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C’est parti pour la quatrième édition du festival des arts urbains

C’est parti pour la quatrième édition du festival des arts urbains








Réunis à la salle de conférence de l’Institut français en Haïti au matin du vendredi 6 septembre 2019, les responsables du Collectif pour la promotion des arts urbains et de l’art contemporain ont procédé au coup d’envoi de la quatrième édition du festival des arts urbains « Festi graffiti ». Le lancement qui s’est déroulé en présence notamment de la ministre du Tourisme et des Industries créatives, Marie Christine Stephenson, de la nouvelle directrice de l’Institut français en Haïti Dominique Sibilia des mécènes et artistes qui supportent cette initiative se tiendra dans la capitale haïtienne et à Petit-Goâve du 10 au 20 septembre 2019 sur le thème : « Mobilité contemporaine, déterritorialiser l’imaginaire. »

Le Festi graffiti reviendra sur les murs de la capitale haïtienne et dans la ville de Petit-Goâve pendant dix jours. Il s’agit tout d’abord d’offrir une meilleure attractivité à la ville de Port-au-Prince par des fresques urbaines, des ateliers de graffiti, des performances musicales et des prestations de danse en prônant l’inclusion sociale, l’équité de genre et la promotion des métiers d’arts urbains comme outil de développement communautaire avec un accent particulier sur l’histoire du pays. « Le Festi graffiti, en quatre ans, a déjà sa place dans le paysage culturel haïtien » a reconnu les intervenants. « Comme son nom l’indique, l’art urbain est né dans la rue et ne répond à aucune règle définie ses œuvres parfois réalisées de manière anonyme ou illégale ou par des artistes reconnus ont toujours pour vocation de passer des messages qu’ils soient politiques, humoristiques, sexuels ou religieux ». D’entrée de jeu, le directeur et l’initiateur de cette activité Jean Widler Pierressaint a affirmé que le thème : « Mobilité contemporaine, déterritorialiser l’imaginaire » est une façon pour montrer que l’acte de création peut se faire partout où l’on se trouve. « Ce qui compte c’est l’imaginaire a-t-il détaillé, nous ne minimisons pas la question des moyens matériels et tout autre obstacle lié à la maladie, la religion, la classe sociale, la politique qui peuvent entraver un artiste, mais dès que l’imagination est là tout peut se faire » a-t-il dit. Il a aussi démontré que l’imaginaire n’a pas de territoire. « Ce n’est pas forcément une question d’espace, mais cela a surtout rapport avec l’imaginaire où l’artiste est libre de créer. L’artiste selon lu, ne doit pas être marginalisé, il doit être le témoin lucide de son époque ». Hemson Élysée directeur artistique de Festi graffiti a fait savoir que les artistes seront motivés sur le thème, « ils vont imaginer et créer cette Haïti dont nous rêvons tous en fonction de leur sensibilité ». La ministre du Tourisme et des Industries créatives, Marie Christine Stephenson, a félicité les organisateurs de Festi graffiti tout en reconnaissant que l’art et la culture donnent une plus belle image de notre pays à l’extérieur.

Pour cette quatrième édition, le Maroc (Simo Croc), le Mexique (Tomer Linace), le Brésil (Lidia), la France (Zabou), la Belgique (Jaune), et les États-Unis (Cosby Hayes, Nate Dee, Sarah Painter, Vise, Julzroth) sont de la partie. Ces artistes animeront des ateliers sur le graffiti, présenteront leurs œuvres et profiteront de leur passage pour visiter le pays. Parmi toutes les activités, il y a lieu de retenir des soirées traditionnelles de performances urbaines à la place Boyer de Pétion-Ville le 20 septembre, des rencontres dans des écoles notamment aux Cours Privés Edmé et au Lycée Toussaint Louverture pour raconter le street art aux écoliers, et des ateliers de graffiti et de perchoir et des soirées urbaines à l’IFH.

Festi graffiti Haïti, est organisé par le Collectif pour la promotion des arts urbains et de l’art contemporain (CAPAUAC). Cette quatrième édition est soutenue par le ministère du Tourisme et des Industries créatrices, l’Institut français en Haïti (IFH), l’Ambassade de Suisse, l’Ambassade de France en Roumanie, l’OIM, l’OD Peint, la Wallonie Bruxelles International.be et la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Schultz Laurent Junior



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