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G9 : quand l’exécutif veut montrer ses muscles

G9 : quand l’exécutif veut montrer ses muscles



Suite à une attaque sur des patrouilles de la Police nationale d’Haïti (PNH), le pouvoir veut se montrer hostile face aux gangs armés opérant sur le territoire national, particulièrement les groupes armés labellisés « G9 an fanmi e alye ». Le chef du CSPN, Joseph Jouthe, dit qu’il prend très au sérieux les menaces de ces individus armés et compte riposter.


Les activités des gangs armés en Haïti ont pris une ampleur considérable depuis le début du règne PHTK. Les gangs armés sont en train de multiplier, et le pouvoir de Jovenel Moise a perdu la guerre des rues face à ces individus qui n’envisagent que d’imposer leur loi à toute la population. Les gangs au niveau des bidonvilles multiplient les attaques et massacres. Ils ont le contrôle de plusieurs quartiers populaires dans le pays, notamment au niveau de la capitale. À maintes reprises, la société civile alerte sur ce phénomène, et souligne l'implication d'officiels proches du pouvoir dans les exactions.

Dans ce coin de la Caraïbe, l’impunité règne en maître. Sous le règne du président Jovenel Moise, plusieurs massacres ont eu lieu dans des quartiers défavorisés. La Saline, Cité Soleil, Bel’air, Solino, Village de Dieu, Grand Ravine ont compté des morts et des maisons incendiées par dizaines. Plusieurs villes de province ont aussi connu des situations de tensions en raison des gangs armés qui luttent pour le contrôle de territoires. Mais en dépit des preuves et des accusations, personne ne croit possible la poursuite, l’incarcération des bandits armés et de leurs complices.

Durant les 5 dernières années, l’insécurité n’a jamais été une préoccupation pour les autorités en Haïti. Elles ont assisté, et parfois même encouragé la multiplication des foyers de gangs dans divers coins du territoire national. Les autorités ont assisté, comme le commun des mortels, à une augmentation sans limites d'actes de criminalité dans le pays.

Après l’attaque subie par les patrouilles de la PNH, le Premier ministre Joseph Jouthe n’a fait que twitter et dénoncer la situation comme n’importe quel autre citoyen. C’est d’ailleurs une réaction habituelle de la part de ce pouvoir qui affiche toujours son incapacité et son manque de volonté à résoudre le phénomène d’insécurité dans le pays. Les patrouilles de la PNH, particulièrement le corps d’élite SWAT et la Police administrative, ont subi ces attaques au niveau de village de Dieu (zone rouge) et à Delmas. Le chef du CSPN dit qu’il prend très au sérieux cette attaque et invite la population à la prudence.

Ce discours n’est pas différent de celui déjà proposé par le Premier ministre comme une alternative contre le kidnapping. Le numéro 1 du CSPN avait déjà demandé à la population de ne pas faire de l’auto-stop, de prendre ses distances aux personnes suspectes, et de ne pas se fier aux inconnus même dans les assemblées religieuses. Mais rien à propos des interventions de la PNH afin de combattre le phénomène d’insécurité, stopper les bandits et libérer les personnes actuellement tenues en otage.

Ce qui se passe en Haïti ces derniers temps est de l’ordre de l’inédit. Des organisations chrétiennes et humanitaires commencent à abandonner leurs activités dans certains quartiers de la capitale. Les messages des autorités ne sont pas rassurants, alors que les gangs armés tendent à devenir plus puissants jour après jour. Le bureau des Nations unies en Haïti (Binuh) s’est toujours déclaré préoccupé par la recrudescence de l’insécurité liée aux gangs qui cause la mort de nombreuses victimes innocentes, mais son inaction méprisante prouve le contraire.

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