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La 4e édition du Festival du film francophone pour une cohabitation du créole et du français

La 4e édition du Festival du film francophone pour une cohabitation du créole et du français








Le Festival du film francophone en Haïti met en avant la Caraïbe pour sa quatrième édition. Une initiative de l’Institut français en Haïti qui vise à promouvoir le créole et le français à travers les différents courts métrages haïtiens, martiniquais et guadeloupéens. Dans une entrevue en exclusivité, le directeur de l’Institut français en Haïti, Jean Mathiot, en parle d’un air résolu.

Le National : D’où vous est venue l’idée d’organiser le festival film francophone ?

Jean Mathiot : L’idée vient de l’Institut français en Haïti, il y a quatre ans, puisqu’on est dans la quatrième édition du festival, au moment du mois de mars, avril, au moment de la Francophonie. L’idée est de promouvoir un cinéma de langue française, un cinéma haïtien, français, belge, suisse, canadien et de mettre en avant cette vivacité de la langue française. L’idée est aussi de promouvoir le bilinguisme, cette année particulièrement puisqu’on a mis la Caraïbe à l’honneur dans ce festival et donc on a beaucoup de film cette année qui sont de langues créoles, c’était pour montrer aussi la vision large et ouverte qu’on a de la Francophonie qui est celle d’une francophonie ouverte à d’autres langues, en l’occurrence au créole en Haïti, dans les Caraïbes en général, on a des films, notamment des courts métrages haïtiens, martiniquais et guadeloupéens.

- L.N : Le festival doit se dérouler sur quelles villes ?

- J. M : Le festival va se dérouler sur trois villes, Jacmel, le Cap-Haïtien, Port-au-Prince.

- L.N : À part ces trois villes, Jacmel, Port-au-Prince, Cap- Haïtien, est-ce que le festival compte s’étendre sur tout le pays ?

- J.M : Pas cette année, les années précédentes, on l’avait fait un peu plus en province. Mais cette année, on a focalisé sur ces trois villes, parce que pour les questions logistiques c’était plus simple pour nous.

L.N : Qu’est-ce qui va faire la différence entre cette quatrième édition et les trois éditions précédentes ?

J.M : Je pense que le coup de projecteur sur les Caraïbes est une nouveauté intéressante, qui permet de mettre en voisinage le créole et le français. La venue d’un réalisateur renommé, Jean Claude Barny est aussi une nouveauté, les années passées, on était plus sur une mise avant de fabrication de court métrage, là on est avec des masters class avec un grand réalisateur. C’est quand même des nouveautés importantes et on voit déjà ce qui se passe à Jacmel, ça remporte son succès auprès du public et des fans du cinéma.

L.N : Et pour les trois éditions précédentes ?

J.M : On était vraiment sur un voisinage de tous les pays de la Francophonie, il n’y avait pas de pays à l’honneur, tous les pays étaient participants, la Suisse, la Belgique, Haïti, la France.

L.N : Parlons des films haïtiens !

J.M : Ce sont des courts métrages, il y en a beaucoup. Il y a toute une soirée qui sera dédiée aux courts métrages haïtiens, le 17 avril à l’Institut français en Haïti. Les réalisateurs haïtiens seront là et parleront de leur film.

L.N : Est-ce qu’il y a d’autres projets en cours à l’Institut français?

J.M : Il y a toujours mille projets. Après le Festival film francophone, en début mai on a la Semaine de l’Europe, avec pour invitée, la chanteuse Franco-Cap-Verdienne Mayra Andrade. Des rencontres avec des artistes haïtiens. On a évidemment comme partenaires chaque année, Ciné-nouvelles, Rencontres des musiques du monde.

L.N : Voyez-vous un point commun entre la culture haïtienne et celle de la France ?

J.M : La langue française est en partage. Lyonel Trouillot, Yanick Lahens, Kettly Mars, Emmelie Prophète sont tous des écrivains qui écrivent certes en créole, mais majoritairement en français. Donc je dirai que le point commun est la langue française

L.N : Un petit mot pour les cinéphiles qui vont assister à la quatrième édition du Festival film francophone.

J.M : On les attend nombreux parce qu’on a de très belles propositions de programmation, des beaux films, il y en a pour tous les goûts.

Pharah Djine Colin



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