RTPacific Contact Avis
 
29° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

État d’urgence sécuritaire : le kidnapping prend des proportions inimaginables

État d’urgence sécuritaire : le kidnapping prend des proportions inimaginables



Bien que le pays soit en pleine période d’état d’urgence sécuritaire, les groupes armés continuent de terroriser la population haïtienne. L’insécurité, notamment le phénomène de kidnapping, a atteint un niveau d'impudence dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince pour la période de la fête des Pâques.

Entre la dernière semaine du mois de mars et la première semaine d’avril, le pays a connu des évènements inimaginables sur le plan sécuritaire. Pas moins de cinq cas relatés dans l’opinion publique, incluant près dune dizaine de personnes, ont été enregistrés dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Ces personnes séquestrées ont été libérées après avoir versé une rançon aux ravisseurs.

L’un des cas les plus médiatisés est l’enlèvement de quatre personnes à l’Église adventiste du 7e jour de Galaad, Diquini, commune de Carrefour, dans la soirée du jeudi 1er avril. Alors que des membres de cette congrégation religieuse animaient un programme diffusé en direct sur des médias sociaux, des individus ont fait irruption dans les locaux de cette église. Munis d’armes de grand calibre, ces bandits n’ont pas hésité à investir dans l’enceinte de ladite église pour commettre leurs forfaits, à visages découverts, sous le regard des spectateurs. Ils ont, ainsi, enlevé quatre de ces personnes y compris le pasteur officiant. Les victimes ont recouvré, dans la nuit du 4 au 5 avril, leur liberté contre rançon.

Au cours de la fin du mois de mars, soit le 27, le juge de paix titulaire de la commune de Pétion-Ville, Eno Reno Louis, a été enlevé dans la commune de la Croix-des-Bouquets. Le magistrat a passé environ cinq jours entre les mains des ravisseurs. Le garant de la justice dans la commune de Pétion-ville a été libéré, le 2 avril, après que ses proches ont versé la rançon aux bandits.

Entre autres, le propriétaire de l’entreprise funéraire Sainte-Rose de Lima, Kénol Félix, a trouvé sa libération le 2 avril après avoir passé plus de 15 jours en séquestration. Dans un premier temps, sa famille a versé la rançon conclue avec les ravisseurs. Ces derniers l’ont gardé malgré tout pour faire de nouvelles exigences. Après maintes négociations, Kénol Félix a été relâché par les kidnappeurs dans un état critique. Il a été transporté en urgence à l’hôpital pour les soins nécessaires.

D’autres cas, comme l’enlèvement d’un père et son enfant de deux ans et d’un commerçant au Centre-ville de Port-au-Prince, n’ont pas eu de retentissement. Dans la majorité des cas, les bandits font la pression sur les personnes enlevées et leurs proches pour qu’ils ne médiatisent pas les cas.

État d’urgence sécuritaire ou la passivité complice des autorités

Environ quatre jours après l’opération échouée du vendredi 12 mars à Village de Dieu, l’administration Moise/Jouthe a pris la décision de décréter l’état d’urgence sécuritaire dans quelques zones de non-droit du pays. Selon le gouvernement, cet état d’urgence a pour objectif de pacifier ces zones et de restaurer l’autorité de l’État dans ces endroits contrôlés exclusivement par des groupes armés.

À environ dix jours de la fin de cette période, aucune opération policière et de l’armée n’a pas encore été menée dans ces quartiers en vue de déloger les groupes armés. Au contraire, l’institution policière est en lutte contre elle-même en lançant des avis de recherche contre les membres du SPNH-17. Le haut commandement ne trouve pas encore la bonne formule pour motiver la troupe après l’opération controversée à Village de Dieu.

Profitant de l’incapacité de la PNH à réprimer les groupes armés, ces derniers continuent de terroriser la population. Les zones dites de non-droit alimentent l’insécurité dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Les bandits circulent sans façon, ils se déplacent d’une zone à une autre pour commettre leurs forfaits sans être inquiétés.

Quid des véhicules de vitres teintées ?

La mesure prise par le chef du gouvernement pour contraindre les citoyens à enlever les teintes de leurs véhicules n’a pas apporté le résultat escompté. Si de nombreuses gens ont commencé à obtempérer, ils ont fini par contourner la décision.

Toutefois, les groupes armés opèrent malgré cette décision. Les cas de kidnapping multiplient de part et d’autre dans la capitale. Les bandits circulent à visages découverts. Et, les autorités se font toujours espérer.

Woovins St Phard




Articles connexes


Afficher plus [7757]