S'identifier Contact Avis
 
25° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video
Pour un nouveau regard sur les femmes dreadlocks, Jean-Joseph Napoléon présente « Beauty locs »

Pour un nouveau regard sur les femmes dreadlocks, Jean-Joseph Napoléon présente « Beauty locs »








Dans son désir d’explorer la photographie, Jean-Joseph Napoléon se lance dans un nouveau projet baptisé « Beauty locs ». En vue de lier la beauté à la photographie, il a choisi de mettre des femmes portant des dreadlocks sous les feux des projecteurs. Jean-Joseph Napoléon veut permettre au public de percevoir les femmes dreadlocks d’une autre façon. Par conséquent, il ne choisit pas une catégorie de dreadlocks.

« Beauty Locs » est un projet photographique qui valorise les femmes dreadlocks. L’objectif de Jean-Joseph Napoléon était de réaliser une photographie de beauté. Il s’est inspiré des produits de beauté qui exposent des portraits de femmes afin de vendre leurs fabrications. Dans cet étalage de beauté, il est souvent question de photos de buste. De ce fait, le photographe s’est orienté dans cette direction. Il prend des photos portrait des femmes dreadlocks.

« Beauty Locs » est aussi un prétexte pour parler de l’histoire des cheveux locks. Car, derrière chaque dread se cache une histoire. Une coiffure qui est très présente dans la culture des noirs et qui aujourd’hui fait son chemin dans la culture haïtienne. Comme photographe, Jean-Joseph Napoléon veut montrer au public un autre aspect de cette coiffure. Elle est souvent considérée en Haïti comme signe de déviance, Jean-Joseph Napoléon désire l’exposer comme signe de beauté.

Pour l’exécution de ce projet, Jean-Joseph Napoléon ne s’arrête pas sur un type de personne ni sur un type de dread. Sur sa page Facebook, la porte est ouverte à toutes les femmes, à la seule condition qu’elles soient dread. Le projet a déjà décollé, il vient d’atteindre une dizaine de femmes photographiées. Ces femmes évoluent dans différents secteurs et sont de catégories sociales différentes. Ainsi, rencontre-t-il de nouvelles personnes et découvre de nouvelles histoires cachées derrière cette coiffure. Pour l’instant, le photographe ne se limite pas à une quantité, car il n’a pas encore abouti au résultat espéré. Faute de moyens, il est obligé de travailler seul.

Jean-Joseph Napoléon se voit comme le pionnier de ce mouvement. Il souhaite que d’autres personnes embrassent cette tendance. Son premier objectif est que les gens voient les dread d’un autre regard. Car la société haïtienne n’accepte pas encore les dreadlocks. À travers cette activité, il veut susciter des débats autour des dreadlocks. « Souvent, on parle des dreadlocks comme des rastas, ce qui est différent. Quelqu’un qui est rasta n’est pas nécessairement dread », déclare le photographe. Les dreadlocks sont une coiffure alors que le « rastafari » est une philosophie, un mode de vie.

Il faut souligner que « Beauty locs » n’est pas le premier projet de Jean-Joseph Napoléon. Il a déjà travaillé sur des projets du même calibre. Les sujets sensibles qui traversent la société l’interpellent. Auparavant, il a mis en exergue les cheveux naturels à l’époque où cette coiffure faisait rage en Haïti. « En tant que photographe, mes projets personnels me permettent d’explorer et de grandir », a fait remarquer Jean-Joseph Napoléon.

Pharah Djine Colin



Articles connexes


Afficher plus [4025]