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Le changement de la Constitution : un pré-requis à l’organisation des élections

Le changement de la Constitution : un pré-requis à l’organisation des élections



Aujourd’hui trentenaire, la Constitution haïtienne a été adoptée en mars 1987 et amendée en mai 2011. À présent, le débat politique tourne autour de ce document, concernant un éventuel changement avant l’organisation des élections générales en 2021. Le président de la République, confronté à une forte opposition politique actuellement, propose de faire adopter une nouvelle Constitution afin d'asseoir l'autorité présidentielle. Mais l'idée n'est pas nouvelle. Cette possibilité a déjà été évoquée à maintes reprises au sein de la société haïtienne. L’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Monferrier Dorval, a été l’un des principaux défenseurs de cette idée.

Dans son adresse à la nation du vendredi 23 octobre, le président Jovenel Moise, a abordé divers dossiers. Mais ce qui a le plus attiré l’attention, c’est la confirmation du changement de la Constitution avant l’organisation des élections. Selon les déclarations du chef de l’État, le changement de la Constitution semble être l’une des premières conditions à l’organisation des élections. Ainsi, le locataire du Palais national est à la recherche d’un consensus afin d’aboutir à ce projet. Comme garantie, Jovenel Moise confirme que le changement de la Constitution n’a aucun intérêt personnel et électoral intérêt personnel. Il estime que le pays a besoin d’une Constitution moderne, adaptée aux exigences et aux défis de l’heure.

D’après le chef de l’État, c’est le peuple qui décidera à travers le referendum s’il y a lieu de changer la Constitution ou pas. « Au cas où le peuple haïtien le décide, les prochaines élections seront organisées sous l’égide cette nouvelle Constitution », a-t-il fait savoir, avant d’ajouter qu’une opération pareille ne serait pas possible sans un support de toutes les forces vives de la nation. Et sur ce point, Jovenel Moise a souligné des discussions assez intéressantes tenues avec les hommes de l’opposition. Sans citer de nom, le chef de l’État a laissé entendre que ce sont des personnalités avec qui il croyait qu’une entente était impossible. Mais l’orgueil, les intérêts personnels sont enfin mis de côté afin de donner la priorité à l’intérêt collectif.

La porte du dialogue est encore ouverte, d’après le chef de l’État qui croit que l’impossibilité du dialogue était liée à un manque de confiance entre les acteurs. Ces discussions sont comme pour le président une porte ouverte vers l’organisation des élections et le changement de la Constitution qui, de son avis, ne correspond pas aux mœurs et coutumes du pays. La Constitution de 1987 est, selon le président haïtien, un pacte de corruption signé entre plusieurs catégories de gens dans le pays. Par conséquent, le développement social, politique et économique du pays doit nécessairement passer par le changement de cette loi mère, et l’adoption d’une nouvelle plus simple et plus facile à appliquer.

Plus loin, le président Jovenel Moise a souligné le fait que cette nouvelle Constitution doit s’adapter aux défis du 21e siècle, pendant qu’elle conserve les acquis de la Constitution de 1987. C’est un document qui doit favoriser l’équilibre entre les trois pouvoirs, favoriser la gouvernance sans une collision entre les différents pouvoirs de l’État. Le locataire du Palais national invite le pays à prendre une nouvelle direction, et de ne plus tendre la main aux hommes et femmes qui transforment l’État en un État prédateur. Sans le risque d’un perdant et d’un gagnant, Jovenel Moise invite les filles et fils de la nation à s’asseoir autour d’une même table afin de définir les directions à donner à ce pays à travers cette nouvelle Constitution.

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