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AJI: ensemble contre les violences faites aux femmes et aux filles

AJI: ensemble contre les violences faites aux femmes et aux filles



« Aji ansanm kont vyolans sou fanm ak tifi », tel est le nom d’un projet lancé, le jeudi 14 janvier 2021, par l’équipe d’AJI. Un projet qui veut promouvoir la protection des femmes et des jeunes filles contre la violence, les abus et l’exploitation sexuelle dans la société haïtienne.


Le projet AJI envisage de produire un cours audiovisuel permettant aux jeunes, aux adolescents en particulier, afin de mieux cerner l’ampleur du phénomène de la violence basée sur le genre et de la violence faite aux femmes et aux filles, les différentes formes qu’elle peut revêtir, les conséquences qu’elle entraine, leurs droits en la matière. Dans le cadre de ce projet, l’équipe d’AJI souhaite se concentrer dans un premier temps sur la production du module de formation.

La coordonnatrice générale du groupe AJI, Winnie Hugot Gabriel, veut appréhender les mécanismes de la violence et leur action sur les victimes, comprendre le poids des discriminations, biais et stéréotypes dans la perpétuation de la violence. « Expliquer les démarches que doivent effectuer les victimes et les aspects juridiques et médico-légaux nécessaires dans la réponse aux actes de violence, aider à repérer les acteurs impliqués dans la prise en charge sont autant de points que nous voulons porter à la connaissance du grand public à travers cette formation », affirme Winnie Hugot Gabriel.

L’équipe d’AJI diffusera un cours audiovisuel interactif, avec des contenus originaux et attrayants capables de capter l’attention du jeune public auquel il est destiné. Dans sa déclaration, la coordonnatrice générale désire réaliser, 10 sessions de formation dans pas moins 10 établissements scolaires et dans des espaces d’interactions communautaires du pays entre janvier et mars 2021. L’objectif est de toucher 500 jeunes venant d’horizons divers et variés. Cette formation sera dispensée en langue des signes également afin d’atteindre un plus grand public. Un concours de dissertation et de chanson sera lancé à l’occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars prochain. Les 10 gagnants désignés par le jury seront sacrés « Jeunes ambassadeurs contre la violence faite aux femmes et aux filles ».

Selon les estimations, une femme ou fille sur trois dans le monde signale avoir subi des abus physiques ou sexuels, le plus souvent de la part d’un partenaire intime, ce qui fait de la violence sexuelle l’une des violations les plus fréquentes en termes de droits humains. En Haïti, les diverses crises que connait le pays constituent un terrain fertile pour la multiplication des actes de violences basées sur le genre, de violence sur les femmes et les filles en particulier. D’après les chiffres disponibles, le pourcentage de femmes qui déclarent avoir subi des violences conjugales au moins une fois dans leur vie est estimé à 12 % en 2021 et demeure inchangé jusqu’à ce jour.

La banalisation de la violence, la loi du silence et l’impunité sont aussi des éléments qui perpétuent cette spirale de violences, d’exploitation et d’abus des femmes et de filles haïtiennes. La violence physique touche légèrement plus les adolescents et les femmes de 20 à 24 ans. Néanmoins avec le poids de la technologie dans notre vie, le harcèlement sur internet, qui est une forme de violence qui s’exerce en ligne, fait une montée inquiétante, et les femmes sont davantage exposées que les hommes.

AJI, cette formation audiovisuelle, interactive se produira en créole et peut contribuer à une meilleure compréhension de la violence, et sensibiliser l’opinion publique à cette question et, dans une certaine mesure, prévenir la violence faite aux femmes.

Rove Jeantuse Jean Michel




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