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11 ans après, Haïti a toujours besoin de se reconstruire

11 ans après, Haïti a toujours besoin de se reconstruire



11 ans après le séisme du 12 janvier 2010, la capitale d’Haïti est encore dans le besoin de se reconstruire. Certes, les habitants font d’Haïti un vaste chantier, mais ce sont notamment des initiatives personnelles. L’État haïtien n’a, semble-t-il, tiré aucune leçon de ce séisme meurtrier. Avec des moyens limités et en l’absence d’organisme de régulation, la population haïtienne continue de construire, la plupart du temps, avec les mêmes mauvaises habitudes qu’avant l’événement du 12 janvier 2010.


En 2010, les données officielles ont fait état de 200 000 morts, 300 000 blessées et 1,5 million de personnes déplacées dans des camps de fortunes. Mais jusqu’à date, personne n’a jamais eu le chiffre officiel sur la quantité de maisons et bâtiments détruits, à Port-au-Prince et dans d’autres villes de province. Mais selon Clément Bélizaire, directeur de l’Unité de construction de logements et bâtiments publics (UCLBP), l’État haïtien avait perdu un total de 44 bâtiments et bureaux. L’UCLBP, dit-il, est en train de tout mettre en œuvre pour reconstruire ces bâtiments et reloger certains bureaux. Pourtant, seulement une dizaine de ces bâtiments ont été reconstruits. Pour Clément Bélizaire, le manque de moyens est en partie responsable de cette situation.

Débuté en novembre 2011, le relèvement post-séisme tarde à se faire sentir. Mais la courte liste des bâtiments publics déjà reconstruits, on peut citer le ministère de l'Économie et des Finances (MEF), le ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI), la Cour des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA), le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT), la Cour de cassation. En outre, Clément Bélizaire parle de la Faculté des sciences (FDS), l’Administration générale des douanes (AGD), et du Parlement comme étant des bâtiments en stade de finition. Par ailleurs, il tient à préciser que, selon le plan d’action de l’UCLBP, certaines institutions étatiques vont être logées dans les mêmes bâtiments, afin, dit-il, de rationaliser les dépenses de l’État.

En ce qui concerne le Palais national, depuis la pose de la première pierre en janvier 2018, l’administration n’a pas donné de nouvelles trop intéressantes. Suite à un concours opaque et politisé, d’après des participants déçus, la firme Raco Deco a remporté la finale de ce concours réalisé par le Groupe de travail et de réflexion sur la reconstruction du Palais national (GTRRPN), et supervisé par l’UCLBP. Selon Clément Bélizaire, celle-ci sera chargée de réaliser le plan de reconstruction du Palais national. Une autre firme, dit-il, sera chargée d’exécuter ce plan selon les recommandations du gouvernement et les formalités de l’UCLBP.

Des camps existent encore, 11 ans après le séisme
Des personnes vivent encore sous des tentes dans plusieurs quartiers populaires de la capitale. Ce qui est une preuve flagrante de l’échec de l’État haïtien, notamment les administrations de René Préval, Michel Joseph Martelly et Jovenel Moise dans le processus de reconstruction d’Haïti. Mais pour le directeur de l’Unité de construction des logements et bâtiments publics, Clément Bélizaire, ces personnes qui sont sous les tentes de nos jours ne sont pas des victimes de la catastrophe du 12 janvier 2010. D’après lui, ce sont des victimes de la migration interne. Par faute de moyens économiques suffisants, affirme-t-il, ces personnes sont issues des villes de province, et en quête d’une vie meilleure à Port-au-Prince.

S’agissant des logements sociaux pour les personnes de cette catégorie, Clément Bélizaire annonce la mise en œuvre d’une politique de logement social en Haïti. Sans toutefois parler à la place de l’Entreprise publique de promotion de logements sociaux (EPPLS), institution chargée de la construction de ces types de logements, Clément Bélizaire indique que l’ULCC compte miser sur la capacité naturelle de la population à construire sa maison. L’État, dit-il, va identifier les zones, faire le lotissement, mettre les infrastructures nécessaires, et ensuite inviter la population à faire des acquisitions en vue de construire leur maison sur la supervision de la mairie de la commune, et selon les accompagnements de l’UCLPB.

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