S'identifier Contact Avis
 
28° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

Gardy Girault : le DJ haïtien qui porte bien sa musique

Gardy Girault : le DJ haïtien qui porte bien sa musique



Pour Haïti, Gardy Girault est un disc-jockey inclassable ; autant dire qu’il est plus proche du génie que du commercial dont l’œuvre se résume à des flows primaires et du talking trash capable d‘électriser les foules lors des rassemblements populaires. En réalité Gardy Girault est un passionné d’un pays, qu’il n’a jamais rejeté. Il ne se refuse pas l’influence de la musique « rasin », l’une des plus belles expressions de l’âme haïtienne. Et, à partir de cette base, il expérimente les fusions électroniques de type house et techno. Avec son travail de DJ, il revisite le patrimoine pour proposer une musique à la fois chic, moderne et respectueuse de l’histoire complexe d’un pays qui lutte pour s’affranchir des discriminations qui le minent depuis tantôt plusieurs siècles. L’œuvre de Gardy Giraut s’est façonnée avec le temps et la fréquentation studieuse des musiques cultuelles du vodou. Le travail des musiciens comme Erol Josué, Jean Coulanges, Azor, Leyla Maccalla et des groupes comme Ram, Boukman, entre autres, est immense. Mais, personne n’attendait autant d’un DJ. Gardy Girault propose une poésie sonore dans un arrangement de mots populaires et d’accords raffinés qui viennent des entrailles et des profondeurs du pays à contre courant des préjugés et des politiques approximatives. Le National a rencontré Gardy Girault. Entretien.


Le National : Nous connaissons et nous fréquentons beaucoup de DJ haïtiens. Quelle est la recette pour devenir un bon DJ en Haïti ?

Gardy Girault : Je pense que pour devenir un bon DJ en général, il faut avoir sa propre identité, son propre son. De nos jours, il est aussi devenu nécessaire d’être producteur (de musique). Toujours essayer de se démarquer des autres (DJ) et être en constante évolution.
Il faut persévérer.

L.N. : Qui est Gardy Giraut et pourquoi a-t-il décidé de se consacrer à la musique ?

G.G. : Gardy Girault est l’un de ces Haïtiens qui n’ont jamais laissé son pays et qui rêvent d’une Haïti meilleure. Il a un grand esprit communautaire et reste toujours motivé. En permanence sur de nouveaux projets, rester dans la zone de confort pour lui n’est pas une option.

Après une belle carrière dans l’administration (entreprise), Gardy a pensé que s’adonner à la musique serait le parfait équilibre. Il en est passionné depuis sa plus tendre enfance, et les années passées à l’école de musique Sainte Trinité furent de bons souvenirs.


L.N. : Quelles sont vos références musicales et comment pourriez-vous décrire votre propre style ?

G.G. : La musique électronique et la musique haïtienne (surtout le genre « rasin ») sont mes références. Je pense que c’est la fusion naturelle dynamique des deux qui définit mon son.

L.N. : Travaillez-vous sur un nouveau projet ?

G.G. : Maintenant, je suis dans la phase de polissage de mon dernier EP qui sortira à la fin de ce mois accompagné d’un clip.

L.N. : Quelle est la place d’un DJ dans l’industrie de la musique en Haïti ?

G.G. : Le DJ doit être avant tout un modèle. Un diffuseur de bonnes vibrations et d’inspiration positive.

Le National : Doit-on être jaloux de la vie d’un DJ ?

Gardy Girault : Vivre de sa passion est un grand rêve. Le métier pour lequel on se lève tous les matins est également sa passion. C'est une vie où la pratique de notre passion sert également à payer nos factures. Alors si je pense que la jalousie est un sentiment d'insécurité (sourire), je ne peux pas dire s’il faut être jaloux de la vie d’un DJ ou pas. Mais je peux dire que c’est super agréable de vivre de sa (ses) passion (s). Je suis DJ/producteur. C’est l’une de mes passions.

Propos recueillis par :
Jean-Euphèle Milcé




Articles connexes


Afficher plus [4158]