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Crise politique : le dialogue, est-il encore possible ?

Crise politique : le dialogue, est-il encore possible ?



Religion pour la paix a refait surface. La semaine dernière, l’organisation œcuménique a adressé une correspondance à plusieurs partis politiques pour leur informer de sa décision d’accepter de jouer le rôle de médiateur dans le but d’aider les acteurs à trouver une issue favorable à la crise. Mais les violons ne s’accordent toujours pas entre les différentes parties de l’opposition.

La nouvelle a eu l’effet d’une bombe sur les réseaux sociaux. Des partis politiques de l’opposition ont, à l’approche du 7 février 2021, sollicité les bons offices de Religion pour la paix comme un éventuel plan B, dans l’idée de favoriser le départ du président de la République, Jovenel Moise. Chaque parti de l’opposition avait déjà en poche son plan de sortie de crise.

Pour ne pas entraver le processus, semble-t-il, Religion pour la paix n’a jamais fait cas la démarche de ces partis politiques. Mais à l’occasion de la Fête des Pâques, l’information a été révélée à travers sa réponse adressée à MTV, AAA, ANFOS, UNIR. Selon les précisions fournies dans cette lettre, la démarche a été initiée par ces partis politiques qui voulaient l’aggravation de la crise en précipitant le départ de Jovenel Moise. Durant son mandat, Jovenel Moise a, à maintes reprises, sollicité les bons offices de Religion pour la paix. Ses tentatives ont toujours été rejetées par l’opposition prétextant un manque de sincérité du chef de l’État.

Au début de l’année 2021, par peur de l’aggravation de la crise après le 7 février 2021, Jovenel Moise avait, une fois de plus, tenté d’obtenir les bons offices de Religion pour la paix. Ce qui lui a été refusé en raison d’un rejet des partis de l’opposition d’engager un dialogue avec le chef de l’État. De juillet 2018 à janvier 2021, Jovenel Moise a cherché à dialoguer avec les partis de l’opposition, mais selon ses directives. Mais l’aile dure de l’opposition a toujours refusé parce qu’elle voulait avoir le dernier mot. Aucun des protagonistes n’a jamais voulu faire de concessions. Le mandat de Jovenel Moise s’est donc déroulé dans une profonde instabilité politique.

Si la sollicitation des partis de l’opposition concernait une médiation pour le départ de Jovenel Moise le 7 février dernier, Religion pour la paix croit qu’il est encore possible afin d’éviter le pire au pays. Pour l’instant, les responsables de cette structure œcuménique n’ont pas grand-chose à dire à propos du processus. « Il n’y pas encore de matières à divulguer puisque c’est un processus qu’on essaie de mettre en place », d’après Manbo Euvonie Georges Auguste, qui a été contacté par le journal. Une réponse qui donne l’impression que religion pour la paix essai de faire asseoir sur une même table les différents protagonistes à la crise.

À présent, ce qui est important de savoir, c’est la possibilité de réussir un processus de dialogue dans le contexte actuel. Les propos officiels de la Direction politique de l’opposition (DIRPOD) ne garantissent pas la réussite d’une telle démarche. Dans un premier temps, la DIRPOD a fait savoir que le « contexte politique ne permet pas de s’engager aveuglément, dans un processus de dialogue ». D’un autre côté, elle affirme être en accord total avec les revendications de la population en général pour le respect de la Constitution, la fin de l’insécurité et de l’impunité. Les leaders de l’opposition déclarent qu’ils n’ont pas l’intention de trahir les revendications de la population ni de s’engager dans la répétition de discussions stériles visant uniquement à affaiblir la mobilisation populaire et à accorder l’avantage à Jovenel Moise qui, selon eux, est en train de mettre en œuvre ses plans d’organisation d’un référendum inconstitutionnel et des élections truquées, tout en occupant illégalement le Palais national.

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