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La lecture, passe-temps préféré des jeunes haïtiens au temps de « pays lock »

La lecture, passe-temps préféré des jeunes haïtiens au temps de « pays lock »



Depuis quelques semaines, les jeunes haïtiens sont dans la ligne de mire de la crise politique qui bouleverse de fond en comble la société haïtienne. Les écoles sont obligées de fermer leurs portes, une semaine après la rentrée officielle du 9 septembre 2019. Certaines universités privées ou publiques n’ont pas encore organisé leur concours d’admission qui permettra à des aspirants universitaires d’être interrogés notamment sur des questions se référant à la philosophie ou la culture générale, le Français en autres. Face à ce climat sociopolitique asphyxiant et morose s’étendant sur tout le pays à la veille du temps de l’Avent et des festivités de Noël, certaines écoles du fait qu’elles ont déjà perdu deux périodes dans le curriculum scolaire ont envoyé des devoirs de maison. Elles ont envoyé également des devoirs de recherche, et d’autres notifications relatives à des documentaires sur les sciences expérimentales et des chapitres clés sur l’environnement, l’écologie et la géographie à regarder sur des plateformes en ligne. Cependant, certains jeunes en temps de « pays lock », ont choisi la lecture pour se consoler des maux d’ici-bas.


Depuis près de deux mois, les écoles et les universités ont fermé leurs portes de suites de la situation politique qui bouleverse le pays. La population haïtienne déjà empêtrée dans le chômage, la misère et la pauvreté se voit obliger de dresser des barricades pour faire passer leurs ultimes revendications. Ils plaident en faveur de l’emplacement d’un État haïtien fort et responsable susceptible de résoudre les problèmes socio-économiques auxquels ils font face au quotidien. En raison du chaos qui règne dans le pays, certains observateurs pensent que les droits fondamentaux des jeunes haïtiens sont honteusement bafoués au profit des intérêts mesquins des uns et des autres. Nombre d’enfants et d’adolescents sont restés profondément traumatisés, blessés. Ils sont dans la foulée ceux qui subissent les conséquences de cette crise menée et orchestrée par des adultes. La crainte, la peur, la douleur s’accaparent de leurs âmes fatiguées et restent gravées en dépit de tout, dans leurs jeunes cœurs épris de rêves ardents. Les services de base tels que : l’eau, Les soins de santé et l'assainissement se sont effondrés ou presque. L’économie haïtienne étant en chute libre, certaines familles n’ont pas les moyens pour nourrir leurs enfants ou payer en ces temps de turbulences politiques des cours particuliers pour leurs enfants. Ceux qui n’ont pas encore laissé le pays pour poursuivre leur scolarité et leur cycle universitaire ailleurs se meurent de lassitude et d’ennuis et rêvent malgré eux à d’autres cieux plus cléments. Entre temps plusieurs écoles congréganistes et laïques avaient commencé à envoyer des leçons et des devoirs de maison pour éviter tout esprit d’oisiveté. Des classes de terminal ont créé des groupes Whatssap pour travailler les mathématiques, la physique et la chimie des matières réputées difficiles ou qui donnent du fil à retordre pour bon nombre d’écoliers haïtiens.

D’autres jeunes passent le plus clair de leur temps sur les réseaux sociaux pour se moquer de leurs ennuis ou regarder des séries ou des matches de football et basket-ball à la télévision quand il y a l’électricité, car les bulletins de nouvelles relayés par les médias qui font état de la prolifération des bandes armées dans presque toute la capitale et dans certaines villes de province les plongent dans une angoisse terrible. D’autres ressassent à longueur de journée les « remix » de nos « beat maker » et s’improvisent disc jockey dans le flou de leur imaginaire. Jouent au football dans des rues jonchées de pierres et de barricades improvisées. Heureusement qu’il reste encore la lecture. Pour certains, La lecture leur permet de s’évader, se détendre. C’est le seul vrai moyen de se sortir de sa vie pendant quelques heures et de se découvrir, vivre des choses nouvelles à travers des personnages de fiction. « Dans l’attente d’une éventuelle reprise des activités scolaires dans le pays, je m’adonne à la lecture. J’ai relu les livres déjà lus question de chasser le stress et l’ennui » a déclaré au journal Le National Stéphanie Pierre une élève de terminal. Pour elle, la lecture est le seul moyen qui lui permet de garder éveiller sa curiosité intellectuelle. « Durant toute cette période de crise, mes enfants lisent constamment. Ils partagent ensemble ce moment agréable tout en faisant l’acquisition de nouvelles connaissances » a déclaré cette mère de famille vivant à Delmas 33.

Jusqu’à présent après plus de neuf semaines de pays « lock » aucun accord n’a encore été trouvé entre les protagonistes pour résoudre la crise afin d’éviter au pays le spectre de la guerre civile.

Schultz Laurent Junior




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