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Basse et Voix sur la scène de l’IFH

Basse et Voix sur la scène de l’IFH








L’institut français en Haïti (IFH) a été le théâtre de la deuxième édition de Basse et Voix dans la soirée du jeudi 11 avril 2019. Conçu et initié par le bassiste Jhonson St-Cyr, ce spectacle a réuni à l’IFH des amants de la culture. Cette manifestation culturelle consiste à promouvoir la guitare basse en Haïti en mettant en vedette deux icônes de la musique haïtienne : James Germain et Jhonson St Cyr.

À 18 h, une heure avant le lancement du spectacle, le jardin de l’institut annonçait déjà la tenue d’un grand évènement. Le lead vocal, James Germain, est arrivé de très tôt, et a mis son temps d’avance à profit pour saluer des amis et admirateurs. Des moments de tête-à-tête ont également eu lieu entre Johnson St Cyr et ses amis. Et, le spectacle a pu se démarrer après les propos de bienvenue du directeur général de l’IFH, Jean Mathiot.

Subjugué par l’émotion, Jhonson St- Cyr a réussi une entame fastueuse en solo, pour ensuite accueillir le lead vocal James Germain, le tambourineur Cisco, le batteur Oli, et les cinq autres choristes. Ces deux artistes ont permis au grand public, composé pour la plupart de jeunes, de remonter le temps, de s’approprier l’univers musical haïtien à travers leurs diverses prestations.

Leur première interprétation dans le rite du vodou a été « Kafou o ouvè chimen ». il a fallu cette chanson pour chauffer la foule à blanc. Puis, leur deuxième titre « imamou lèlè o ». Les musiciens ont donné l’impression d’être habités par une énergie, ils se sont donnés corps et âme sur scène en revisitant pas mal de musiques traditionnelles.

À partir de leur troisième morceau, « Wa banm ti moso kouzen ». Nombreux sont ceux qui n’ont pas pu voir les musiciens, car une partie du public était debout. Le public a eu du vrai plaisir à écouter les solos exceptionnels du bassiste Jhonson St-Cyr, et la voix de James Germain, et les variétés des choristes en harmonie avec le tambour de Cisco, sans détonner avec les touches du batteur Oli.

Les voix diversifiées du public ont mis le feu dans leurs nombreuses interprétations. « Lese m ale » a été une prestation de mélange entre le rap et la chanson avec deux choristes. Thewy comme chanteur, et Valben en rap accompagné de la basse et les autres choristes. Cette prestation a impressionné le public par une partie d’un merengue carnavalesque de l’ancien groupe King Posse à la fin.

« Pale mal se lapriyè jouda » une nouvelle prestation qui a fait vibrer l’institut, et qui a dévoilé la soif du public de reprendre en choeur une chanson traditionnelle très populaire. On a la nette impression qu’a ce moment, James Germain a touché un point très sensible de la tradition haïtienne. Le public, très agité, a chanté à tue-tête sur le morceau « grenn zaboka sévi zorye » .

On a eu l’impression d’être à une cérémonie vodou lorsque James Germain s’est levé la voix dans la chanson « agwe tire » tout ça dans un vrai son « rara » de Johnson St- Cyr à travers sa basse. Tout de suite, le titre « Madanm » de l’orchestre Tropicana d’Haïti a été revisité d’une manière exceptionnelle. De surcroît, ce morceau a été interprété par la chaude voix de Samantha Christ François.

Puis… l’extraordinaire et époustouflante prestation-rencontre entre l’icône James Germain et le bassiste.

Le spectacle très électrique s’est terminé chaleureusement avec du « rara » qui a mis en évidence chaque musicien et chaque instrument. Les titres ont défilé comme « solèy leve, chaloska m p ap pè w » et « 3 fwa se mango, 6 fwa zaboka » qui est une chanson traditionnelle très populaire même chez les plus jeunes. Ce morceau a transformé la plus grande partie du jardin de l’institut en piste de danse. Et enfin, « Aswè ya se vole n ap vole » la dernière interprétation pour clôturer la soirée.

Selon le directeur général de l’IFH cette idée de Jhonson St-Cyr de mettre la basse en avant de la scène est une idée originale et évidente, il affirme que c’est avec plaisir que l’Institut français en Haïti la soutient. « Comme le guitariste ou le pianiste, le bassiste peut lui aussi accompagner un chanteur devant une scène », a déclaré le directeur Jean Mathiot.

Le directeur de l’institut considère Jhonson St-Cyr comme l’un des meilleurs bassistes du pays. Avec l’accord de l’éminent chanteur James Germain, le directeur croit que ce projet fera long feu. Il a enfin avoué sa grande satisfaction du fait de constater que la foule a été vraiment nombreuse et heureuse.

La tête pensante de ce projet, Johnson St-Cyr a pour sa part décrit cette initiative comme un vecteur à l’innovation dans la musique haïtienne. Les bassiste pense qu’à travers Basse et Voix, il peut apporter une énergie nouvelle, signifiante et exceptionnelle. « En collaboration avec James Germain, ce projet ambitionne de faire valoir la basse comme un instrument très utile, et de la positionner en avant de la scène. Il vise aussi à revisiter les chansons traditionnelles, à explorer les frontières de la musique soul, le jazz, le gospel, entre autres », a affirmé le bassiste Jhonson St-Cyr.

Le prodige de la musique haïtienne, James Germain a loué le projet qui, pour lui, est un prétexte pour fusionner sa génération avec celle des jeunes qui promeuvent la culture haïtienne. C’est aussi pour lui une manière adoptée pour valoriser la basse comme l’a souligné le bassiste. Pour le chanteur, Basse et Voix est un projet prometteur auquel il adhère et y participe activement.

Rose-Karlande Derosier



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