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Lakou Kanga twa zile savalouwe au cœur du festival Cinécolo Haïti

Lakou Kanga twa zile savalouwe au cœur du festival Cinécolo Haïti








Une soirée culturelle et artistique dédiée totalement à la cause de l’environnement a été organisée au Lakou kanga twa zile savalouwe, à Delmas, le mercredi 5 juin 2019, dans le cadre de la quatrième édition du festival Cinécolo Haïti. L’évènement a rassemblé les grands dignitaires et serviteurs du vodou haïtien, dont l’ati national Augustin Saint Cloud, des anciens ministres de l’Environnement, des militants écologistes dans l’ultime but de réveiller les consciences sur la problématique de l’environnement.

Militants écologistes, cinéastes, acteurs et réalisateurs de films sur l’environnement, invités d’honneur de la quatrième édition du festival Cinécolo Haïti, un festival de films sur l’environnement s’étaient agrégés au Lakou kanga twa zile savalouwe pour discuter et réfléchir sur la problématique de l’environnement. Au premier rang, avait pris place l’invité d’honneur Jean Vilmond Hilaire, écologiste et ancien ministre de l’Environnement en Haïti, il a durant son passage audit ministère joué un rôle de premier plan dans la lutte contre la destruction, la commercialisation et l’utilisation des styrofoams en Haïti. Il est aussi l’initiateur du Corridor biologique dans la Caraïbe. Il y avait aussi l’urbaniste martiniquaise Joëlle Taïlamar qui œuvre depuis trente ans dans son pays dans les domaines de la planification urbaine et de l’aménagement du territoire. Mme Taïlamar milite pour des modes de co-construction du projet urbain où l’humain et l’environnement sont au centre des actions et propose des démarches participatives où elle tente d’impliquer les citoyens sur le devenir de leur lieu de vie. Sans oublier Messerne Sagesse surnommé « l’homme vert », l’initiateur du festival. Sagesse veut sensibiliser la population haïtienne, dont les jeunes en particulier sur les enjeux des crises écologiques actuelles et la nécessité de jeter des bases pour une transition écologique haïtienne.

Durant la soirée Baynnah Bello, professeur à l’université, a eu un échange avec le public. Bayinahh Bello a fait ressortir le rapport entre le vodou et l’environnement. Elle a mis emphase sur la nécessité de préserver la vie sur toutes ses formes. Vodouisante de son état, Bayinnah Bello a affirmé à voix haute que les vodouisants aiment la vie et le monde qui l’entoure. Des chansons par exemple « Fèy » du groupe Ram de Lunise et Richard Morse et d’autres morceaux du groupe Azor ont été diffusées pour le bonheur des convives qui ont bravé la pluie pour soutenir tous les projets liés à la sauvegarde de l’environnement. Le documentaire : « Soti Kiskeya pou rive Ayiti, ki kote pye bwa yo fè » du réalisateur Mario Delatour a été projeté en la circonstance. Avec la participation de Michèle Duvivier Pierre Louis, Michèle Oriol, Noël Andris, Philipe Bayard, Dolorès Dominique Neptune, Bertrand Guillet, Joseph Ronald Toussaint a mis emphase sur les causes, les origines et les conséquences de la déforestation en Haïti depuis la période coloniale jusqu’à aujourd’hui. Ce film est aussi un plaidoyer en faveur de la reforestation même quand pour certains intervenants ont expliqué que le bois est un élément nécessaire pour la survie de nombre d’Haïtiens. C’est un film instructif avec des images superbes et des vues magnifiques sur le parc de Martissant, notamment.

Rappelons que jusqu’au 8 juin 2019, le festival Cinécolo Haïti continuera de proposer des randonnées, des conférences-débats, des projections de documentaires et des animations scolaires un peu partout sur le territoire national pour proposer des solutions et des alternatives contre la dégradation du milieu naturel.

Ce festival est l’un des projets phares de la Maison Verte d’Haïti, une association environnementale visant à renforcer chez les jeunes le sens de la citoyenneté dans la lutte pour la sauvegarde de l’environnement.

Schultz Laurent Junior



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