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À l’approche de l’année scolaire 2020-2021, les syndicats d’enseignants et le MENFP toujours à couteaux tirés

À l’approche de l’année scolaire 2020-2021, les syndicats d’enseignants et le MENFP toujours à couteaux tirés



Des syndicats d’enseignants n’ont pas tardé à réagir ce lundi 26 octobre 2020 à la suite des examens d’État qui ont pris fin la semaine écoulée. Pour des syndicats comme l’Union nationale des normaliens et éducateurs d'Haïti (UNOEH), ces épreuves ont été un fiasco sur le plan logistique et pédagogique. Alors que la nouvelle année scolaire 2020-2021 est prévue pour ce 9 novembre, les syndicats entendent continuer leur mouvement de revendications pour, entre autres, une éducation publique de qualité.


La régulation du statut de plusieurs enseignants se trouvant dans le système éducatif, une éducation publique de qualité, la lutte contre la corruption au niveau du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), telles sont les principales revendications des syndicalistes d’enseignants selon ce qu’a indiqué ce lundi 26 octobre 2020 le coordonnateur général de l’Union nationale des normaliens et éducateurs d'Haïti (UNNOEH), Georges Wilbert Franck.

Selon ce dernier, les examens officiels de la semaine dernière ont été entachés d’irrégularités. Pour lui, ces épreuves ont été un « fiasco sur le plan logistique et pédagogique ». En ce sens, il a pris en exemple un nombre croissant de candidats qui n’ont pas reçu leurs fiches pour les examens et que le MENFP a été obligé d’ouvrir des centres pour pallier ce problème.

Par ailleurs, le MENFP pour sa part avait reconnu, depuis jeudi en fin d’après-midi, avoir rencontré des difficultés. « Hormis certains problèmes rencontrés (fiches et retard dans l'arrivée des textes dans certains centres) et la perturbation enregistrée aujourd'hui dans le centre-ville de Petit-Goâve, les examens se sont bien déroulés dans l'ensemble à travers le territoire national », a avait expliqué jeudi dernier le ministère.

Bien que certaines écoles privées aient déjà rouvert leurs portes pour l’année académique 2020-2021, la communauté éducative dans son ensemble met déjà le cap sur la nouvelle année prévue officiellement par le MENFP pour le 9 novembre. Cependant, les négociations entre les syndicats d’enseignants pour leurs revendications et le MENFP semblent être toujours au point mort. Selon ces syndicats, le ministère ne veut pas négocier vraiment. On ne peut entrer en négociation pendant que des mandats d’amener ont été émis contre les syndicalistes Josué Mérilien et Jeanty Mannis.

Selon le coordonnateur de l’UNNOEH, ce mardi 27 octobre, les syndicalistes seront en audience au tribunal pour demander de faire le retrait sur les mandats d’amener. À chaque fois, que les dirigeants (Josué Mérilien et Jeanty Mannis) du mouvement se sont présentés par devant la justice pour répondre aux questions, déplore George Wilbert Franck, le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince brille toujours par son absence. En ce sens, M. Franck qui affirme que la justice est « instrumentalisée » demande au doyen du tribunal de Port-au-Prince, Me Bernard Saint-Vil de prendre ses responsabilités.

Pour sa part, toujours dans le cadre des revendications des enseignants, l’ancien secrétaire général de la Confédération nationale des éducatrices et éducateurs haïtiens (CNEH), Jean Lavaud Frederick, faisant actuellement office de conseiller au sein du syndicat, annonce la deuxième phase de la mobilisation des enseignants pour la première semaine de la réouverture des classes. Selon le conseiller, le Gouvernement ne veut pas dialoguer sur la problématique de l’éducation. La bataille des syndicats, dit-il, c’est un combat pour une seule école pour les enfants du peuple.

Faut-il signaler qu’à quelques jours de l’année scolaire 2020-2021, si aucun effort n’est consenti entre les protagonistes, les élèves des écoles publiques risquent d’être, encore une fois, les victimes de la crise ?

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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