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Le Secteur protestant favorable au départ de Jovenel Moise, le 7 février 2021

Le Secteur protestant favorable au départ de Jovenel Moise, le 7 février 2021



Dans une note diffusée en date du 16 janvier 2021, plusieurs organisations du Secteur protestant prennent position pour le départ du président de la République, Jovenel Moïse, le 7 février 2021, conformément, dit-il, aux vœux de l’article 234.2 de la Constitution amendée. Une décision prise en assemblée le mardi 12 janvier 2021.

Portant les voix des leaders évangéliques, Dr Gérard Forges et Dr Gérald Bataille, de la Fédération protestante d’Haïti ; pasteur Jacques N. Janvier, président de la Fédération des pasteurs haïtiens (FEPAH) ; Dr Françoise St Vil Villier, présidente du Conseil national spirituel des églises (CONASPE) ; pasteur Ismaël Baptiste, représentant de la Conférence des pasteurs haïtiens (COPAH), le secteur protestant donne un avis favorable à une transition à partir du 7 février 2021 dans le pays.

Comme il est relevé dans Jérémie 1 verset 13, nous constatons « une chaudière bouillante, prête à exploser, une colère qui gronde et un chaos terrible qui menace » notre pays. Nous sommes littéralement assis sur une poudrière, une situation dangereuse exacerbée par l’entêtement de M. Jovenel Moïse à se maintenir au pouvoir après le 7 février 2021, date constitutionnelle de la fin de son mandat.

Monsieur Moïse, comme l’a rappelé un sénateur de son parti, sait pertinemment que son mandat prend fin le 7 février 2021, tout comme il a su tirer parti lorsque le mandat des 20 sénateurs était arrivé à sa fin en constatant en janvier 2020 la caducité du Parlement. S’entêter à rester au-delà de son mandat constitutionnel, c’est s’engager dans une aventure dangereuse, car il s'agit ici d'une violation flagrante de la Constitution.

Plus loin, le secteur estime qu’une dictature est en train de se mettre en place. Il en veut pour preuve: i) la création par L'Exécutif d’un Conseil électoral dont les membres ont été choisis en dehors de ce que prescrit la Constitution. La mission de cette instance inconstitutionnelle est non seulement de proclamer une nouvelle constitution, mais d’organiser de nouvelles élections ; ii) le cautionnement des gangs, qui se sont fédérés afin de soutenir le parti du président dans les zones mises sous leur contrôle, est une manifestation que le gouvernement s'engage sur une voie dangereuse. La déclaration du chef de cette fédération criminelle la veille du 17 octobre 2020 est éloquente ; iii) le blocage du dossier Petro Caribe ; iv) la publication d’un nombre incroyable de décrets à tonalité liberticide et menaçante pour la liberté d’expression, les droits de manifester et les libertés religieuses ; et v) l’impunité pour les criminels proches du pouvoir dans les massacres perpétrés à la Saline et au quartier Bel-Air.

Se basant sur le verset, Esaïe 57 verset 14, les organisations se disent conscients de leur mission qui est de frayer le chemin pour le peuple de Dieu et de lui enlever tout obstacle. Sur ce, ils exigent le respect de la Loi mère notamment les dispositions de l’article 134-1 et 134-2, en demandant au président de la République, Jovenel Moïse, de prendre acte de la fin de son mandat le 7 février 2021.

Le Secteur protestant invite les organisations internationales notamment l’OEA et l’ONU à cesser immédiatement leur ingérence en soutenant un président ouvertement en rébellion contre la loi et la Constitution du pays. Il appelle les forces vives du pays (secteurs religieux, patronal, syndical et autres à prendre clairement position en faveur d’une transition pacifique afin d’épargner au pays et aux citoyens les douleurs et les affres d’une violence aveugle.

Enfin la FPH, le CONASPE et la COPAH demandent aux organisations de la société civile de se rencontrer en vue de mettre en place un comité de soutien et de réflexion capable d’encadrer les initiatives d’une transition de rupture, comme exigée par la société haïtienne.

Moise Saint-Eloi




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