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Deux mois depuis l’assassinat du bâtonnier Monferrier Dorval

Deux mois depuis l’assassinat du bâtonnier Monferrier Dorval



28 août – 28 octobre, deux mois depuis l’assassinat du bâtonnier de l’Ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Monferrier Dorval, dans la soirée du vendredi 28 août à Pèlerin 5. Jusqu’à présent, la justice haïtienne tarde à envoyer un signal sur la tenue de ce procès.

C’est un assassinat qui a ébranlé toute la République. L’ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Monferrier Dorval, a été assassiné à son domicile, à Pèlerin 5, le vendredi 28 août. Il a été atteint d’un projectile à la poitrine en descendant de son véhicule dans le parking de sa maison. Le pays tout entier a pleuré la mort de cet éminent professeur de droit. Pourtant, deux mois après, la justice haïtienne tarde à rendre justice pour cet acteur du système judiciaire.

Au lendemain de l’assassinat, le président de la République, Jovenel Moise, s’était exprimé sur cet acte odieux. Il avait affirmé avoir instruit le Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN) pour traquer les bandits. Le chef de l’État avait martelé que les pouvoirs publics seraient mobilisés pour déterminer l'origine et les mobiles de ces actes révoltants, afin de poursuivre et traduire les coupables ainsi que les auteurs intellectuels par-devant la justice.

Choquée par ce crime, la corporation des avocats dans le pays a voulu tout faire pour réclamer justice pour le bâtonnier Dorval. Le 3 septembre, les avocats du Barreau de Port-au-Prince ont défilé dans les rues pour scander justice pour Me Dorval. À l’ouverture de l’année judiciaire, le 5 octobre, les avocats ont à nouveau gagné les rues pour continuer d’exiger que la justice soit faite pour la famille et tous les avocats.

Le 14 septembre 2020, la Conférence internationale des barreaux de tradition juridique commune a sollicité du locataire du Palais national la formation d’une commission internationale pour enquêter sur l’assassinat du bâtonnier. Pour la CIB, cette tragédie constitue une agression d’une extrême gravité à l’encontre de la justice, de l’État de droit, et plus généralement de la démocratie.

Une première partie de l’enquête disponible

La DCPJ a rendu son rapport sur la mort de Me Monferrier Dorval. Cette enquête a indexé huit individus, dont quatre déjà arrêtés et transférés par-devant le cabinet d’instruction. Modlet Senegau, Mackender Fils-Aimé, Valéry Dort et Dunes Vilpique ont été appréhendés par la DCPJ. Pour l’instant, ces individus sont entre les mains de la justice.

La justice haïtienne tarde encore

Depuis après le transfert du dossier au cabinet d’instruction, rien ne bouge. Au contraire, certains corps du délit ont été emportés par des inconnus au greffe du cabinet d’instruction du tribunal de première instance de Port-au-Prince. Le 19 octobre, le greffe a été cambriolé. Des objets ont été volés dans cet espace situé dans l’enceinte même du tribunal. La DCPJ est déjà saisie de ce dossier. Une enquête est en cours.

Selon des avocats, la justice haïtienne se prépare à faire une mascarade en guise de procès pour l’ancien bâtonnier. Ils dénoncent le vol de certains objets qui pourraient entraver le bon déroulement du procès.
Face à la lenteur de la justice haïtienne, la Fédération des barreaux a repris la demande de la CIB. Cette dernière a sollicité la mise en place d’une commission d’enquête internationale sur le crime. Le président n’a pas répondu jusqu’à présent.

Pour la FBH, le silence du président alimente des questionnements sur la volonté des plus hautes autorités du pays de voir aboutir l’enquête en cours. La Fédération demande au chef de l’État de poser un acte concret pour la transparence et contre le cycle de violence et d’impunité qui gangrène le pays.

Enterré dans la plus grande intimité, comme le souhaitait sa famille, l’ancien bâtonnier risque de passer comme d’autres personnalités assassinées avant lui. Dans la majorité des cas, les dossiers restent dans les tiroirs des cabinets d’instruction.

Woovins St Phard




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