du multilatéralisme pour une action concertée contre la pandémie du coronavirus.


C’est une assemblée organisée de façon spéciale en raison des difficultés liées à la pandémie du coronavirus. Ainsi, les messages des différents chefs d’État ont été aussi spéciaux et ont porté surtout sur des actions à mener en vue de trouver une solution à la crise du coronavirus qui est en train de ruiner l’économie mondiale. Dans son allocution, le président haïtien a, d’entrée de jeu, abordé cette crise sanitaire majeure. Tout en ajoutant les conflits, les guerres asymétriques, le terrorisme, l’extrémisme violent, les inégalités socio-économiques, le changement climatique, Jovenel Moise croit que les conséquences multidimensionnelles du coronavirus doivent interpeller la planète entière, et plaide en faveur d’un système multilatéral plus solidaire et plus efficace afin de lutter contre cette pandémie.

En ce qui concerne la pauvreté qui ronge la majorité de la population mondiale, Jovenel Moise fait le constat malheureux que les efforts déployés au niveau mondial pour la mise en œuvre de cet objectif central soient loin d’être à la hauteur des besoins réels. Pour lui, sans une vaste mobilisation de ressources financières, on ne parviendra pas à inverser la tendance. Par rapport à Haïti, il a conscience que des milliards de dollars sont dépensés, mais sans pourtant améliorer les conditions de vie des Haïtiens. Face à ce triste tableau, le président invite les bailleurs de fonds et tous les pays amis à réaliser une analyse critique de l’aide internationale à Haïti afin d’évaluer son efficacité, et de mettre en œuvre des projets axés sur le développement économique, qui s’adaptent aux besoins d’Haïti et qui répondent aux priorités du pays.

En outre, le locataire du Palais national a attiré l’attention sur les besoins immenses d’Haïti en termes d’urgences, de redressement et de développement à long terme, et qui exigent un investissement cohérent dans plusieurs domaines. Et c’est pourquoi le chef de l’État a plaidé en faveur des infrastructures routières, agricoles, électriques, numériques, portuaires, aéroportuaires, l’éducation, la couverture sanitaire, les logements sociaux, la mobilisation de l’investissement direct étranger, la reforestation, la protection de l’environnement, la relance de la production agricole, l’accès à l’énergie pour tous à partir de sources renouvelables, et l’accès au crédit à tous, surtout aux jeunes et aux agriculteurs, sans mettre de côté sa responsabilité de garantir une vie meilleure, et d’améliorer les conditions d’existence de la population.

Toujours dans le chapitre responsabilité, le président a fait savoir qu’il a pleinement conscience sa responsabilité de veiller à l’établissement des conditions essentielles pour garantir la sécurité, la stabilité et le développement à long terme d’Haïti. Mais il n’a pas raté l’occasion de souligner la crise socio-économique complexe et une polarisation excessive et violente de la classe politique dont fait face son administration. Sur ce, il demande de l’aide. Car, seul, il ne pourra y faire face, indique-t-il. D’après lui, Haïti peut se relever, mais c’est avec un appui durable, cohérent, efficace et bien coordonné de la communauté internationale. Sans surprise, le chef de l’État a souligné la mise en place récente du CEP qui devra réaliser des élections pour le renouvellement de la classe politique, notamment le Parlement.

À l'ouverture du débat général de l'Assemblée générale des Nations unies dans des conditions inhabituelles en raison de la pandémie de Covid-19, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a donné 100 jours à la communauté internationale pour arriver à un cessez-le-feu mondial. Ainsi, le chef d’État d’Haïti, dans son discours, a affirmé que la République d'Haïti s’est toujours évertuée à promouvoir et défendre les valeurs et principes de libertés universelles, de paix pérenne et de coopération entre les nations du monde entier. Juste pour dire qu’Haïti se range constamment aux côtés des États membres de la communauté internationale désireux de bâtir un ordre mondial plus juste et plus équilibré, conformément aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations unies. Le président encourage en ce sens l’initiative du secrétaire général qui a formulé des propositions pertinentes pour renforcer l’Organisation.

Par ailleurs, Jovenel Moise a plaidé pour une reconnaissance du droit à l’existence de Taiwan, et invite les autres États membres à accorder à cette nation la place qu’il faut dans les instances internationales, particulièrement à l’ONU. Enfin, Jovenel Moise invite l’Assemblée des États membres à réfléchir et méditer sur une affirmation lapidaire, mais combien cruciale pour l’avenir de la paix, du développement et de la sécurité dans le monde de C. Wilfred JENKS : « le choix est simple, mais brutal : ou bien nous vivons ensemble, ou bien nous périrons ensemble ».

Evens REGIS




Articles connexes


Afficher plus [7183]