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Dialogue : le Secteur démocratique et populaire ne valide pas la démarche de Religions pour la paix

Dialogue : le Secteur démocratique et populaire ne valide pas la démarche de Religions pour la paix



Le Secteur démocratique et populaire se démarque de la démarche de Religions pour la paix qui cherche à lancer un processus de dialogue entre les acteurs de la crise haïtienne. Aussi, invite-t-il, les camarades de la Direction politique de l’opposition démocratique (DIRPOD) de bien vouloir prendre leurs distances avec cette proposition de médiation pour au moins cinq raisons.

Le SDP estime que cette démarche est entourée de trop de confusions, et est entachée d’irrégularités. Cette proposition, selon le secteur, ne peut contribuer qu’à compliquer la crise. Les responsables du SDP poursuivent pour expliquer que la structure œcuménique Religions pour la paix, de par sa dépendance aux privilèges accordés par le pouvoir PHTK à certains de ses membres, n’a pas la distance politique et l’autorité morale nécessaires pour conduire une telle démarche. A titre d’exemple, ils citent le Mgr Ogé Beauvoir qui, d’après eux, est perçu comme l’un des partisans du régime en place. Pour eux, l’absence de Mgr Pierre André Dumas dans cette démarche prouve qu’elle n’est pas crédible.

En outre, du point de vue de la morale politique, le SDP trouve qu’il est inacceptable de s’engager dans une entreprise de dialogue pendant que les groupes armés proches du pouvoir continuent de massacrer et de terroriser la population. Ils citent en exemple, le massacre perpétré contre la population de Bel’Air par les groupes armés de G9 le jeudi 1er avril dernier, le kidnapping spectaculaire du pasteur Audalus Estimé et trois autres collaborateurs, lors d’un service d’adoration diffusé en direct sur les réseaux sociaux.

Le SDP croit que le succès de toute médiation passe nécessairement par le départ de Jovenel Moise qui doit reconnaitre la fin de son mandat. A ce moment-là, disent-ils, les discussions pourraient se porter sur les modalités de son départ et la mise en place du gouvernement de transition, incluant la feuille de route de ce gouvernement. Cette entreprise de médiation, d’après le SDP, devrait être conduite par des hommes et des femmes crédibles, jouissant d’une bonne réputation, totalement indépendants du pouvoir en place.

Par ailleurs, le Secteur démocratique et populaire reproche à la plateforme Religions pour la paix son silence qu’il juge complice sur des dossiers brûlants, comme : les massacres perpétrés dans les quartiers populaires, le respect de l’article 134-2 de la Constitution, l’assassinat du bâtonnier Dorval et de Gregory St Hilaire, la décision de Jovenel Moise de procéder illégalement à la mise à la retraite de 3 juges de la Cour de cassation ; le référendum inconstitutionnel de l’équipe au pouvoir ; l’installation en force d’un Conseil électoral illégitime, partisan et illégal ; la situation des prisonniers politiques ; les dossiers de corruption, dont Petrocaribe, SOFIDAI et Dermalog.

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