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Les cas d’insécurité se multiplient sous le regard passif de la PNH

Les cas d’insécurité se multiplient sous le regard passif de la PNH



Assassinats, kidnapping à répétition et imposition des groupes armés, tels sont, entre autres, les faits caractéristiques de la vie en Haïti au cours de ces derniers jours. Le pays vit dans la peur.


La situation sécuritaire du pays se détériore de jour en jour. Les cas d’insécurité diminuent et augmentent de façon inimaginable. Les quartiers populeux comme les autres quartiers du pays ne sont pas à l’abri des actes d’insécurité. Les cas d’assassinats se multiplient partout sur le territoire national. Les cas d’enlèvements sont en hausse depuis quelques semaines dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Les bandits confirment leurs forfaits publiquement sans crainte d’être arrêtés par la police nationale.

Pour le mois d’octobre, pas moins d’une dizaine de cas de kidnapping a été recensée dans la zone métropolitaine. Les deux derniers cas en date concernent le fils d’un propriétaire des jeux de hasard à Carrefour et l’ancien footballeur international haïtien Johnny Descollines enlevés par des inconnus le mercredi 21 octobre. Le premier a été enlevé à la ruelle Alerte à Port-au-Prince et le second à Delmas 33, dans la soirée.

Le chef de gang de Grand Ravine, Ti Lapli ainsi connu, a confirmé sur les réseaux sociaux que c’est son groupe qui a réalisé l’enlèvement du fils du propriétaire des jeux de hasard de Carrefour. Selon le chef de gang, membre du G-9 an fanmi et alliés, le kidnappé serait un éventuel candidat à la députation de Carrefour. Pour Ti Lapli, puisqu’il est candidat, il a de l’argent.

Les assassinats s’en suivent . . .

Les cas d’assassinats se multiplient au quotidien. Il est difficile de passer un jour sans le décompte d’un cas d’assassinat. De nombreux membres de la population civile sont décédés au cours de ces derniers jours. « Depuis le meurtre de Maître Monferrier Dorval le 28 août, plusieurs pères et mères, enfants, étudiants, hommes de lois, travailleurs, et entrepreneurs ont été assassinés, renforçant la peur au quotidien dans de nombreux foyers. Des centaines de familles sont actuellement hébergées dans des abris de fortune après que leurs maisons aient été incendiées par les gangs, notamment dans les quartiers de Bel Air et de La Saline », indique, le 20 octobre, le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH). La représentation du secrétaire général de l’ONU en Haïti a fait savoir que des défenseurs des droits humains et des journalistes sont menacés de mort pour avoir révélé et dénoncé des injustices.

Et, même les policiers ne sont pas épargnés des assauts des individus armés. Une dizaine de policiers est déjà victime de ces actes.

Les gangs armés continuent de terroriser la population

Presque tous les quartiers de la zone métropolitaine sont contrôlés par des groupes armés. Les moindres quartiers n’ayant pas de groupes armés organisés ont des citoyens armés qui se préparent à défendre contre d’éventuelles attaques.

Dans les quartiers de Bel-Air et de Bas-Delmas, les groupes armés continuent de s’affronter. Les tirs nourris sont entendus presque au quotidien dans la zone. Des individus tentent de fuir cette agglomération livrée à elle-même. La voie publique reliant Delmas et Port-au-Prince passant par la zone de Sans-fil reste bloquée depuis le début de l’affrontement le 2 septembre.

Sur les réseaux sociaux, les membres de la fédération des gangs, G-9 an fanmi et alliés, terrorise la population. Ils lancent des menaces ouvertes à des individus dument identifiés. Ils exhibent leurs armes de grands calibres, et avouent leurs forfaits.

La PNH baisse les parvis

Depuis après les sorties monstrueuses des policiers regroupés au sein du groupe « Fantom 509 », la police nationale ne donne pas l’impression d’être la force légale du pays. Assassinat, kidnapping et autres faits d’insécurité, la police tarde encore à réagir. La police nationale n’inquiète plus les individus armés illégalement. L’opération Terminator 1 reste encore un film, mais non une réalité pour contrecarrer l’insécurité.

Contacté par le Journal, le porte-parole de la police est injoignable au téléphone ou bien il donne des rendez-vous qu’il ne respecte pas. Que fait la police nationale face à la remontée de l’insécurité ? À quand la fin du règne des bandits dans le pays ?

Même le président de la République n’est pas satisfait de l’état de la situation sécuritaire du pays. Il a affirmé avoir passé des instructions aux institutions concernées pour arrêter la machine de l’insécurité. Toutefois, entre les dires du président et la réalité, les constats sont différents. Au lieu d’améliorer, le climat d’insécurité se dégénère de jour en jour.

Woovins St Phard




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