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La position du BINUH sur l’insécurité

La position du BINUH sur l’insécurité



Moins d’un mois après le rapport dithyrambique du secrétaire général des Nations unies au Conseil de sécurité sur la situation en Haïti, la représentation du secrétaire général (BINUH) fait montre d’une autre compréhension de la réalité sécuritaire actuelle en Haïti.


Peu de jours après la prolongation de son mandat, le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) partage sa position qui a évolué par au rapport du secrétaire général au Conseil de sécurité. Contrairement au rapport qui fait état d’une diminution des cas de violence dans les mois passés, le BINUH condamne avec véhémence tous les actes de violence contre la population qui contribuent à la montée de l’insécurité sur le territoire national. Ainsi, il rappelle que l’État haïtien a l’obligation de prendre toutes les mesures nécessaires afin de protéger les populations prises en otage par les actions criminelles des gangs et l’encourage à renforcer les moyens et la présence de la PNH auprès des populations les plus vulnérables pour combattre cette menace pour la démocratie, la justice et la stabilité.

Selon le BINUH, dans la capitale, les bandes criminelles armées sapent de plus en plus l’autorité de l’État et ont causé une augmentation brutale du nombre de victimes dans certains quartiers. « La violence des gangs a une incidence directe sur l’activité économique, formelle et informelle, sur l’emploi, et sur l’attractivité du pays. Elle se fait également sentir au sein des ménages en situation de vulnérabilité, dont elle réduit l’accès – déjà limité – aux services, y compris d’assainissement, de santé et d’éducation », indique le BINUH. La représentation du secrétaire général exprime que cette violence est particulièrement préoccupante à l’approche d’un nouveau cycle électoral, alors même que les auteurs des attaques armées de ces dernières années à Grande Ravine, La Saline ou encore Bel Air n’ont toujours pas été traduits en justice.

Le BINUH note que depuis le meurtre de Me Monferrier Dorval le 28 août dernier, plusieurs pères et mères, enfants, étudiants, hommes de loi, travailleurs, et entrepreneurs ont été assassinés, renforçant la peur au quotidien dans de nombreux foyers. « Des centaines de familles sont actuellement hébergées dans des abris de fortune après que leurs maisons aient été incendiées par les gangs, notamment dans les quartiers de Bel Air et de La Saline. Des défenseurs des droits humains et des journalistes sont menacés de mort pour avoir révélé et dénoncé des injustices. Des manifestants, tel que l’étudiant Grégory Saint-Hilaire, sont tués ou blessés en prenant part à des mouvements de revendication pacifiques », relate le Bureau pour décrire cette réalité qui fonde les demandes citoyennes pour plus de sécurité et de justice.

Face à cette situation, le secrétaire général des Nations unies a renouvelé son appel à un cessez-le-feu global afin de protéger les communautés touchées par la crise sanitaire du COVID-19 et leur donner un espoir de paix et de sécurité. Suivant le secrétaire général, cet appel concerne également Haïti, membre fondateur de l’Organisation des Nations unies, où la cessation de toute forme de violence par les gangs armés – que ce soit les kidnappings, assassinats, attaques et actes d’intimidation contre la population – est un impératif absolu. « Nous encourageons les acteurs étatiques, à commencer par la CNDDR – l’entité nationale chargée de la coordination de lutte contre la violence au sein des collectivités, et les acteurs de la société civile, y compris les groupes de jeunes et de femmes, à amplifier leurs efforts pour réduire la violence dans chaque communauté à travers le territoire ».

Woovins St Phard




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