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Diplomatie culturelle : Osaka en Haïti, un an après la visite et après ?

Diplomatie culturelle : Osaka en Haïti, un an après la visite et après ?



Diaspora au féminin de l’excellence dans le tennis international, Naomi Osaka en raison de ses liens avec Haïti, a créé une fondation qui investi dans l’éducation dans la ville de Jacmel, en contribuant à un meilleur accès pour les écoliers des milieux défavorisés dans cette commune touristique et qui sert souvent de vitrine pour la culture haïtienne sur la scène internationale.


Diplomatie culturelle oblige, la République d’Haïti a accueilli le 6 novembre 2018, la visite de la plus jeune et célèbre vedette de tennis internationale, Naomi Osaka, née de père haïtien et de mère japonaise. C’est à ce titre que plusieurs institutions haïtiennes, sous la présidence du ministère des Affaires étrangères et des Cultes, et en collaboration avec l’Ambassade du Japon et l’Ambassade des États-Unis en Haïti, qu’une tournée promotionnelle a été réalisée dans le pays, pour permettre à la population en général, de profiter, chacun à sa manière, de l’aura d’Osaka.

Dans la liste des publications qui ont suivi cette visite officielle, depuis l’accueil de la vedette à l’aéroport international Toussaint Louverture, en passant par le salon diplomatique, le Palais national, la résidence du Premier ministre à l’époque, Jean Henry Céant, les hôtels et restaurants, les ambassades, et les lieux caritatifs qui bénéficient du soutien de la Fondation de Naomi Osaka, nombreux étaient les médias tant Haïtiens et étrangers qui étaient mobilisés pour couvrir cette première visite officielle.

Dans un article publié sur le site de LoopHaiti, avec pour titre : « Naomi Osaka : « Je suis heureuse d’être en Haïti ». », on retient les extraits suivants : « Ce n’est pas ma première visite en Haïti », a rappelé la numéro 5 mondiale. « J’ai toujours voulu y revenir », a-t-elle insisté, tête baissée, sous ses airs timides, en évitant les caméras. « J'espère apprendre beaucoup de choses au cours de cette visite en Haïti », a-t-elle ajouté avec un sourire.

Décrivant la jeune vedette, le site rappelle que : « Naomi Osaka, âgée seulement de 21 ans, vient de réaliser une année époustouflante. La Japonaise d’origine haïtienne a raflé deux titres dont le grand Chelem US Open où elle a terrassé la grande Serena Williams et a atteint son meilleur classement de tous les temps : 4e joueuse mondiale. »

« Du côté financier, Naomi n’a pas à se plaindre. En effet, l’ambassadrice de la marque Nissan est la joueuse de tennis ayant récolté plus de gain pour cette année : une belle somme de 6,394,289 $. », avait conclu le site.

Dans le magazine « Ticket », un autre article rapporte l’essentiel des informations autour du séjour de l’athlète depuis son arrivée. « Naomi Osaka est en Haïti. La tenniswoman est arrivée au pays le mercredi 6 novembre pour une visite qui durera jusqu’au 10 du même mois. Cette visite effectuée sur invitation du président de la République, selon la note du ministère de la Culture et de la Communication conviant les journalistes au point de presse qui serait donnée à l’occasion, a été confirmée depuis plusieurs semaines par Léonard Maxime François, le père de l’athlète. »

Daphney Valsaint Malandre, l’auteure de cet article rapporte le fil de l’événement: « Un accueil chaleureux, à la hauteur de son exploit, pour répéter le ministre des Affaires étrangères et des Cultes sur les lieux, Bocchit Edmond, a été réservé à la championne de tennis lors de son arrivée au pays. Tout en la félicitant d’avoir remporté le US Open, le chancelier a fait savoir que cette victoire a aussi été bénéfique à Haïti avant d’exprimer la fierté des Haïtiens et de rappeler que Naomi est aussi une fille du terroir. « Les jeunes sportifs haïtiens vont pouvoir rencontrer Naomi et s’inspirer d’elle, de sa victoire et de tous les efforts qu’elle a consentis pour arriver à ce niveau », a déclaré le ministre avant de féliciter Léonard Maxime François, le père de la nouvelle étoile du tennis, pour avoir su montrer le chemin de la victoire à sa fille. »

Donnant un coup de projecteur à la vedette internationale, le site « Haitilibre », nous propose un compte rendu de la visite de Naomi Osaka en ces termes : « À souligner que durant son séjour, outre la visite de sites historiques et de Jacmel la ville natale de son père, Naomi Osaka se rendra dans des écoles et diverses institutions sportives du pays pour faire la promotion du tennis et discuter avec des jeunes joueurs de tennis afin de les inspirer par sa victoire. L'occasion pour la championne du Grand Chelem de rencontrer également différentes personnalités politiques, notamment du corps diplomatique de l'Ambassade des États-Unis et du Japon. Notons qu’elle devrait être décorée par le Président Jovenel Moïse. »

Depuis déjà un an, on se souviendra à travers cette publication que : «Mardi l’Ambassade du Japon à Port-au-Prince a organisé une petite réception en l’honneur de Naomi Osaka star de 3 pays (Japon, Haïti et États-Unis) et de sa famille. Des ressortissants japonais en Haïti ont pris part à cette réception et l’ambassadeur Yoshiaki Hatta a adressé des félicitations Naomi pour sa grande victoire à l’US Open. », et l’article de « HaitiLibre » va conclure avec l’annonce suivante : « Mercredi matin, la championne internationale de tennis s’est rendu au Centre Olympique (Centre de Sport pour l’Espoir) situé à l’Angle de la Route 9 et la Nationale numéro 1.».

De la plume de Jessica Jean, qui a publié un article dans Le National à cette occasion, on retient que : «La tenante du titre de l’Us Open a été accueillie par plusieurs hauts responsables d’État, dont le ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Edmond Bocchit, le ministre de la Jeunesse des Sports et de l’Action civique, Me Edwing Charles entre autres. La jeune fille accompagnée de sa soeur, Mari Osaka et de sa mère, Tamaki Osaka, a été vivement félicitée par les personnalités qui ont pris la parole. Pour Edmond Bocchit, recevoir Naomi Osaka est une opportunité de montrer qu’Haïti a mieux que ce que l’on peut imaginer».

Douze mois après une telle visite, Naomi Osaka continue au lendemain delà célébration de ses 21 ans le 16 octobre 2018, de tracer sa voie sur la scène internationale, entre des échecs et surtout des succès, après avoir profité des vibrations positives, officielles, diplomatiques et symboliques, du pays des « 21 nations », la terre natale de son père entraineur.

Depuis quelques semaines, la star internationale a fini sans surprise par choisir la nationalité japonaise, en laissant des attachements génétiques du côté paternel à la sauce piquante haïtienne et l’accueil désiré chez l’oncle Sam au ton du président Donald Trump.

De deux terres sismiques symbolisées par le feu ; entre Haïti la Terre de Feu de plus en plus destructive et stérile, et le Japon comme empire du soleil levant, Naomi, qui représentait déjà la compagnie Nissan, a choisi le camp de l’argent, contre celui des pauvres mandants dévalorisant quotidiennement les honneurs de 1804.

Défendre son rêve, développer ses talents, doubler en permanence sa fortune, ce sont autant d’objectifs à atteindre et qui méritent des moyens et un environnement de paix, de promotion et de progrès.

Dommage qu’Haïti fait tout pour ne pas pouvoir profiter des retombées d’une telle visite, moins de douze mois après. Et ce n’est pas l’ancien ambassadeur d’Haïti au Japon, Marcel Duret, un ami de la famille de Naomi Osaka qui dira le contraire. Et si les élites d’Haïti se décidaient à partir des expériences du Japon au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale en 1945, pour choisir définitivement la voie de la stabilité et de la prospérité, qui passe obligatoirement par le chemin de l’éducation, des techniques et du développement.

Dominique Domerçant




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