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Crise politique en Haïti : la délégation de l’OIF démarre sa mission

Crise politique en Haïti : la délégation de l’OIF démarre sa mission



En novembre dernier, le pouvoir en place avait sollicité l’aide de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans le cadre de l’élaboration du projet de la nouvelle constitution et l’organisation des élections dans le pays. En réponse à cette demande, une mission de l’OIF séjourne en Haïti cette semaine. L’objectif de cette mission est de contribuer à un dénouement pacifique de la crise.

Avant de rencontrer le président de la République, le président du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) et d’autres acteurs de la crise, la délégation a visité, ce jeudi, le Parlement haïtien, une institution qui symbolise le pilier de la démocratie à travers le monde. Les commissaires ont discuté avec des parlementaires encore en fonction. Selon le président du ⅓ du Sénat, Joseph Lambert, qui a rencontré la presse au terme des discussions, la délégation de l’OIF est sur place afin de bien jauger la situation et de se rapporter à la secrétaire générale qui, à son tour, consultera les États membres sur les actions à engager en vue d’aider à juguler la crise haïtienne.

Un jour avant cette rencontre avec le Parlement, le chef de la mission, Désiré Nyaruhirira, a expliqué le bien-fondé d’une telle mission en Haïti. Selon lui, cette mission traduit la volonté de l’OIF de se tenir aux côtés d’Haïti, pays membre de l’organisation depuis une cinquantaine d’années. Aussi, traduit-elle, l’esprit de solidarité au fondement de l’OIF, organisation qui rassemble 88 États et gouvernements membres, présents sur les 5 continents. À en croire, le chef de mission, tous les États et gouvernements membres de plein droit de l’OIF ont donné leur accord au déploiement de cette mission en Haïti.

Desiré Nyaruhirira a par ailleurs assuré que cette mission n’est pas contraire au mandat de l’organisation, qui a notamment pour objectifs de contribuer à la consolidation de l’État de droit, de la démocratie et des droits de l’homme, sans oublier son obligation de travailler de façon à prévenir les crises et les conflits dans les pays fragilisés. Cette mission, dont il a eu l’honneur de conduire, est chargée d’engager des consultations approfondies avec tous les acteurs haïtiens. C’est une mission d’écoute, dit-il. « La mission doit nous permettre de mieux comprendre la situation et d’envisager, avec tous les acteurs haïtiens, les modalités d’un accompagnement par la Francophonie pour favoriser une vie politique apaisée, ainsi que pour préserver la paix et la démocratie », a-t-il indiqué.

L’OIF vise une résolution durable de la crise politique et institutionnelle. Ainsi, les missionnaires ont pour tâche de discuter avec les acteurs nationaux et partenaires d’Haïti afin de trouver la meilleure solution possible. En terme d’agenda, on peut s’attendre à des échanges entre les missionnaires et les autorités nationales, les responsables de plusieurs institutions, les représentants des différentes mouvances politiques, ainsi que de nombreux acteurs de la société civile. Des discussions ont déjà eu lieu, mercredi 3 mars, entre la délégation et le chancelier haïtien, Claude Joseph. D’après les propos du conseiller spécial de la secrétaire générale de l’OIF, Desiré Nyaruhirira, L’OIF a pris acte de ce débat sur la nouvelle Constitution et de l’initiative. Mais c’est aux Haïtiens de discuter de ces questions, de mener à bien les discussions. Quant à l’organisation, elle est là pour écouter et rendre compte à la secrétaire générale, Louise Mushikiwabo.

Cette délégation est ainsi composée de Théodore Holo, ancien ministre des Affaires étrangères du Bénin, Antoine Michon, directeur des affaires politiques et de la gouvernance de l’OIF, du représentant de l’OIF pour la Caraïbe et l’Amérique latine, Emmanuel Adjovi, et d'autres membres comme Saïdou Alpha Kane, coordonnateur de programme et Alexandra Lepeltier, consultante rapporteur de la mission.

Les missionnaires se sont mis d’accord sur le fait que dans le débat sur le changement de la Constitution, il y a des positions qui sont tranchées par la Constitution elle-même et la mandature. Selon eux, l’essentiel est de tout écouter avec l’intention de recueillir des informations et de les rapporter à la secrétaire générale. « La secrétaire générale, à son tour, rendra compte aux États et aux gouvernements et nous indiquera la marche à suivre en vue d’aider surtout le peuple haïtien à sortir de cette crise qui a tant duré », ont-ils conclu.

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