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Kidnapping : les autorités sont-elles dépassées ?

Kidnapping : les autorités sont-elles dépassées ?



En dépit de la fraiche coopération policière entre la Colombie et Haïti pour renforcer les capacités de la Police nationale d’Haïti dans la gestion des enlèvements, les autorités haïtiennes n’ont, jusqu’à date, fait état d’aucune opération policière menant à la libération des citoyens kidnappés et la capture des ravisseurs. Les cas de kidnapping continuent d’augmenter. Ainsi, le Dr Ernst Pady a été assassiné le 28 février au cours d’un rapt et un autre citoyen a été enlevé à Mariani. Avec cet énième fait, tout porte à croire que les autorités sont dépassées.

Alors que la population s’apprêtait à marcher contre la dictature et le kidnapping qui fait rage dans la région métropolitaine de Port-au-Prince surtout, le dimanche 28 février 2021, les hommes sans foi ni loi ont ôté, dans la matinée, la vie du docteur Ernst Pady, spécialiste en pédiatrie, en face de sa clinique à l’avenue Christophe.

Dans la soirée du 28 février encore, un propriétaire d’une pompe à essence répondant au nom de Jean Marc Condestin a été enlevé à Mariani. Comme pour le cas du docteur, les témoignages ont rapporté que des hommes lourdement armés ont été à l’origine de ce kidnapping. En guise de réponse, les habitants de Mariani, ont placé des véhicules en croix sur la voie publique, ce qui avait paralysé la circulation sur la route nationale numéro deux à l’entrée sud de la capitale.

En dépit des marches et des mouvements de protestations bloquant certaines artères pour forcer les autorités étatiques à stopper le phénomène du kidnapping, les résultats se font toujours attendre. Les autorités policières n’ont, jusqu’à date, fait état d’opération des forces légales ayant mené à la libération des personnes kidnappées. Les informations ont souvent rapporté des négociations contre rançon avec les kidnappeurs.

Kidnappés depuis le 20 février 2021, le jeune citoyen haïtien Junior Albert Augusma, connu sous le nom de « Ti Nèg » ainsi que les deux citoyens dominicains, les frères Maicol Enrique et Antonio Gerer Campusano Feliz ont été libérés le vendredi 26 février 2021. Les premiers éléments d’information n’ont pas fait état de rançon.

Cependant, Magalie Habitant, ancienne directrice du Service national de gestion des résidus solides (SNGRS) a été cité par Junior Albert Augusma comme la personne qui conduisait le véhicule qui était venu les récupérer. Pour sa part, Mme Habitant a indiqué qu’elle ne faisait que rendre service à la nation et a indexé la Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion (CNDDR) comme instance ayant participé dans la négociation.

Après avoir été libérés par leurs ravisseurs, l’haïtien ainsi que les deux ressortissants dominicains ont passé près de deux jours à répondre aux questions des enquêteurs de la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ). Dans un tweet du président dominicain, Luis Abinader en date du 26 février, il a affirmé avoir une conversation avec Jovenel Moise qui lui avait affirmé que la Police haïtienne avait récupéré les deux jeunes ressortissants dominicains. M. Abinader avait indiqué avoir donné des instructions pour que les deux dominicains soient transférés à l'Ambassade dominicaine à Port-au-Prince.

« Je viens d’être informé que les citoyens dominicains, après leur audition par la DCPJ, seront remis aux autorités dominicaines, comme je l’avais discuté avec @luisabinader, des mesures drastiques seront prises pour que le kidnapping et le crime organisé soient combattus dans le pays », a tweeté de son côté, Jovenel Moïse dans l’après-midi du 28 février.

Si la libération des citoyens dominicains a permis d’éviter une escalade des tensions entre les deux peuples partageant l’île, toutefois, le phénomène du kidnapping reste et demeure entier et même en dépit du fait que l’Ambassade américaine d’Haïti, dans un tweet datant du 23 février, avait annoncé que le directeur général par intérim de la Police nationale d’Haïti (PNH) Léon Charles, avec le support du Bureau international des stupéfiants et de l’application de la loi (Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs), avait « accueilli des homologues de la Police nationale colombienne qui contribueront à renforcer la capacité de l'unité anti-enlèvement de la PNH ». Une information qui allait être reprise par le Premier ministre haïtien, Joseph Jouthe.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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