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À propos de l'école professionnelle Mgr. Joseph Serge Miot

À propos de l'école professionnelle Mgr. Joseph Serge Miot



Ce mardi 6 avril, les dirigeants du centre professionnel Mgr Joseph Serge Miot ont fait une présentation des activités de l’école.

« Des millions de jeunes haïtiens et haïtiennes ne trouvent pas de voie vers un emploi décent et risquent l’exclusion sociale. La grande majorité travaille dans le secteur informel sans aucune protection sociale. Les jeunes Haïtiens et Haïtiennes sans qualification sont les plus touchés par la crise de l’emploi, alors que les jeunes sortants de l’école ou de l’université ont souvent une formation inadéquate par rapport à la demande et aux besoins du marché du travail », d'après la sœur Thérèse de la victoire administratrice de l’école professionnelle Mgr Joseph Serge Miot de la paroisse du Sacré Cœur.

« Les faibles niveaux d’instruction et de formation technique sont traduits par une pénurie de travailleurs qualifiés dans certains secteurs, particulièrement la construction. Pourtant, suite à l’ampleur des dégâts provoqués par le tremblement de terre, les demandes ont considérablement augmenté au cours des cinq dernières années. D’autre part, il n'existe pas de centres de placement ni d’information sur le marché de l’emploi en Haïti. Les partenaires sociaux ne disposent pas des moyens nécessaires pour déterminer ensemble l'évolution du marché du travail en ce qui concerne les compétences recherchées. En conséquence, il n'y a pas d'adéquation entre l'offre et la demande de compétences ».

Quid de la formation professionnelle en Haïti ?

L’Institut national de formation professionnelle (INFP) est l’organisme déconcentré du ministère de l'Éducation nationale et de Formation professionnelle (MENFP) qui coordonne les activités de formation professionnelle en Haïti. Il délivre l’autorisation de fonctionnement des écoles de formation professionnelle publiques et privées. Il existe en Haïti 447 centres de formation, inégalement répartis sur le territoire, dont moins de 10 % sont publics. La formation professionnelle est en majorité portée par l’apprentissage traditionnel dans les entreprises du secteur informel, qui représente 80 % de l’activité économique nationale. Un grand nombre de jeunes aux origines modestes sont placés comme apprentis dans des micros et petites entreprises. Les employeurs reconnaissent les diplômes délivrés par l’État, mais ne les considèrent pas toujours comme une référence de qualité car jugés comme trop théoriques ou obsolètes par rapport aux besoins réels des entreprises.

Serge Miot de la paroisse du Sacre Cœur s’engage pour l’avenir du pays et surtout pour une formation professionnelle de qualité pour les jeunes. La raison en est très simple : l’objectif est que les jeunes soient le moteur du développement et de l’éradication de la pauvreté dans le pays a commenté la secrétaire de direction de cette même école. « Ce centre nous fait continuer à croire en l’avenir et à rêver d’un Haïti différent, riche en opportunités pour les jeunes et les enfants », a expliqué l’administratrice et économe sœur Thérèse de la Victoire. L’initiative de cette activité représente une avancée importante dans le renforcement de la formation professionnelle par l’amélioration des compétences des enseignants et des programmes d’études.

Le faible niveau d’éducation des jeunes et le manque de ressources pédagogiques des enseignants professionnels sont deux obstacles majeurs au développement du pays et de ses élèves. En fait, de nombreux jeunes se trouvent dans des situations difficiles pour étudier à cause des troubles sociaux politiques et l’appauvrissement des familles haïtiennes. Le quartier de La Saline par exemple, l’un des plus dangereux de Port-au-Prince, est le visage vivant de la pauvreté dans lequel vivent plus de la moitié des 10 millions d’Haïtiens et qui pousse des milliers de jeunes à émigrer. Au cours des trois dernières années seulement, environ 300 000 Haïtiens ont émigré à la recherche d’un avenir meilleur.

Gérard Hirsh Resil




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