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Lyonel Trouillot constate un déficit du réel dans la littérature Caribéenne

Lyonel Trouillot constate un déficit du réel dans la littérature Caribéenne








Président de l’Association des écrivains de la Caraïbe (AEC) qui regroupe des membres actifs, adhérents, bienfaiteurs, correspondants et des membres de droit, l’écrivain Lyonel Trouillot regrette que le déficit du réel de ces sociétés dans la littérature soit aussi flagrant.

« Il n’est pas normal que les écrivains dans leurs productions littéraires traitent des sujets abstraits, des sujets qui ont seulement rapport à la femme, la sexualité, l’imaginaire, tandis que la réalité de nos pays nous hante l’esprit quotidiennement », affirme Lyonel Trouillot. D’ailleurs, la Caraïbe est un haut lieu de disparité sociale au sein des peuples, des communautés. Et M. Trouillot pense que cette disparité pouvait être un sujet d’écriture, quoi qu’il admette qu’on ne peut pas orienter la muse d’un auteur. « On a comme l’impression en lisant la production littéraire de quelques auteurs, tout va pour le meilleur des mondes », argumente l’auteur de « Ne m’appelle pas capitaine ». Alors que, déclare-t-il, les problèmes sont là, ils sont récurrents, fatigants, accablants, décevants et même invivables dans certains pays membres de l’association. « Nous devons penser à la situation actuelle de nos pays dans notre littérature », conseille le président qui eut à déclarer à l’issue de son élection il y a deux ans de cela : « nous allons continuer à travailler ensemble pour nous faire connaître dans la Caraïbe et pour que nos modestes travaux d’écrivains puissent contribuer à poser la question de l’avenir des populations de la Caraïbe ».

Par ailleurs, l’ancien vice-président de l’association de 2015 à 2017 plaide pour une plus forte littérature de la Caraïbe qui, selon lui, peut favoriser un net accroissement de leur Produit intérieur brut (PIB). Tout ceci peut se faire à travers l’organisation supranationale, la communauté caribéenne (CARICOM), qui regroupe plusieurs états anglophone, francophones et créolophones, dont l’actuel président est Andrew Holness.

L’auteur de « La belle amour humaine » pense que la CARICOM est un canal sûr pour vendre les potentialités culturelles de ses différents états-membres, dont la littérature caribéenne qui assez riche, particulièrement celle d’Haïti. Cependant, dit-il, que ce soit au sein de l’association ou de la communauté, trop de divergences et de dislocation sont constatées dans les positions des différents acteurs. « Nous devons parler d’une seule voix pour éviter trop de notes discordantes, même si chacun doit faire en sorte que les desiderata de sa nation soient posées ».

Le président de L’AEC reconnaît que les problèmes, dont ses pays font face sont multiples et à la fois majeurs, mais ils méritent d’être posés par toutes les entités de la société civile de chacune de ses pays. D’où la nécessité d’opter pour que les productions des écrivains reflètent un peu plus la réalité quotidienne de leur pays, leur peuple, parce qu’ils sont des acteurs clés de leur société. Ils doivent s’impliquer davantage dans des initiatives citoyennes. Ceci peut se faire, souligne Lyonel Trouillot, à travers la littérature de ces auteurs. « Bon nombre d’entre eux ont un grand aura, jouissent d’une grande notoriété dans leur pays et ont, pour la plupart, une grande influence sur leur lectorat », a conclu le président de l’association qui intervenait au cours d’une table ronde le mercredi 27 mars, pendant les deux journées du livre caribéen.

Notons que le bureau de l’association est choisi parmi les membres du conseil d’administration au scrutin secret. Il est formé d’un président, de cinq vice-présidents, d’un secrétaire général, d’un secrétaire adjoint, d’un trésorier et de deux membres. Son siège social est en Guadeloupe.

Eguens Renéus



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