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Insécurité : le droit de teinte mis en veilleuse par le Gouvernement

Insécurité : le droit de teinte mis en veilleuse par le Gouvernement



Dans le train de mesures annoncé pour juguler l’insécurité dans le pays, notamment le phénomène de kidnapping, le Gouvernement a décidé qu’à partir de 6 mars prochain les véhicules aux vitres teintées ne pourront plus circuler sur le territoire national. Une décision qui était attendue par plus d’un au sein de la population.

Au terme d’un Conseil de gouvernement réalisé, le mercredi 3 mars, le Gouvernement a pris deux grandes mesures pour contrer l’insécurité inimaginable qui sévit le pays depuis des mois. Entre autres, le chef du gouvernement a fait savoir que la circulation des véhicules aux vitres teintées, même ceux de la Police nationale d’Haïti, est temporairement interdite sur le territoire de la République à partir du 6 mars. Passé ce délai, les services de police sont autorisés à utiliser les contraintes légales prévues au Code de la route et à la Loi pénale, d’après le chef du Gouvernement.

Toutefois, certains véhicules sont exemptés de cette mesure. Les voitures, portant la nouvelle plaque d’immatriculation « officiel, diplomatique et corps consulaire », ne sont pas concernées par cette décision, qui est en contradiction avec le droit de teinte acquis à la Direction générale des impôts (DGI) pour la somme de 10 000 gourdes, suivant la loi des finances 2020-2021.

Pour le chef du gouvernement, la situation appelle à des mesures exceptionnelles pour garantir la sécurité de tous. Il requiert la compréhension de la population et de tous ceux qui avaient déjà payé leur droit de teinte. Le locataire de la Primature invite la population à collaborer pour faciliter l’application de ces mesures, en dénonçant tous véhicules circulant sans plaque d’immatriculation et avec les vitres teintées.

À en croire le Premier ministre Joseph Jouthe, l’interdiction des véhicules à vitres teintées concerne également les voitures de service de l’État (SE) et (IT). Ainsi, le deuxième personnage de l’Exécutif ordonne aux ministres et directeurs généraux de surveiller à la mise en œuvre immédiate de cette mesure pour les véhicules alloués à leur ministère et institution de tutelle.
Un problème plus profond que les vitres teintées

À plusieurs reprises, de nombreuses personnes ont dénoncé l’utilisation des voitures aux vitres teintées dans des actes d’enlèvement. Aussi, dans bon nombre de cas de kidnapping, d’autres individus ont-ils signalé la présence de véhicules identifiés service de l’État et même officiel. Ils ont souligné la présence d’individus vêtus de l’uniforme de la PNH. Ce qui pousse de nombreux citoyens à imaginer l’implication de l’État (ses représentants) dans l’alimentation de l’insécurité.

Pour certains, cette décision est un pas vers le redressement de la situation qui tend à s’envenimer de jour en jour. D’autres estiment qu’elle sera difficile à appliquer.

S’il est vrai que la décision parait raisonnable, cependant, le Gouvernement ne montre pas la volonté de s’attaquer directement aux acteurs du crime organisé dans le pays. Avec l’identification de certaines zones de séquestration et bastion du banditisme, des spécialistes en sécurité publique s’attendent de préférence au démantèlement des groupes armés. Ces spécialistes espèrent également un contrôle strict des ports du pays.

Faut-il souligner que le gouvernement a pris la décision de faire passer tous les conteneurs transportant des effets personnels par deux ports, Port-au-Prince et Cap-Haitien.

En attendant les résultats de ces deux mesures, le pays connait un regain sans pareil de l’insécurité au cours de ces derniers mois. Pour le mois de février, la cellule d’observation de la criminalité du Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH) a recensé au moins 50 cas de kidnapping contre 60 pour le mois précédent, soit 110 pour les deux premiers mois de l’année. Ce qui pourtant confirme une hausse hypothétique considérable par rapport à 2020, vu que 51 cas ont été répertoriés pour le premier trimestre de l’année 2020.

Cette situation affecte grandement le quotidien de la population haïtienne, particulièrement les habitants de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. La panique s’installe dans les esprits des gens comme dans les rues.

Woovins St Phard




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