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La société civile entend poursuivre la mobilisation

La société civile entend poursuivre la mobilisation



Les pasteurs initiateurs de la marche du 28 février 2021 et plusieurs autres acteurs de la société civile disent vouloir poursuivre les mouvements de revendication pour dire non au kidnapping et à la dictature. Ils veulent intervenir à plusieurs niveaux : les mouvements dans les rues et les plaidoyers auprès de la communauté internationale.

Tout en se disant satisfait de la marche du 28 février, qui a réuni plusieurs centaines de milliers de citoyens, pasteur Gérard Forges dit attendre les réponses de l’Exécutif et aussi de l’international qui, selon lui, ne cesse de s’impliquer dans les affaires internes du pays. En effet, sur les pancartes on pouvait lire des messages contre la dictature, contre la représentante spéciale des Nations unies en Haïti, Helen La Lime, et contre les actes de banditisme, notamment les enlèvements et séquestrations.

« La communauté internationale a bien constaté qu’il est impossible de réaliser le referendum et les élections dans cette situation de crise. La priorité c’est de résoudre les problèmes de l’insécurité. La communauté internationale ne doit pas prendre parti pour un groupe politique, mais elle doit voir le pays en entier qui fait face à beaucoup de problèmes sociaux. »

Pour sa part, le syndicaliste Georges Wilbert Franck parle d’une lutte ou la population haïtienne revendique le bien-être social pour tous. Selon lui, la marche du 28 février est un signal que le peuple envoie à tous les leaders politiques et de la société civile qui utilisent la lutte populaire dans leur propre intérêt. Il appelle les leaders politiques à se dépasser pour sortir le pays de la misère et le remettre sur les rails du développement. Selon le syndicaliste, les responsables des syndicats sont en pourparlers en vue d’apporter leur support aux mouvements de revendications afin de les amplifier. « Les étudiants plus particulièrement ceux de l’Université d’État d’Haïti et la bourgeoisie haïtienne n‘ont pas embrassé la lutte », regrette-t-il. L’objectif est de motiver encore plus de personnes.

De son cote, Me Robinson Pierre-Louis dit supporter au même titre que la Fédération des barreaux haïtiens la bataille qui vise à sauvegarder les acquis démocratiques. « La vox populi doit l’emporter », affirme-t-il. Au nom de ces acquis démocratiques, il parle de l’affaire Monferrier Dorval qui avance, selon lui. Il confie que les avocats, préposés à la conduite de ce dossier, rencontrent beaucoup de difficultés, ils collaborent avec la justice et le Conseil supérieur de la Police judiciaire afin que lumière soit faite sur ce dossier. « La marche du 28 février fut non seulement un prétexte pour rendre hommage à Monferrier Dorval, mais ce fut également un signe que la population haïtienne tient à renouveler sa citoyenneté », conclut-il.

Geneviève Rose Murdith Joseph




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