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Nouvelle Constitution, élections : le pouvoir poursuit son agenda sans un consensus politique

Nouvelle Constitution, élections : le pouvoir poursuit son agenda sans un consensus politique



Referendum pour une nouvelle Constitution, élections générales, le pouvoir poursuit son agenda en dépit de l’inexistence d’un accord politique susceptible de générer un climat favorable.


L’un des sujets les plus défendus par l’Exécutif, notamment par le chancelier Claude Joseph, c’est l’organisation prochaine des élections et le referendum constitutionnel afin de doter le pays d’une nouvelle Constitution. Le ministre des Affaires étrangères profite de toutes cérémonies officielles en Haïti comme à l’étranger pour défendre ce projet. Durant son passage en République dominicaine au cours du week-end écoulé, il y a souligné la possibilité d’organiser le referendum constitutionnel dès le mois de mars 2021.

L’idée de sa visite en République dominicaine était d’une part, de rencontrer la communauté haïtienne, de discuter avec les ressortissants haïtiens des voies et moyens de résoudre durablement les problèmes qu’ils font face sur le territoire voisin, et d’autre part de discuter avec les ambassadeurs accrédités en Haïti, mais qui résident en République dominicaine sur le renforcement des relations entre Haïti et leur pays respectif. Mais le chancelier a profité pour parler avec eux du processus de réforme constitutionnelle.

Dans un message sur son compte Twitter, Claude Joseph a informé de cette discussion en République dominicaine autour du processus de réforme constitutionnelle et l’organisation d’élections à tous les niveaux en 2021. Le Pouvoir exécutif garde le cap sur l’organisation des élections et du referendum constitutionnel avant la fin du mandat de Jovenel Moise. Ce mercredi, le Premier ministre Joseph Jouthe a laissé croire qu’avec ou sans accord politique, les élections auront lieu en 2021.

La contestation du Conseil électoral mis en place par le pouvoir, la contestation du comité constitutionnel, les débats autour de la fin du mandat de Jovenel Moise en février 2021, la remontée des actes de kidnapping, la prolifération des gangs armés à travers tout le territoire national, constituent en quelque sorte des freins à la réalisation des élections, et au changement de la Constitution dans des conditions idéales.

Le chantier vers l’organisation du referendum constitutionnel se poursuit à travers le comité créé par l’exécutif à cet effet. Mardi 1er décembre, le comité a eu une rencontre de travail avec des représentants de la communauté internationale, et plusieurs autres secteurs nationaux dans l’idée d’asseoir le projet d’élaboration de la nouvelle Constitution. Le système électoral a été au cœur de ces échanges qui ont permis aux experts de donner leur opinion concernant ce processus tant décrié au sein de la société.

Les membres du comité croient que dans un système démocratique, le système électoral est extrêmement important. En ce sens, ils ont discuté sur les difficultés d’ordre logistique, le découpage électoral, la loi électorale, le CEP, les partis politiques, etc. Donc, l’exécutif avance. Les autorités poursuivent leur agenda. Pourtant, les partis politiques de l’opposition déclinent déjà leur participation aux prochaines élections qu’ils qualifient de processus bancal et de projet mort-né.

Malgré la division qui ronge le secteur, plusieurs accords ont été signés par les plateformes politiques de l’opposition dans l’idée de faire échec au projet constitutionnel du pouvoir en place. L’opposition refuse toujours de prendre part aux prochaines élections générales qui, selon l’exécutif, devaient se tenir au cours de l’année 2021. Le chef du Pouvoir exécutif ne cesse de lancer des appels aux dialogues et à l’unité ces derniers temps, mais pour les leaders de l’opposition, le pays n’a qu’un seul rendez-vous avec lui, 7 février 2021.

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