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Barbra Lica et Denis Lapassion en toute intimité au Papjazz

Barbra Lica et Denis Lapassion en toute intimité au Papjazz



Le pianiste compositeur et arrangeur guyanais Denis Lapassion et la chanteuse canadienne Barbra Lica ont performé dans la soirée du mardi 22 janvier 2019 sur la scène Barbancourt de l’université Quisqueya dans le cadre de la treizième édition du Festival international de jazz de Port-au-Prince. Sans fanfaronner, mais avec une vaillance et une farouche envie de partager au public haïtien l’expression sublime de leur art.


Avec Denis Lapassion au piano, Étienne M. Bappé à la basse, Félix Sabal Loco à la batterie et Régine Lapassion au chant et à la percussion, la soirée débutée avec ce quartette fut riche en émotion. « C’est un grand honneur pour moi de jouer en Haïti. Je me souviendrai de cette grande première et je reviendrai une prochaine et autant de fois qu’il sera nécessaire », a fait savoir Denis Lapassion. Ce quartette a été l’une des têtes d’affiche de cette treizième édition. Ils ont interprété des chansons de leur répertoire et gravées notamment sur leur album solo intitulé : « Sérénité » parue en 2013 et « Soul attitude » en 2017. Plusieurs de ses chansons invitent à regarder la vie avec positivité. La chanson « Introspection » basée sur un rythme guyanais appelé « graje » était aussi un prétexte pour demander à l’autre de rentrer en lui-même afin de découvrir la vérité. Avec la voix de Régine Lapassion, le quartette a aussi mis en valeur la composition « Wanni yo » pour interpeller les citoyens du monde sur la crise de l’eau à travers le monde. Ce morceau fait certainement allusion à l’objectif visé par le Papjazz de cette année qui entend, pour cette édition, embrasser les problèmes environnementaux.

Les spectateurs ont découvert beaucoup de notes et de couleurs apaisantes dans les compositions. Une lumière délicate et subtile éclaire chaque morceau. Les musiciens ont mis en perspective leurs instruments respectifs pour faire ressentir le lyrisme de chaque composition. Denis Lapassion et son groupe font du jazz afro-amazonien, une création éclectique qui trouve un idéal d’expression entre le jazz et les rythmes traditionnels guyanais.

Chanteuse, auteure canadienne, Barbra Lica, étoile montante de la scène de jazz canadien nominée au prix Junot 2017 a gravi le podium avec à sa suite quatre musiciens. C’est une diva insoupçonnée. Elle en a profité pour évoquer son disque : « I m still leaning » sorti en 2012 et numéro 1 sur la plateforme iTunes au Canada pour la catégorie jazz. Avec sa voix d’une justesse et d’une clarté incroyable, elle a enchanté le public de Quisqueya. La texture de sa voix est un mélange de douceur et de velours. Ses chansons sont intimes et personnelles, tendres et baignées de mélancolies. Elle a su au passage créer de l’émotion en interprétant « Before i do ». Une autre chanson « Coffee shop » relate la triste histoire d’un rendez-vous rate avec son bien-aimé. Si Barbra Lica chantait ce soir-là en anglais l’une des langues officielles de son pays, elle avait fait l’effort de saluer malgré tout le public haïtien dans leur langue maternelle « bonswa koman nou ye aswe a » leur a-t-elle lancé. Dans un mélange de jazz et de country, elle a terminé son récital en rendant hommage à l’un des grands maitres du jazz, Duke Ellington.

La soirée musicale s’est achevée avec le groupe Simbi originaire de Suède. Connu dans la Caraïbe comme étant le groupe d’Haïtiens aux yeux bleus, il a été fondé en 1987 par le saxophoniste-percussionniste et chanteur Sten Kallman. Le groupe compose et chante en créole tout en interprétant de façon fort originale des chants provenant de la culture vaudou.

Schultz Laurent Junior




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