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Maha Lee Cassy : « Je suis satisfait de l’accueil des Haïtiens »

Maha Lee Cassy : « Je suis satisfait de l’accueil des Haïtiens »








Maha Lee Cassy est poète et éditeur, il est actuellement président des éditions +. Il vit entre la France et les États-Unis. Parmi ses publications figurent « Poèmes à voyager » Gallimard 2016 « Le voyage itératif » aux éditions Cana « La couleur d’origine » aux éditions + et « Ce pays sous ma peau » aux éditions +. En Haïti dans le cadre de l'Inter saison des Lettres congolaises, Maha Lee Cassy était aussi en signature à la Direction nationale du livre. Le National est parti à sa rencontre pour connaître un peu plus de sa mission et de ses sentiments vis-à-vis d’Haïti.

Le National : Maha Lee Cassy vous êtes en Haïti dans le cadre de l’Inter saison des Lettres congolaises, comment jugez-vous l’accueil ? Que peut apporter l’Inter saison des lettres congolaises à la littérature haïtienne ?

Maha Lee Cassy : Je suis satisfait de l'accueil des Haïtiens. Très fraternel. Cordial. L'objectif de l'Intersaison des Lettres congolaises est d'établir des ponts littéraires entre Haïti et le Congo, voire l'Afrique entière. Ce premier événement est considéré comme l'édition zéro de la manifestation. Nous reviendrons l'année prochaine avec une édition complète où Gary Victor et Frantz Carly Jean Michel seront parrains.

L. N. : Vous êtes le président des éditions + qui avait organisé un concours de nouvelle et de poésie. La jeune poétesse haïtienne Negresse Colas est récipiendaire du prix de la nouvelle pour sa nouvelle « Le prix d’une déception » vous êtes en Haïti surtout pour remettre le prix, cela vous dit quelque chose que c’est une Haïtienne qui est lauréate parmi les 154 postulants partout dans le monde ?

M. L. C. : En effet, je suis le président des Éditions +. Notre objectif est de mettre en avant la littérature des auteurs noirs, peu importe l'origine. Cette promotion se fait sur deux axes : l'édition des livres et l'organisation des manifestations littéraires comme celle qui nous a menés aujourd’hui à Port-au-Prince. C'est dans ce sens que nous avions organisé aussi courant juin la première édition de la Intersaison des Lettres congolaises dans deux villes : Brazzaville et Pointe-Noire. Auparavant nous avions lancé un concours littéraire qui a connu une grande participation. D'ailleurs je dois profiter de l'occasion pour rectifier une petite erreur. Il ne s'agit pas de 154 participants pour tout le concours, mais juste le nombre des finalistes dans la catégorie nouvelle. Le nombre de participants était de plus de 500. Et donc bravo à Négresse Colas d'avoir remporté ce prix parmi tous ces concurrents tant autant méritants.

L. N. : Vous étiez en signature ce vendredi 13 septembre à la DNL. Comment les lecteurs ont-ils accueilli votre livre ?

M. L. C. : Les lecteurs étaient là surtout par curiosité. Ils voulaient me voir, me découvrir, m'écouter. Il y a eu des échanges fructueux pendant et après la signature. Beaucoup m'ont remercié d'être venu, je leur ai apporté un souffle d'ailleurs. Un morceau de ce qui se passe à l'étranger.

L. N. : À la DNL vous aviez dit que le principal objectif des éditions + c’est de valoriser les auteurs noirs en Afrique et dans la diaspora, pourquoi un tel choix ? Vous pensez que les auteurs africains et ceux dans la diaspora manquent d’assistance ?

M. L. C. : Oui les auteurs noirs ont cruellement besoin de soutien. D'abord de la part des pouvoirs publics qui doivent investir dans ce secteur ô combien vital pour le bien du pays et de la population. Ensuite le secteur privé ne devrait pas être en reste. Seulement la réalité n'est pas celle escomptée. La culture est laissée-pour-compte. Tout est bricolage. Dommage ! Vraiment dommage !

L. N. : Quelle est la ligne éditoriale des éditions + ?

M. L. C. : Nous éditons les auteurs noirs. Nous voulons leur donner une visibilité à l'international. Nous sommes à la recherche des jeunes talents pour leur mettre les pieds à l'étrier. C'est le cas actuellement de Negresse Colas.

L. N. : Comment est la littérature actuellement au Congo ?

M. L. C. : La littérature congolaise est foisonnante. De très bonne qualité. Actuellement, elle s'exporte bien à l'étranger.

Le National : Pour conclure, parlez-nous de la production littéraire congolaise contemporaine ?

Maha Lee Cassy : Les Congolais écrivent beaucoup. Tout autant que les Haïtiens. Seulement par manque des institutions fiables et du soutien des organismes de tutelle, les auteurs doivent se débrouiller seuls. Ce qui a plusieurs conséquences notamment sur la qualité des œuvres, leur distribution et leur promotion.

Propos recueillis par
Ricot Marc Sony



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