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« Le cauchemar américain, c'est fini ! », écrit un quotidien allemand

« Le cauchemar américain, c'est fini ! », écrit un quotidien allemand



Après 4 ans, la présidence de Donald Trump est arrivée à sa fin. Le monde entier pousse un soupir de soulagement. En Allemagne, la classe politique, de droite comme de gauche, ne cache pas sa satisfaction suite au changement de pouvoir aux États-Unis. Un état d’esprit que reflète la quasi-totalité de la presse allemande.


C’est fini : le démocrate Joe Biden est le nouveau président des États-Unis d’Amérique. Kamala Harris sera désormais à ses côtés en tant que vice-présidente, la première femme, noire et asiatique américaine, à occuper cette fonction.

L’investiture, ayant eu lieu le 20 janvier dernier, a finalement mis fin au séjour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Jusqu'à la fin, l’ancien président républicain a affirmé - sans preuve à l’appui - que les présidentielles ont été truquées et contrairement à la tradition américaine, il a quitté Washington avant la fin officielle de son mandat.

« Plus qu'un changement de pouvoir. C'est un tournant », selon le quotidien national « Süddeutsche Zeitung » (SZ) avant de poursuivre: « Le jour où il aurait pu célébrer son accession à la présidence et donc la réalisation de l'objectif de sa vie, Joe Biden a veillé à ce que les locataires qui ont perdu leur emploi à cause de la pandémie ne perdent pas leur appartement malgré les retards de paiement, et aussi à ce que les étudiants puissent étudier même s'ils ne peuvent pas payer les frais de scolarité pour le moment, souligne le journal. Il s'est occupé des grands et des petits dès son premier jour. » Le quotidien constate que Biden n’est pas quelqu’un qui fait de grands discours ou qui se complaît dans la douleur : c’est un « homme d’action ». « Il est tout à fait possible que la société américaine ait subi trop de dommages pour être réparée, poursuit « SZ ». Mais s’il y a une personne qui pourra réussir à maîtriser au moins une partie de ces dégâts et à conduire le pays d’ici un an à vers un avenir meilleur, il s'agit de Joe Biden, 78 ans, qui semble avoir appris une chose par-dessus tout au cours de sa longue carrière : ce qui compte vraiment ».

Pour le journal régional « Neue Osnabrücker Zeitung », l’élection de Donald Trump en 2016 a été « la plus grande erreur » de l’histoire des États-Unis d’Amérique. « Avec la prestation de serment de Joe Biden en tant que 46e président des États-Unis d'Amérique, c'est sans doute la plus grosse gaffe de l'histoire des États-Unis qui prend fin, peut-on y lire. Donald Trump n'a jamais été à la hauteur de toutes les attentes liées à sa fonction, même après sa défaite électorale en novembre. » Selon le quotidien, l’ancien président semblait plus déconnecté de la réalité que jamais. « Le comble de son ignorance fut son refus de assister à la prestation de serment de son successeur. » Le quotidien poursuit que le « sommet de son ignorance » a été son absence lors de la prestation de serment de son successeur. « Joe Biden ne doit pas seulement ramasser les morceaux que Trump a laissés comme un taureau dans un magasin de porcelaine. Non, il doit aussi les remettre ensemble, pour les recoller, unir et réconcilier une nation déchirée. »

De son côté, le vieux journal de Bavière, « Augsburger Allgemeine », estime que le cauchemar américain a enfin pris fin. « Ce jour signifie une césure pour les États-Unis, écrit « Augsburger Allgemeine ». « Bien sûr, avec le nouveau président, tout ne se passera plus en un claquement de doigts. Biden a été élu avant tout parce qu'il n'est pas un atout. Mais cela suffit pour l'instant. Jusqu'à présent, au moins, il a déjà fait beaucoup de choses correctement : il réconcilie et rassemble au lieu de diviser. Il a nommé un cabinet qui reflète la diversité du pays. Il a annoncé un programme qui peut faire de l’Amérique un partenaire de nouveau fiable. Biden cherche le bien dans son prochain tandis que Trump a toujours supposé le pire. Le cauchemar américain, c’est fini. »

Le « Mittelbayerische Zeitung » (de Regensburg, Allemagne du Sud), pour sa part, écrit : « Comme les blessures sont profondes, la guérison prendra du temps. Mais le processus a commencé ce mercredi. Joe Biden, en tant que réconciliateur et consolateur, est l'homme qu'il faut à la tête des États-Unis au bon moment. Espérons qu'il réussira et qu'il rendra l'Amérique à nouveau grande ».

Le « Badische Zeitung » (de Fribourg, Sud-est de l’Allemagne) croit que Joe Biden sera « un président de la décence, de la vérité et de la réconciliation ». « Il a montré avec ses premiers décrets qu’il est plus qu’une personnalité consensuelle, mais qu’il veut s’attaquer avec détermination aux énormes problèmes. Après plus de 400 000 décès, les États-Unis ont enfin un président qui prend au sérieux la pandémie de Corona. Mais avec son retour au pacte climatique et à l'Organisation mondiale de la santé, Biden a également un message pour le monde : les États-Unis veulent redevenir un partenaire fiable. »

« Freie Presse » commente que Biden n'a pas le temps de jubiler et de se détendre. Le journal régional de Chemnitz (Est de l’Allemagne) croit que « Par-dessus tout, les États-Unis vont probablement devenir une sorte de laboratoire d'essai de la démocratie libérale dans les années à venir : quel degré de polarisation une démocratie peut-elle supporter à long terme ? L'équipe de Biden n'a pas le temps de se réjouir ni même de se détendre et ce dès le premier jour. Les fantômes de la colère, du chaos et de la violence sont toujours éveillés, très éveillés ». Le quotidien pense que le président Biden s’opposera à eux « avec optimisme et courage. »

Selon le commentateur du « Nürnberger Nachrichten », Biden est également confronté à la menace d'une poursuite des guerres culturelles qui se mènent de manière âpre : « Pendant des décennies, il a cherché à coopérer avec les républicains, l'idéologie lui a toujours été étrangère. C'est pourquoi Biden n'est pas forcément une figure de haine pour la droite américaine. Les craintes comme celles de Barack Obama, un Noir avec un nom à consonance musulmane, ne peuvent être projetées sur lui. Et pourtant, Biden est confronté aux mêmes problèmes qu'Obama a connus : une opposition totale des républicains au Congrès - et une poursuite des guerres culturelles âprement menées sur les armes à feu, les droits des minorités et l'histoire du pays. »

La guérison prendra du temps, prévoit le commentateur du « Mittelbayerische Zeitung » : « Comme les blessures sont profondes, la guérison prendra du temps. Mais le processus a commencé ce mercredi. En tant que réconciliateur et consolateur, Joe Biden est l'homme idéal pour diriger les États-Unis au bon moment. J'espère qu'il réussira et qu'il rendra à l'Amérique sa grandeur. »

Selon le commentateur du « Stuttgarter Nachrichten », Biden a bien fait de faire dans son discours l'unité du pays une préoccupation, car l’ambiance est à la division :« Tout est-il revenu à la case départ ? Je le souhaite. Mais malheureusement, l'inauguration du nouveau président américain Joe Biden était trop placée sous le signe de ce qui divise actuellement les Américains. Toute chose qui a des répercussions négatives sur la plupart des sociétés démocratiques parlementaires dans le monde. Dans son discours inaugural, M. Biden a très justement fait de l'unité du pays la grande préoccupation de son mandat. Et il a sagement fait remarquer dès le début qu'il faudra beaucoup de temps pour surmonter la division. Il ne faut pas non plus négliger cet aspect en Allemagne, où, curieusement, les nouveaux présidents américains sont toujours submergés par des attentes messianiques. Biden peut faire des efforts, il ne peut pas faire de miracles ».

Le jeune quotidien de Magdebourg (Est de l’Allemagne), le « Stuttgarter Nachrichten » écrit qu’à partir de maintenant, on peut parler de „Make America fair again“ et d’égrener les tâches qui attendent le nouvel élu : « Le nouveau président des États-Unis, Joe Biden, devrait, entre autres, vaincre Corona, renforcer la démocratie, unir les Américains, unir les nations et sauver le climat. Sur la nouvelle administration à Washington est projeté tout ce qui s'est intensifié et reconstruit au cours de quatre malheureuses années d'antagonisme aux États-Unis. Un peu trop pour Biden, même si l'administration veut lancer le programme de dix jours ». Le journal est persuadé que c’est à juste titre que le combat contre le Corona soit en tête de liste. Libérer le pays de l'emprise du virus peut, selon lui, renforcer la confiance, même parmi les opposants politiques. « Stuttgarter Nachrichten » constate que les signaux de l'autre côté de l'Atlantique sont plutôt « encourageants ». « L'Allemagne, quasiment classée par Trump comme un État paria est à nouveau considérée comme un partenaire. Joe Biden est - en raison de son âge et du nombre de tâches qu'il doit accomplir - un homme de transition. Pourtant, il impose un rythme impressionnant. Au lieu de ’’Make America great again’’, c'est ’’Make America fair again’’ à partir de maintenant. »

Huguette Hérard

Sources : RND/dpa/cz/kng/DPA/AFP.




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