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Sant kiltirel Lawouze met les bouchées doubles pour le « Vendredi scène » du mois de novembre

Sant kiltirel Lawouze met les bouchées doubles pour le « Vendredi scène » du mois de novembre



La cofondatrice du Sant kiltirel Lawouze, Abydarlyne Jouth, informe que les préparatifs pour les « Vendredi scène » du centre situé dans la commune Lascahobas sont dans un stade très avancé. Il s’agit d’une manifestation culturelle mensuelle programmée pour chaque dernier vendredi du mois. La comédienne, opératrice culturelle, enseignante a voulu s’entretenir avec le National autour cet événement et aussi de sa passion pour la culture.


Le National: Comment présenter les « Vendredis scène » et ses objectifs?

Abydarlyne Jouth: Vendredi scène est un espace créé pour les jeunes talents du Plateau Ccentral et principalement pou les artistes qui n'ont pas une grande expérience scénique. L'objectif même de l'activité est de les aider à atteindre de la maturité en les proposant un lieu de performance pour expérimenter leur talent.

L. N.: Parlez-nous de la programmation du mois de novembre

A. J.: Pour ce mois, nous allumons nos projecteurs culturels sur deux jeunes très talentueux, que le public aura plaisir à découvrir. Il s’agit de : Allia et Mr S.

L. N.: Depuis quand avez-vous lancé vendredi scène?

A. J.: « Vendredi scène » vient de fêter son premier anniversaire, le mois d’octobre dernier.

L. N.: Quand avez-vous commencé à vous investir dans des activités culturelles?

A. J.: En 2009, j'ai intégré la troupe de théâtre de l'organisation Cercle d'études en littérature gramscienne, et j'ai été, tour à tour, actrice et assistante pour la mise en scène de pièces comme ; Pa bliye Bwa Kayiman, Mò toupatou, Lavi yo, veye yo. En ma qualité de membre de la commission culturelle de l'organisation, j'ai contribué à la réalisation de plusieurs activités telles: Vandredi pawòl, Midi minwi.

En 2014 J'ai cofondé Sant Kiltirèl Lawouze à Lascahobas, et depuis j’y travaille comme coordonnatrice .

L. N.: Pourquoi le choix de vous consacrer aux activités culturelles ?

A. J.: Nous croyons en la culture comme moyen de partager nos croyances et nos pratiques. Alors, nous choisissons les activités culturelles comme prétexte pour partager le savoir, l'amour, la citoyenneté et toutes les valeurs qui visent le bien-être de tous et de toutes pour une société juste et équitable.

L. N.: Organiser des activités culturelles vous apporte une sensation de bien-être?

A. J.: Entreprendre des activités culturelles surtout en milieu rural me permet d’exister. J'ai grandi dans le partage ; ma grand-mère m'avait appris qu'il n'y a pas de vie sans acte de partage. Le fait de partager mes atouts culturels avec des jeunes dans des milieux difficiles, pour moi, est un acte d'amour. C'est un pas ou la plus petite pierre que je peux poser comme humain dans cette bataille pour la libération et le bien-être de tous. Pour moi, la culture peut sauver des jeunes qui, en quête de divertissement, se vouent à des plaisirs déshumanisants comme « fè Wana mache » . Entreprendre des activités de la sorte est une étape de ma proposition de changement de société, je partage ma philosophie, et je me sens utile en tant qu'être humain.

L. N.: Et, de nombreux projets?

A. J.: Nous avons pour projets est de renforcer la culture dans le département du Centre, de continuer à créer une ambiance de découverte, de faire revivre s'art dans le département du Centre afin de motiver les jeunes pour qu’ils s'intéressent aux choses de l'esprit.

L. N.: Vous pouvez faire un inventaire des activités du centre?

A. J.: Kilti lekòl, Jeudis culture, ciné Lawouze, Goûter littéraire, Lawouze naval, Vandredi sèn, Kandete Lawouze .

L. N.: Êtes-vous satisfaite de l’impact de ces activités sur la communauté?

A. J.: Le travail de SKL dans le département du Centre, ne fait que commencer, mais on peut se réjouir quand même du fait qu'aujourd'hui la philosophie de SKL commence à s'étendre dans la communauté culturelle. On constate une autre vision, une meilleure compréhension de la culture. Et grâce aux activités de SKL, la poésie se faufile sous les plumes de nombreux jeunes du Plateau central et de jeunes comédiens, conteurs, artisans et autres professionnels de l'art sont en herbe.

L. N.: En peu de mots, présentez-nous le Centre?

A. J.: Sant Kiltirèl Lawouze(SKL) est une association culturelle fondée par des jeunes universitaires et professionels, es, depuis septembre 2014 à Lascahobas, dans le Plateau central,.

Son objectif principal est de promouvoir le livre et les arts. À L'intérieur de SKL se trouve une bibliothèque de 1500 ouvrages environ et un atelier de création.

L. N.: Existe-t-il une différence entre le centre que vous dirigez et les autres?

A. J.: SKL est l'unique centre culturel à Plateau central. À la différence des autres centres du pays, nous avons un atelier de création où nous apprenons aux enfants et aux jeunes la fabrication du papier mâché et le macramé.

L. N. : Quelles sont les prochaines échéances ?

A. J. : Lawouze-naval 2ème édition (février 2020) ; Goûter Littéraire 4ème édition (mai 2020) ; Kan Lawouze 3ème édition (juillet 2020) et ; publication du recueil de poésies de jeunes poétesses et poètes du Plateau central (2020).

LN: Comment percevez-vous l’implication des jeunes dans la communauté ?

A. J.: Les jeunes manifestent de plus en plus d’intérêts pour les activités culturelles. Ils viennent nous voir pour nous inviter, avoir des conseils, ou nous faire des propositions assez intéressantes. Ils S'impliquent directement dans les affaires culturelles de la communauté.

Le National: Un message pour les acteurs culturels ?

A J: Oser, proposer, continuer même quand on sait que s'élancer dans le domaine culturel n'est pas chose facile. Les difficultés sont là, mais dites-vous que ce mieux vivre dont nous cherchons doit être présent dans toutes nos Initiatives; selon Antonio Gramsci Il faut avoir une parfaite conscience de ses propres limites surtout si on veut les élargir.

Propos recueillis par :
Eguens Renéus




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