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Secteur démocratique et populaire: la hache de guerre est enterrée

Secteur démocratique et populaire: la hache de guerre est enterrée



En vue de combattre Jovenel Moise et de défendre l’État de droit, des partis politiques, des représentants des collectivités, d’anciens parlementaires et des organisations de la société civile, ont depuis quelque temps créé une plateforme dénommée « Secteur démocratique ». Affaibli par les divergences internes, le forum a été plongé dans une crise sans précédent. Ce qui a compromis la lutte du secteur contre le pouvoir en place. Ainsi, une commission de gestion de crise a été mise sur pied afin de juguler cette crise et remettre les pendules à l'heure.


Cette commission avait 60 jours pour proposer un plan de sortie de crise en vue de réunifier le secteur. Les trois membres ayant composé cette commission sont l’ancien sénateur du Sud-Est, Ricard Pierre, l'ancien sénateur de l’Ouest, Antonio Cheramy et l’ancien maire de la Croix-des-Bouquets Rony Colin. Pendant les deux mois de son mandat, cette commission provisoire a travaillé de façon à recoller les morceaux au sein du Secteur démocratique et populaire, de permettre aux acteurs de retourner à la table de dialogue, d’apaiser la situation et de faciliter la poursuite de la mobilisation populaire contre le régime en place.

Des réunions de travail ont eu lieu entre la commission et les différentes personnalités du secteur démocratique et populaire. D’abord, les membres de la commission ont établi un cadre de confiance pour rencontrer séparément les acteurs clés afin de découvrir l’origine des problèmes. En outre, ils ont donné la possibilité à tous les membres du secteur, notamment ceux par qui le scandale était arrivé, en vue d’exposer leurs doléances, vider leurs contentieux, présenter leurs cahiers de charges, etc. Plus d’une dizaine de rencontres ont été organisées. Des appels téléphoniques et des séances de travail avec des personnalités, des groupes et des militants de base ont été également réalisés.

Durant ces deux mois de discussions à l’interne, les différents membres du secteur se sont entendus sur la nécessité de chercher l’harmonie, de redorer l’image du secteur en procédant à l’élargissement des rencontres au niveau national, de revoir les stratégies de combat contre le pouvoir en place, de résoudre les problèmes internes du secteur, soigner la communication publique, de favoriser des ouvertures par des rencontres des personnalités nationales et internationales, de résoudre le problème de leadership au sein du secteur, de fédérer les différentes forces de l’opposition, de s’atteler à la révision de stratégies et de discours, etc.

À la fin des discussions, les acteurs clé à du secteur se sont mis d’accord sur l’obligation de ne plus lancer des attaques les uns contre les autres. Certains membres ont dénoncé l’hypocrisie et plaident pour l’acceptation du pluralisme d’idées à l’intérieur du groupe. Les différents participants estiment que la commission a fait un travail important, car elle a stoppé le déchirement interne au niveau du SDP. Ainsi, en fonction des positions exprimées, les responsables de la commission arrivent à la conclusion que le Secteur démocratique et populaire (SDP) demeure un outil viable et peut encore se targuer d'être la principale force politique d'opposition du pays.

Des dispositions ont été prises afin d’enterrer la hache de guerre pour en finir totalement avec la crise qui n'est pas encore complètement résolue, et permettre au SDP d'accompagner la population dans cette ultime phase de la lutte pour le départ de Jovenel Moise le 7 février 2021. Et en guise de recommandations, les acteurs ont décidé de maintenir en place le comité ad hoc jusqu'au 7 février 2021 en le renforçant de 4 nouveaux, de cesser toutes les hostilités au sein du secteur et de suspendre les attaques directes ou par personne interposée.

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