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L’ANAGH veut reprendre la grève des greffiers

L’ANAGH veut reprendre la grève des greffiers



L’Association nationale des greffiers haïtiens annonce la poursuite de la grève des greffiers dans les dix-huit juridictions du pays. Dans une interview exclusive accordée à la Radio Pacific, le mercredi 7 avril 2021, le président de cette structure, Me Ainé Martin, renouvelle la détermination de ses confrères à poursuivre la grève jusqu’à une réponse favorable à leurs revendications.

Le président de l’Association nationale des greffiers haïtiens (ANAGH), Me Ainé Martin, déclare que toutes les composantes du système judiciaire sont affectées par le débrayage des magistrats. Depuis plus d’un mois, ces derniers sont entrés en grève pour dénoncer le renvoi des 3 juges de la Cour de cassation de la République.

Le responsable de l’ANAGH a toutefois indiqué qu’une cellule d’urgence a été mise en place pour traiter les dossiers pressants.

Par ailleurs, le greffier Ainé Martin a fait savoir que ce débrayage vient empirer la situation des justiciables en détention préventive prolongée notamment celle des personnes arrêtées illégalement.

Il déplore le fait que la grève qui perdure ne favorise pas la tenue des assises criminelles. Les séances en correctionnelle sont également paralysées, se désole M. Martin qui a aussi exprimé son amertume suite à l’insécurité grandissante dans le pays.

Plus loin, le président de l’ANAGH souhaite que l’un des leurs puisse intégrer le Conseil supérieur du Pouvoir judiciaire (CSPJ).

Il appelle à la publication du statut particulier des greffiers pour que ces derniers puissent accomplir leur mission en dehors de toute pression politique.

Pendant que tout l’appareil judiciaire est paralysé et la Police nationale affaissée, le département d’État américain a publié, le 30 mars, son rapport sur la situation des droits humains en Haïti au cours de l’année dernière.

Une situation préoccupante, selon les autorités américaines. Se référant au rapport du BINUH, elles ont indiqué que 960 personnes ont été victimes d’actes de violence dans le pays au cours de la période allant de juin à septembre.

La plupart des actes de violence sont occasionnés par des affrontements entre les gangs armés, a rapporté le département d’État américain citant un rapport de la CE/JILAP.

Cette entité a aussi fait mention de l’assassinat de Me Monferrier Dorval, du juge Fritz Gérald Cerisier ou encore de celui de l’étudiant Grégory Saint-Hilaire.

Plus loin, un total de 150 gangs sont actifs sur le territoire national, a souligné le département d’État dénonçant la connivence supposée des bandes armées avec la plupart des autorités politiques et des membres influents du secteur économique.

Par ailleurs, les officiels Américains disent avoir noté que le gouvernement haïtien n’a rien fait dans les cas de Jimmy Chérizier, Fednel Monchéry et Joseph Pierre Richard Duplan, accusés d’implication dans plusieurs massacres perpétrés.

Enfin, le département d’État a indiqué que la population carcérale a augmenté de 345 % et un millier de détenus souffrent de malnutrition et 78 % des prisonniers sont placés en détention préventive prolongée, a encore dénoncé cette structure.

Moise Saint-Eloi




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