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Multiplication des bavures policières

Multiplication des bavures policières



Les agents de la Police nationale d’Haïti continuent d’alimenter l’actualité avec des actes inquiétants qui traduisent le peu de cas que fait l’institution des droits de l’homme. Ce, sous le regard passif du Haut commandement. Les cas fatals ayant coûté la vie à l’étudiant Gregory Saint-Hilaire et au policier de l’USGPN Jean Rosner Glezil en sont des exemples concluants.


Comme une facette de l’insécurité, les bavures policières ont occasionné la mort de plusieurs personnes ces derniers jours. La Police nationale, incapable de contenir les groupes armés qui sèment la terreur, est responsable de plusieurs cas d’exaction. En moins de deux semaines, deux personnes ont été abattues par les agents de la Police nationale, alors que ces personnes ne représentaient pas de menaces pour les policiers. Même les fonctionnaires de l’État ne sont pas épargnés des actions condamnables des agents de la Police nationale qui ont la mission de protéger et servir.

Dans l’après-midi du vendredi 2 octobre dernier, Grégory Saint-Hilaire, un étudiant de l’École normale supérieure, a été atteint d’un projectile au sein même de la faculté. Selon des témoins, c’est un agent de police attaché à la sécurité du Palais national qui a poursuivi l’étudiant jusqu’à l’intérieur du centre d’enseignement.

D’un autre côté, dans la nuit du 15 octobre, la Police nationale, par l’intermédiaire d’unités spécialisées, a mené une opération à l’hôtel Révélation, situé à Delmas 35. Au terme de cette opération où la PNH a investi l’hôtel, le policier de l’USGPN, Jean Rosner Glezil a été tué par ses collègues policiers. Selon l’administration de l’hôtel, il a été abattu malgré le fait qu’il se soit clairement identifié.

L’Office de la protection du citoyen (OPC) condamne les explications mensongères du porte-parole de la Police nationale, Michel-Ange Louis Jeune, faisant croire que le policier Jean Rosner Glezil ne s’était pas identifié, ce qui laisserait croire que les policiers meurtriers de la DCPJ étaient en situation de légitime défense. Eu égard à cet événement, l’OPC exprime son inquiétude et sa vive préoccupation face au comportement des responsables du Haut commandement de l’institution policière qui banalisent le droit à la vie et encouragent par leur inaction et le refus de sanctionner les exactions des membres de la PNH commises sur la population.

Suivant l’OPC, même les hauts fonctionnaires de l’État ne sont pas épargnés des actes barbares de certains policiers. Le jeudi 8 octobre, le ministre des Travaux publics, Transports et Communications, Nader Joiséus, a été victime d’une bavure policière. Les policiers ont stoppé le véhicule du ministre ainsi que celui des agents affectés à sa sécurité. Le ministre a été autorisé de reprendre sa route qu’après l’intervention d’un ami qui l’a suggéré de sortir du véhicule.

Dans la soirée du 15 octobre, l’avocat Caleb Jean Baptiste est sorti victime des exactions policières. Le policier, connu sous le nom de Bleck, a sauvagement frappé le jeune avocat.

Fort de tous ces constats, l’Office de la protection du citoyen rappelle au Haut commandement de la PNH l’obligation juridique qui lui est faite de sanctionner ses membres responsables de violations de droits humains. Au cas contraire, l’institution sera tenue pour responsable de ces exactions et s’expose à d’éventuelles poursuites pénales, souligne l’OPC.

Woovins St Phard




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