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Le Conseil supérieur de la langue française remet les insignes de l’Ordre des francophones d’Amérique et le Prix du 3-Juillet-1608

Le Conseil supérieur de la langue française remet les insignes de l’Ordre des francophones d’Amérique et le Prix du 3-Juillet-1608









Québec, le 28 novembre 2018. — La 40e cérémonie de remise des insignes de l’Ordre des francophones d’Amérique et du Prix du 3-Juillet-1608 s’est tenue aujourd’hui au Manège militaire Voltigeurs de Québec, sous la présidence d’honneur de madame Nathalie Roy, ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Langue française, en présence de madame Alicia Despins, membre du comité exécutif de la Ville de Québec et conseillère municipale responsable de la culture, de la techno-culture et des grands événements, et de monsieur Pierre Boutet, président du Conseil supérieur de la langue française. Cet événement annuel, organisé par le Conseil, souligne l’attachement de sept personnes et d’une organisation à la langue et à la culture françaises en Amérique.

Pour le Québec :
Madame Hélène Cajolet-Laganière Monsieur Jim Corcoran

Pour l’Acadie :
Madame Marie-Claude Rioux

Pour l’Ontario :
Madame France Martineau

Pour l’Ouest canadien :
Monsieur Raymond Poirier

Pour les Amériques :
Monsieur Thomas C. Spear

Pour les autres continents :
Monsieur Józef Kwaterko

Quant au Prix du 3-Juillet-1608, qui récompense une organisation s’étant distinguée par son action exemplaire pour la défense et la promotion de la langue et de la culture françaises en Amérique, il a été remis cette année au Consortium Érudit, représenté par sa directrice générale, madame Tanja Niemann.

La ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Langue française, madame Nathalie Roy, aussi présidente d’honneur de cette cérémonie, a rendu hommage aux récipiendaires et à l’organisation lauréate en ces mots : « Grâce au travail et au talent de ces ambassadeurs de notre belle langue française, la francophonie d’ici et d’ailleurs est plus riche et plus vibrante que jamais. Ils contribuent à la diffusion, au maintien et à la qualité de cette langue qui fait notre fierté tout en ayant à coeur de la faire rayonner. Par leurs actions, leur dynamisme et leur engagement, ils mettent en lumière les liens qui existent entre langue, culture et histoire. Ils lèguent ainsi aux francophones du Québec, du Canada et de partout dans le monde des oeuvres et des outils qui nous rappellent que notre langue est un puissant instrument de transmission de nos valeurs, de notre identité et de notre culture. »

Membre du comité exécutif de la Ville de Québec, madame Alicia Despins, qui a remis le Prix du 3-Juillet-1608, a pour sa part déclaré : « Je suis particulièrement fière de participer à la remise du Prix du 3-Juillet-1608, qui met en lumière le travail exemplaire et les services exceptionnels d’un organisme en faveur du fait français, tout en rappelant l’importance historique de Québec pour les francophones d’Amérique. Je félicite chaleureusement le consortium Érudit qui a su reconnaître il y a 20 ans tout le potentiel de l’univers numérique et qui se consacre depuis à rendre accessible et à faire rayonner le savoir francophone partout dans le monde. »

Le président du Conseil supérieur de la langue française, monsieur Pierre Boutet, a rendu hommage aux récipiendaires et à l’organisation lauréate : « Ce rendez-vous annuel est important à un double titre. D’abord parce qu’il permet de prendre toute la mesure des réalisations de personnes et d’organismes résolument engagés dans la promotion de la francophonie. Leurs mérites sont de cette manière reconnus parce que faisant partie d’une société de langue française, ils ont explicitement manifesté leur volonté de la voir s’épanouir. De surcroît, cette cérémonie permet de souligner de nouveau que l’attachement à la langue française, sa promotion de même que sa défense participent à sa vitalité », a-t-il mentionné.

À propos de l’Ordre des francophones d’Amérique et du Prix du 3-Juillet-1608

L’Ordre des francophones d’Amérique est une distinction décernée annuellement depuis 1978 par le Conseil supérieur de la langue française. Les insignes de l’Ordre sont constitués d’une médaille et d’une fleur de lys stylisée portée à la boutonnière, qui représente le symbole de l’Ordre.

Le Prix du 3-Juillet-1608 commémore la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain et rappelle son importance historique pour les francophones d’Amérique. Par ce prix, le Conseil supérieur de la langue française veut rendre hommage à une organisation oeuvrant en Amérique du Nord qui a rendu des services exceptionnels à une collectivité de langue française et à l’ensemble de la francophonie nord-américaine. Le Prix est constitué d’une oeuvre d’art réalisée par une artiste québécoise et d’une plaque commémorative gravée au nom de l’organisation lauréate.

Les récipiendaires et l’organisation lauréate reçoivent également un parchemin calligraphié, signé par le premier ministre du Québec, par la ministre responsable de la Langue française ainsi que par le président du Conseil supérieur de la langue française. Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter le site Web du Conseil sous l’onglet Prix et distinctions.

Pour les Amériques : Monsieur Thomas C. Spear

Originaire du Wisconsin, Thomas C. Spear s’installe à New York en 1983 après avoir terminé sa maîtrise en lettres françaises à l’Université de Californie à Santa Barbara. Il obtient un doctorat de l’Université de New York (NYU) en 1988 en soutenant une thèse portant sur l’autofiction de Louis-Ferdinand Céline, alors que la même année, lors du Congrès international d’études francophones à Montréal, il découvre son grand intérêt pour la littérature francophone non européenne.

Il est aujourd’hui professeur titulaire à l’Université de la ville de New York (CUNY), autant dans son école doc¬torale (The Graduate Center) à Manhattan que dans la faculté Lehman College dans le Bronx. Il y enseigne la langue française et les littératures francophones contemporaines, en particulier celles d’Haïti, de la Caraïbe, de l’océan Indien et du Québec.

Il assure la promotion des lettres francophones depuis plus de trois décennies par ses activités au sein de l’université où il enseigne, par son engagement dans des organismes professionnels, par ses recherches, par ses propres publications de même que par son rôle de pionnier dans la diffusion de la langue française et de la lit¬térature francophone à travers Internet.

Conférencier de renom, il a publié plus d’une cinquantaine d’articles portant notamment sur l’autobiographie et l’autofiction, et pratique lui-même cette dernière forme de création littéraire. Il a été codirecteur d’un ouvrage critique sur l’oeuvre de Céline et d’un autre sur celle de Marie-Célie Agnant, publiés respectivement en 1995 et en 2013. Il a de plus dirigé, en 2002, la production du recueil intitulé La culture française vue d’ici et d’ailleurs, dans lequel treize auteurs traitent de leurs rapports à la langue et à la culture françaises, ainsi que celle, en 2007, du titre Une journée haïtienne, recueil de textes de quarante auteurs haïtiens et dont une suite sera publiée l’an prochain.

Depuis 1995, il anime une liste de discussion électronique de chercheurs, appelée franco-monde. Il a créé en 1996 un répertoire précurseur, le site Web Ressources Internet francophones, procédé l’année suivante à la numérisation de la revue culturelle marocaine Souffles. En 1998, il a créé le site Île en île, désormais référence mondiale avec plus de 300 auteurs des îles francophones et de leur diaspora inscrits dans ses archives. Cette initiative, dont il demeure l’éditeur principal, lui a valu, en 2005, le Trophée de la Diversité culturelle, reçu des mains du ministre de la Culture et de la Com¬munication de France.

Thomas C. Spear, qui de 2013 à 2017 a été chroniqueur à l’émission hebdomadaire Dessine-moi un dimanche à la radio de Radio-Canada, a reçu en 2016 à Port-au- Prince le Trophée du Gardien du livre, pour son travail à promouvoir la littérature haïtienne, et en 2018 le Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature françaises, décerné par l’Académie française.

C’est notamment pour sa promotion de la langue française, pour son soutien au rayonnement des lettres francophones et pour la création du site Île en île, outil de valorisation de la littérature des îles francophones et de leur diaspora, que le Conseil supérieur de la langue française lui décerne l’Ordre des francophones d’Amérique.



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