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Pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel

Pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel








Le ministère de la Culture en partenariat avec le programme culture du bureau de l’UNESCO et en étroite collaboration avec la Commission nationale haïtienne pour la coopération avec l’UNESCO ont clôturé sept journées de formation en atelier du projet pour la sauvegarde du patrimoine immatériel, le vendredi 5 juillet à la salle de conférence de L’UNICEF.

Cette semaine de formation, qui a impliqué d’autres entités de l’État, dont le Bureau national d’ethnologie, qui joue un rôle important dans la conservation du patrimoine immatériel, avait pour objectif de former une cinquantaine de participants, regroupés en fonctionnaires de l’État, dont 14 du ministère de la Culture et de la Communication (MCC), membres des communautés et opérateurs culturels. Elle vise entre autres à permettre à ces derniers d’avoir les acquis nécessaires pour mieux formuler des demandes d’assistance internationale, avoir la capacité d’élaborer un inventaire communautaire, identifier les éléments de patrimoine culturel immatériel (PCI), protéger et promouvoir les éléments du PCI aux fins de les utiliser à bon escient

La série de prises de paroles a été précédée d’une ambiance rara produite par des représentants de plusieurs bandes à pieds venus de Léogâne, regroupées dans la structure dénommée : Union des raras de Léogâne (URAL).

Faisant office de maitresse de cérémonie et également coordonnatrice nationale de programme culture, l’une des entités à l’origine de cette formation, Marie Laurence Durand, a annoncé, en guise de suivi, le tournage d’un film, sur le rôle des jeunes dans la sauvegarde du patrimoine immatériel. « Des démarches seront entreprises auprès des instances concernées pour le renforcement des capacités nationales d’Haïti pour la sauvegarde du patrimoine culturel », a-t-elle ajouté.

Intervenant au nom de Jean Coulanges, le secrétaire permanent de la Commission nationale haïtienne pour la coopération avec L’UNESCO, Edrich Richemond, n’a pas caché sa satisfaction quant à la réalisation de cette formation, car, dit-il, ces ateliers vont favoriser le processus de financement qui doit aider Haïti dans la préservation de son patrimoine immatériel. Il a fait savoir également que ces ateliers permettront aux participants de s’armer davantage pour le projet de l’inventaire du patrimoine immatériel. Ainsi a-t-il invité les bénéficiaires à mettre à profit les notions pour l’effectivité de ce projet.

Pour sa part, le directeur du bureau national d’ethnologie, Erol Josué, a surtout mis l’accent sur l’importance du patrimoine immatériel dans la culture d’un peuple, particulièrement, celle d’Haïti, qui, rappelle-t-il, est riche grâce à ses traditions populaires, et cela rend un peu spécial l’aspect immatériel de notre patrimoine. Fort de tout cela, le directeur général du Bureau national d’ethnologie, qui s’investit souvent dans la sauvegarde des PCI, invite tous les secteurs vitaux de la nation à faire front commun pour une très bonne conservation de ces éléments culturels qui constituent la force de notre culture.

L’université qui joue un rôle crucial dans la documentation à travers ses différents programmes, notamment celui de la maitrise en histoire mémoire et patrimoine coordonné par le professeur Samuel Regulus qui a rappelé que L’Université d’État d’Haïti sensibilise, depuis 2006 à travers des séances de formation sur l’importance du patrimoine culturel immatériel. Le spécialiste croit que cette démarche va de bon train, la documentation des patrimoines culturels immatériels est sur la bonne voie. Aussi plaide-t-il pour une franche collaboration entre les techniciens, cadres, et surtout les représentants des communautés pour une bonne documentation des PCI, et surtout avec un ton insistant, il souhaite la transmission des connaissances qui est très fragile, souvent lies aux personnages, qui les détiennent, car leur décès entraine automatiquement la perte de cette manne de connaissance. Le professeur aimerait voir que l’ensemble des éléments représentatifs du patrimoine du pays inscrit dans la liste du patrimoine de l’humanité, comme c’est déjà le cas pour la République dominicaine.

Dans le processus de renforcement et la sauvegarde des patrimoines culturels immatériels, le ministère de la Culture est un acteur fondamental, son représentant à la cérémonie, Pradel Henriquez, qui portait les propos du ministre, Jean Michel Lapin, empêché par une réunion avec le Conseil supérieur de la Police nationale, a remercié l’UNESCO et la commission nationale de l’UNESCO qui sont des partenaires du programme, le choix des experts Péruviens comme Adriana Molano et Maite Zeisser aux côtés de Kesler Bien-Aimé, expert national, n’est pas un hasard, dit-il, car ce pays est pour l’heure très versé dans la question de la sauvegarde. Les autorités péruviennes mettent le cap vers le respect des droits d’auteurs dans ce domaine a-t-il souligné. L’ancien directeur de la RTNH plaide pour l’inventaire du patrimoine culturel immatériel du pays, tout en souhaitant que des séances de formation en politique culturelle, marketing culturel, conservation et sauvegarde du patrimoine soient tenues régulièrement pour ceux qui évoluent dans ces domaines dans le but de perpétuer les connaissances du secteur.

Kesler Bien-Aimé, pour sa part, place la tenue de ces sept journées d’atelier dans le cadre du partenariat de l’État haïtien avec des institutions internationales, dont l’UNESCO. Il a également salué l’intérêt des participants et des porteurs de tradition pour cette formation, quant aux deux expertes péruviennes, elles se sont réjouies des échanges culturels qu’elles ont eus avec les participants, elles se disent émerveillées devant la diversité de la culture haïtienne.

Eguens Reneus



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