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Élections en Haïti : plusieurs sons de cloche au sein de la communauté internationale

Élections en Haïti : plusieurs sons de cloche au sein de la communauté internationale



À un moment où plusieurs membres du Core group estiment que les élections ne sont pas possibles en Haïti sans un changement de la situation, Helen M. La Lime et le pouvoir en place ne cessent de chanter le cantique des élections.


Sur son compte twitter, le Premier ministre Joseph Jouthe, annonce avoir eu, ce jeudi, une importante rencontre avec la représentante du secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Helen Meagher La Lime, également cheffe du bureau intégré des Nations-Unies en Haïti (BINUH). Selon les informations fournies par le Premier ministre, les échanges se sont déroulés autour des sujets d’intérêt national, portant notamment sur la sécurité, l’organisation des prochaines élections et le soutien des Nations-Unies à Haïti. Les acteurs prouvent qu’ils n’ont plus l’intention de faire marche arrière.

En effet, « Élection » est le sujet le plus controversé dans le débat politique haïtien à l’heure actuelle. La société haïtienne est divisée sur ce sujet. Les opinions sont également partagées au niveau de la communauté internationale. Au sein du Core group (composé de la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies, des Ambassadeurs d’Allemagne, du Brésil, du Canada, d’Espagne, des États-Unis d’Amérique, de France, et de l'Union européenne ainsi que du Représentant spécial de l’Organisation des États américains), les violons ne s’accordent pas. Ces personnalités n’ont plus le même discours.

Lors d’une déclaration ce jeudi, Sylvie Tabesse, la représentante de l’Union européenne en Haïti, a fait savoir que les conditions ne sont pas favorables aux élections en Haïti. Une position justifiée en prenant en compte le climat d’insécurité dans le pays. Mme Tabese est claire sur sa position. « Si nous voulons que les élections soient crédibles, honnêtes et démocratiques, il faut un certain nombre de paramètres pour qu’elles puissent être tenues », a-t-elle déclaré. C’est un véritable plaidoyer pour un climat sécuritaire stable susceptible de faciliter le déroulement du scrutin.

L'Union européenne est une organisation qu’on ne peut pas négliger en Haïti. Cette organisation régionale connaît bien le système électoral en Haïti. Habituellement, Haïti accueille deux missions de l’UE en période électorale. Une mission d’observation et une autre composée d’experts en la matière. Tenant compte des leçons tirées des expériences électorales du passé en Haïti, l’UE affiche clairement son désaccord à l’idée d’organiser les élections dans le contexte actuel. La structure internationale affiche sa réticence et préfère suivre l’évolution de la situation dans le pays avant d’appuyer un quelconque processus électoral.

Le dialogue est priorisé par Mme Tabesse qui croit que c’est la seule issue permettant de freiner l’insécurité grandissante dans le pays. Un avis également partagé par l’ambassade de France qui, le 1er octobre dernier, avait fait part de sa préoccupation concernant l’absence d’un certain nombre de conditions techniques, politiques et sécuritaires qui doivent être réunies avant même de penser à l’organisation des élections.

La constitution d’une liste électorale sincère et exhaustive, la construction d’un consensus politique le plus large possible, l’amélioration des conditions sécuritaires afin de donner assurance aux électeurs qu’ils pourront émettre un vote libre sans subir la pression de groupes armés illégaux, ont été évoqués par l’ambassade. Alors que l'Union européenne refuse l’idée de monter à bord sans les conditions propices à l’organisation des élections. L’organisation des Nations-Unies (ONU), l’organisation des États américains (OEA), les dirigeants américains ne jurent que par l’organisation des élections. Cette position plaît au pouvoir en place qui fait de l’élection le centre de ses actions pour les deux prochaines années.

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