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À travers « Île modèle », Tessa Mars fait un clin d’œil sur la réalité haïtienne

À travers « Île modèle », Tessa Mars fait un clin d’œil sur la réalité haïtienne



Du 31 mai au 29 juin 2019, la maison Dufort présente l’exposition « Île modèle, manman zile, island template » de la plasticienne Tessa Mars. À travers soixante-dix tableaux, Tessa Mars revisite les rapports entre Haïtiens. Tout y passe : la violence, l’injustice, etc.


Cette exposition rassemble le travail de l’artiste entre 2014 et 2019. Si le titre très expressif de cette série est lié au corps féminin et au paysage, il s’agit pour l’artiste d’expliquer son appartenance à l’Île. C’est pourquoi son œuvre fait la liaison entre l’Île et la femme. De plus, l’histoire nationale est le produit phare qui oriente les réflexions de la plasticienne. Île modèle est ainsi constituée de plusieurs séries, dont un dictateur au thé, justice populaire, nous sommes ici, le bon combat, entre autres.

Tessa Mars tient son inspiration du mode de vie des Haïtiens, qu’ils soient ruraux ou urbains. Elle a voulu analyser en profondeur la réalité haïtienne. Surtout la violence omniprésente dans le quotidien des jeunes. « Lorsqu’un jeune grandit et qu’il est entouré d’armes, quels sont les choix qui lui sont offerts, car la violence fait partie de son paysage ? » dit Tessa Mars

Toute jeune, Tessa Mars a embrassé l’art. Après ses études secondaires, elle a suivi une formation en arts plastiques en France. À son retour en Haïti, elle a été interpellée par des événements socio-politiques. Du coup, elle s’est tout de suite intéressée au sort de la population et du territoire haïtiens. En 2015, son pseudonyme Tessalines a pris naissance, inspiré de Jean Jacques Dessalines. « Je suis quelqu’un qui se cherche, qui continue de se construire en tant qu’Haïtienne et en tant que femme et qui veut partager son questionnement avec d’autres personnes. » Déclare l’artiste.

« Ile modèle, manman zile, island template » n’est pas la première exposition de Tessa Mars en Haïti. En 2016, l’Institut français en Haïti a accueilli l’exposition de ses œuvres. Cependant, elle a participé dans des expositions collectives. De par sa relation privilégiée avec la culture haïtienne, elle incite le public à réfléchir sur son identité. Elle est également professeure d’art plastique au Centre d’art.

Pharah Djine Colin




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