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Anthony Phelps à la frontière du texte, le nouveau film d’Arnold Antonin

Anthony Phelps à la frontière du texte, le nouveau film d’Arnold Antonin








Arnold Antonin cinéaste et producteur haïtien, de film en film, dévoile la relation souvent complexe et toujours fascinante entre le social et la culture. C’est cette préoccupation qui l’a conduit à la réalisation de ce film documentaire intitulé : Anthony Phelps à la frontière du texte. Des intellectuels notamment Suzie Castor, Yanick Lahens, Emmelie Prophète-Milcé, Claude Souffrant, Joseph Ferdinand ont ainsi disserté, de long en large, sur l’oeuvre et la personnalité de Phelps. Ce long métrage retrace le parcours de l’écrivain Anthony Phelps et met l’accent sur ses différentes oeuvres.

« Anthony Phelps à la frontière du texte » est un film documentaire d’une durée totale d’une heure et vingt minutes réalisé par le cinéaste Arnold Antonin. Filmé majoritairement à l’extérieur avec des vues panoramiques vertigineuses, ce documentaire est d’une qualité technique exceptionnelle en proposant des lieux de toute beauté et des images d’une netteté absolue. Un film majeur et de grand intérêt ! À travers cette oeuvre, le producteur propose au grand public une incursion dans la vie du poète Anthony Phelps.

La majeure partie du film met en avant l’oeuvre « Mon pays que voici », ce recueil de poésie, chant amoureux du pays Haïti, est aussi un témoignage du vécu d’Anthony Phelps. Le personnage, sujet central du documentaire, rapporte tout au long du film l’époque de son exil et ce qu’il a subit pendant la dictature. Joseph Ferdinand en parle : « L’exil pour Anthony, n’était pas de se retrouver en dehors du pays, mais de se sentir exclut à son retour au pays ».

Exilé pendant 50 ans à Montréal, Anthony Phelps le considère comme sa deuxième patrie. Diverses histoires ont marqué sa vie durant son exil. Il a rencontré, à cette même époque, sa seconde femme Hélène Maïa, son épouse, sa muse. Il a toutefois eu trois enfants de son premier mariage avec Janil Christie.

Suzie Castor affirme que les oeuvres d’Anthony Phelps ont marqué les Caraïbes. Ils ont joué un grand rôle dans la résistance haïtienne. L’écrivain sincère, direct a ouvert la voie pour les autres écrivains afin qu’ils puissent s’exprimer librement. Les thèmes qui traversent ses écrits se rapportent à l’enfance, la femme et la patrie.

Claude Souffrant, en admiration pour l’auteur d’Orchidée nègre et un brin noiriste, le surnomme le bourgeois prolétaire. Selon Claude, le poète n’est pas aveugle, car il est en mesure de comprendre la classe dite bourgeoise. Il dénonçait les rapports de forces qu’exerçait cette classe sur celle du prolétariat alors qu’il a étudié à l’institution des frères de Saint-Louis-de-Gonzague.

Techniquement, le film est une réussite. Les lieux du tournage sont autant de cadres de cartes postales ; et le réalisateur a fait usage d’un drone pou un rendu parfait des paysages. Lorsque le sujet est en mouvement, il assure la gestion des lumières et la vitesse de l’image.

À noter que c’est à Arnold Antonin que nous devons des chefs-d’oeuvre comme Le président a-t-il le sida, Piwouli, Zenglendo, entre autres. Arnold Antonin a la passion et l’expérience du cinéma. Généralement, il travaille sur des films avec des personnages qui doivent avant tout susciter de l’intérêt. « Ses textes sont une référence pour les jeunes intéressés à la littérature et à l’histoire du pays », déclare le producteur.

Phara-Djine Colin



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